Bonjour confrères consoeurs consonnes de beaux humains:)
Je recherche des personnes qui aimeraient participer au projet Psychoses et Petites Choses en collaborant à une vidéo collective.
Mon but es de dénoncer les abus de pouvoir en psychiatrie et de proposer différentes alternatives à la guérison.
Je suis une artiste en art social et je réside en gaspésie.
En octobre prochain je ferai une performance à l,événment LOSER organisé par Folie/culture le 2 octobre à Québec.
je suis donc déja en train de planifier mon itinéraire pour aller faire des entretiens vidéos avec les personnes qui le souhaiteront.
N'hésitez pas à m'écrire.
Cette vidéo sera diffusé au centre d'artiste vaste et vague à Carleton sur mer en 2011.
Projet Art Actuel et Social : Psychoses et Petites choses
Par ARTS STOP
Ce projet s’articulera à travers une démarche relationnelle auprès de nos communautés.
Le projet consiste en une exposition à travers laquelle plusieurs de mes créations inédites seront présentées à travers différents types d’installations visuelles et poétiques. L’exposition donnera également lieu à la réalisation d’une murale et d’une vidéo collective, ainsi que d’une performance lors du vernissage. Ce projet sera présenté au Centre d’Artistes Vaste et Vague de Carleton sur Mer en Février 2011. Pour la réalisation de ce projet, je viens de recevoir une subvention du Fonds des arts et lettres de la Gaspésie et des Iles-de-la-Madeleine.
L’introduction de la thématique de Psychoses et Petites Choses dans une sphère artistique sociale et publique permet en tout premier lieu de dé marginaliser les personnes, qui ont été touchées de près ou de loin par des épisodes psychologiques troublants. Cela permet également d’aborder la question concernant les recours en milieu psychiatrique, dont certaines pratiques répressives (contention physique et psychologique, isolement, électrochocs…), devraient être délaissées au profit de méthodes davantage efficaces. Ces dernières seraient, par exemple : l’intégration de l’écoute psychosociale et des ateliers artistiques quotidiens, ayant comme effet bénéfique la valorisation de l’être dans son entièreté. L’expression de l’être à travers l’art, mise davantage sur la santé et le bien-être, que sur la maladie et ses symptômes.
En associant l’art et les relations humaines, plus égalitaires et respectueuses l’une de l’autre, ainsi que leur individuation, mon but est de sensibiliser la population et de promouvoir les approches en guérisons douces. Ces approches, empreintes de plus d’humanité, sont axées avant tout sur l’être humain et contribuent à l’amélioration de son quotidien, à l’aide de divers ateliers artistiques permettant d’explorer et faire ressurgir ses forces intérieures.
Nul besoin de rappeler que les troubles psychiatriques sont encore tabous de nos jours et soulèvent des peurs irrépressibles souvent non fondées. Beaucoup de sensibilisation reste encore à faire pour démystifier le sujet et permettre aux gens de mieux cerner le fonctionnement de ce qui nous distingue des uns des autres, sur le plan intérieur.
La psychose, pour sa part, touche à des parties intimes et ancestrales de notre monde intérieur. Elle se dresse comme un tableau vivant où s’affrontent l’imaginaire et la réalité. Quand l’imaginaire tient lieu de réalité, tout devient possible et épeurant. Le passage de l’un à l’autre pose d’énormes difficultés non seulement pour la personne vivant les événements de cette manière, mais aussi pour ceux, désirant lui apporter son support et sa compréhension.
Ayant moi-même vécu des épisodes psychotiques que je préfère appeler shamaniques et ayant dû recourir aux services psychiatriques, je peux témoigner des conséquences de ce système et des mesures répressives utilisés pour exercer son contrôle, allant à l’encontre de l’évolution de l’être. Avec le recul, je prends conscience du pouvoir de guérison que chacun possède en soi, peut être dans le milieu psychiatrique et dans la société en général étouffé, écrasé et anéanti.
En mars 2004, le lendemain de mon entrée à l’Hôpital Saint-Luc, j’ai appris malgré moi les limites imposées et à ne pas franchir. J’ai eu le malheur de faire un chant amérindien et quatre intervenants se sont jetés sur moi, m’ont injecté une seringue énorme de jus jaune médicamenté, m’ont mise de force en contention (les quatre membres attachés à une table) et en isolement pendant des heures. Qu’avais-je fait de mal ?
Bouche cousue
Tout cela a débuté quand j’avais le désir de renverser les pôles pour arrêter la fonte des glaciers.
Flambant nue sur la Grande-Grève, fusionnant avec la nature et en courant comme une poule sans tête à la recherche de la vérité absolue.
C’est alors que deux gardes-chasse m’ont surprise en état altéré.
Ils croyaient que je voulais me suicider alors que moi je faisais un rituel sensoriel.
Je suis même allée sur le balcon de Yolande pour prendre possession de la gargouille qui sommeillait au côté du bassin de Gaspé.
C’est alors qu’on a volé l’identité de ma bête interne.
On m’a enveloppé d’une couverture rouge et les décalogues ont commencé à me tourmenter.
Comme si les voix se confondaient à une réalité qui me semblait gourmande de non-sens.
Des bestioles ont couvert mon corps qui a moisi et fait disparaître les engelures éphémères.
Sur un autre ton, j’ai perçu mon œil de vampire qui aspire les âmes entre ciel et terre.
Monsieur Hibou est une âme réconfortante et Danny est mon frère sucker qui avale les fœtus pas encore assez murs dans le désir de les protéger.
J’ai peut-être dérapé sur une pelure de banane quand la girafe a saisi l’étage du 350 de Monseigneur Ross.
Mes jaquettes d’hôpital me donnent mal au cœur quand je sais que toi tu résides en isolement et que les internes ont sauté sur toi pour aussi te voler et te punir de par trop avoir de souffrances.
Qu’on la mette au foyer vous direz ! Que les chevaux l’écartèlent ! Sont aussi terribles que ces traitements répressifs et barbares de la psychiatrie.
Une bouche cousue qui n’attend qu’un peu plus d’audace pour tout faire revenir à l’endroit.
Cap-aux-Os, le 2 mars 2009
Avis public : La défenderesse refuse les étiquettes émises à l’intérieur des diagnostics des Rapports D’examens Psychiatriques (17 et 20 février 2009) telle que Schizophrénie paranoïde et Trouble psychotique aigu.
J’étais en état altéré sur un passage de guérison. Je suis un être vivant en santé évolutive.
Cap-aux-Os, le 7 mars 2009