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 Dépression et pratique médicaleVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Jean-Luc
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MessageSujet: Dépression et pratique médicale   Sam 16 Fév - 21:58

Dépression et pratique médicale

Deux journalistes de La Presse ont demandé au docteur André Luyet, chef de la psychiatrie de l'hôpital Louis-H. Lafontaine, à Montréal, ce que devraient faire des médecins en clinique médicale devant une patiente possiblement dépressive.

1- Consacrer au moins 25 minutes à la patiente. "C'est un minimum, dit-il. Si on fait ça en sept ou huit minutes, le risque d'erreur est élevé."

2- Poser une série de questions. Antécédents de dépression? Prise d'alcool, de drogues, de médicaments? Comment les problèmes ont-ils commencé? Y a-t-il des événements particuliers en cours? Idées noires? Pensées suicidaires? Perte d'appétit? Perte de poids? Difficultés de concentration? Troubles du sommeil?

3- Établir si la patiente présente les symptômes physiques d'une dépression. Est-elle prostrée? Présente-t-elle un affect triste?

4- Prescrire une série de tests sanguins pour éliminer les causes physiques comme l'hypothyroïdie.

5- Ne pas prescrire d'antidépresseurs si on n'a pas pris le temps de vérifier les symptômes. "On ne prescrit pas un traitement qui peut durer plusieurs mois sans suivre le patient. Sinon, il y a de fortes chances que ça se retrouve à la poubelle." Pourquoi? Parce que ces médicaments commencent à agir seulement après environ 4 semaines et qu'ils comportent une série d'effets secondaires.

6- Si le portrait n'est pas clair, ou que le médecin n'a pas assez de temps, il doit impérativement envoyer la patiente à son médecin de famille. Si elle n'en a pas, il faut la diriger vers le CLSC de son quartier, qui devrait - en théorie - avoir une équipe spécialisée en santé mentale. Important: il faut donner des coordonnées précises, dit le docteur Luyet. "Si la patiente sort du bureau en ne sachant pas ce qu'elle a ni où s'adresser exactement, elle n'est pas beaucoup plus avancée", dit-il. Bref, une patiente dépressive doit absolument être suivie sérieusement. Un retour quelques semaines plus tard pour un suivi-éclair en sans rendez-vous est inadéquat.


Source : Katia Gagnon et Caroline Touzin

La Presse, Montréal Le vendredi 15 février 2008



Est-ce que ça correspond à votre réalité ?
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Jean-Luc
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MessageSujet: Re: Dépression et pratique médicale   Sam 16 Fév - 22:05

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.Les médecins travaillant en clinique sans rendez-vous (...) offrent-ils, comme le prévoit le Code de déontologie des médecins, un suivi adéquat au patient? Pour le savoir, deux journalistes de La Presse ont simulé les premiers symptômes d'une dépression dans huit cliniques sans rendez-vous.

Pour en savoir plus :



SE FAIRE SOIGNER: UN COUP DE DÉS

par
Katia Gagnon
Caroline Touzin

La Presse, Montréal, le 15 février 2008
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david vincent
Fidèle
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Inscrit le : 31 Juil 2007
Messages : 26

MessageSujet: Re: Dépression et pratique médicale   Dim 17 Fév - 15:56

Ouais, cela me laisse rêveur. Pas un patient soigné par homéopathie? Pas un seul laissé sans traitement? En France les recommandations sont de ne pas se précipiter sur les antidépresseurs la première fois, mais ce n'est pas toujours suivi.
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Michel Labelle
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Organisme : En-Droit de Laval

MessageSujet: Re: Dépression et pratique médicale   Dim 24 Fév - 15:19

La pratique médicale telle que décrite par le Dr André Luyet du Centre hospitalier Louis-H. Lafontaine est la procédure que recommande l'Ordre.

Mais ce médecin-chef d'un hôpital spécialisé en psychiatrie ignore, ou ferme les yeux volontairement, ou non, sur la réalité que vivent les médecins en clinique sans rendez-vous.

En effet, avec les pressions énormes auxquelles sont assujetties les médecins, suites aux différentes compressions budgétaires des dernières années, ils ont développé le réflexe «professionnel» de signer rapidement des prescriptions d'anti-dépresseurs.

Quoi de plus facile que de se débarrasser d'un patient en détresse en lui donnant une prescription, considérant qu'il y a d'autres urgences à traiter beaucoup plus lourdes de conséquences à court terme.

D'autant plus que des «miracles» seraient revendiqués concernant ce type de médicaments! Voilà pourquoi les prescriptions d'anti-dépresseurs connaissent une croissance phénoménale!

Ceci illustre, encore une fois, comment les pratiques médicales sont assujetties aux décisions politiques et économiques de nos élites. Parce qu'il ne faut pas être révolutionnaire pour se rendre compte que la santé passe en second dans leur priorité après les considérations d'ordre politico-économiques.

Cordialement vôtre,
Michel.
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