La pratique médicale telle que décrite par le Dr André Luyet du Centre hospitalier Louis-H. Lafontaine est la procédure que recommande l'Ordre.
Mais ce médecin-chef d'un hôpital spécialisé en psychiatrie ignore, ou ferme les yeux volontairement, ou non, sur la réalité que vivent les médecins en clinique sans rendez-vous.
En effet, avec les pressions énormes auxquelles sont assujetties les médecins, suites aux différentes compressions budgétaires des dernières années, ils ont développé le réflexe «professionnel» de signer rapidement des prescriptions d'anti-dépresseurs.
Quoi de plus facile que de se débarrasser d'un patient en détresse en lui donnant une prescription, considérant qu'il y a d'autres urgences à traiter beaucoup plus lourdes de conséquences à court terme.
D'autant plus que des «miracles» seraient revendiqués concernant ce type de médicaments! Voilà pourquoi les prescriptions d'anti-dépresseurs connaissent une croissance phénoménale!
Ceci illustre, encore une fois, comment les pratiques médicales sont assujetties aux décisions politiques et économiques de nos élites. Parce qu'il ne faut pas être révolutionnaire pour se rendre compte que la santé passe en second dans leur priorité après les considérations d'ordre politico-économiques.
Cordialement vôtre,
Michel.