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 Pourquoi ne voyons nous pas notre psychose collective ?

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Hydrazine
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MessageSujet: Pourquoi ne voyons nous pas notre psychose collective ?   Lun 9 Juin - 15:10



Pourquoi ne voyons nous pas notre psychose collective ?

Traduit d'un texte de Paul Levis

Première partie :

Nous sommes une espèce sous l’emprise de la folie. Comment en arrivons-nous à ne pas voir la psychose collective dans laquelle nous nous trouvons ? Nous sommes tout simplement comme des poissons qui ne conscientisent pas l'eau dans laquelle ils nagent, l'eau est partout, elle infiltre le poisson, le poisson et l’eau sont si intimement liés, qu’ils sont une seule et même chose qui échappe finalement à la relation sujet objet.

Certains d'entre nous ont une conception extrême de la psychose, de ce que ce ça devrait être si nous étions collectivement en psychose. J'imagine par exemple, que certains d'entre nous croient que si notre espèce était psychiquement malade, nous serions à courir nu et à nous époumoner a tue-tête comme des cinglés. En d'autres termes, je peux imaginer que beaucoup de gens pensent que si nous étions vraiment devenus fous, il en serait tout autrement de ce qui se passe en ce moment. Parce que nous présumons qu’une psychose collective devrait se manifester de telle ou telle façon, nous nous fermons à ce qui se passe devant nos yeux. Au fil du temps, nous nous sommes collectivement structurés d’une manière qui met la biosphère en péril, celle-ci étant notre seul système de support à la vie, ceci n’est pas reconnu comme une psychose collective. L’expression « psychose collective » est peut-être un terme fort. Faudrait-il penser une expression plus politiquement correcte, le but n’étant certainement pas d’offenser le lecteur.

Imaginez l'avenir, lorsque nous nous réveillerons et que nous contemplerons cet épisode de l'histoire... Ayant probablement pris conscience que nous ne sommes pas séparés les uns des autres, nous regarderons en arrière sur le début du vingt et unième siècle et littéralement nous nous gratterons la tête en signe de consternation, nous demandant à quoi ces gens en 2008 pouvaient-ils bien penser. J'imagine que ce sera bien étrange de constater avec le recul, l'extrême dissociation, les traumatismes que nous nous sommes infligés et l'inconscience que notre espèce a manifestée de façon destructive à l'échelle planétaire.


Lorsque nous nous réveillerons, j’imagine, qu’il nous apparaîtra incompréhensible que des personnes liées entre elles comme les parties d'un ensemble plus vaste et de ce fait véritablement « Un » ont cherchées à se détruire les unes les autres. Ceci apparaîtra comme si elles souffraient d'une forme de sida psychique, une maladie auto-immune de la psyché d’envergure planétaire. Dans une maladie auto-immune, le système immunitaire s’attaque à l'organisme même qu'il tente de protéger. C’est un processus de survie qui en vient à détruire la vie, en fin de compte, l’organisme en vient à se détruire lui-même. De fait, nous n’en sommes pas seulement à nous détruire les uns les autres, mais nous nous autodétruisons en détruisant la biosphère, ce système immunitaire dont nous dépendons tous pour notre survie. Si la planète peut être considérée comme un organisme, et les personnes considérées comme des cellules de cet organisme, c’est comme si ces cellules sont devenus cancéreuses ou parasitaires, elles se tournent contre elles-mêmes et contre l'organisme, détruisant finalement l’organisme tout entier, incluant elles-mêmes qui en sont une partie. Notre espèce est t'elle le théâtre d’un rituel de suicide de masse à l'échelle planétaire ?



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MessageSujet: Re: Pourquoi ne voyons nous pas notre psychose collective ?   Lun 9 Juin - 15:13


Deuxième partie:

D’un point de vue fondé sur la conscience et la raison, il est inconcevable d'adopter la violence les uns contre les autres comme comportement. D’un tel point de vue, la violence d’une personne sur l'autre est un processus où on se fait violence à soi-même. Les personnes aliénées du début du vingt et unième siècle perpétuent inconsciemment leurs propres traumatismes les uns sur les autres, se traumatisant les uns les autres tout en se re-traumatisant eux-mêmes dans un système de rétroaction infini. Se renforçant dans la folie des uns et des autres, cette espèce est inconsciemment "possédée" par un archétype qui se perpétue compulsivement telle une puissance supérieure à nous-même. D’un point de vue fondé sur la conscience et la raison, j'imagine qu’il ne peut pas être plus clair que les gens au début du vingt et unième siècle sont collectivement malades psychiquement.

D’un point de vue fondé sur la conscience et la raison, le début du vingt et unième siècle est un âge des ténèbres. Une ombre s'est abattue sur la planète et cherche à s’incarner à travers la psyché de notre espèce. Les gens sont devenus captifs de la peur, et vivent dans un monde vidé de son sens. Les gens se sentent étrangers à l'environnement naturel, les uns par rapport aux autres, ainsi que par rapport à eux-mêmes. Notre espèce a été absorbée dans un monde matérialiste, ayant oublié la dimension spirituelle de son expérience. Au lieu de coopérer les uns avec les autres, nous nous opposons les uns aux autres. Notre espèce a collectivement perdue l’esprit, nous jouons la partie en ayant part dans la folie de l’autre tout en cherchant à nous disculper, comme si l’autre n’était pas aussi nous-même.

Ce qui est à se jouer dans notre monde n'est pas « comme » une psychose collective, ce n'est rien d'autre qu’une psychose collective. Regardez comment nous investissons nos énergies. Nous sommes à investir nos ressources dans des engins de destruction massive afin de nous « protéger » nous-mêmes, et nous nous détruisons littéralement nous-mêmes dans le processus. Nous sommes précisément à alimenter et soutenir notre propre génocide. Et les gens me demandent ce qui me fait penser qu’il y a une psychose collective en cours?

Il est extrêmement pénible pour les gens d’examiner et accepter le fait que notre espèce est à l’épicentre d'une épidémie psychique, car c’est aussi voir la part de nous-mêmes qui est mentalement dérangée. Dans le processus, nous sommes emmenés à nous regarder dans le miroir, et voir notre propre « ombre », notre propre part de cette psychose. Prendre conscience de notre propre complicité dans la folie collective est à la fois libérateur et traumatisant, ceci nous invite à nous libérer de nos aliénations pour atteindre une qualité d'esprit supérieure par rapport à cette psychose, tout en induisant simultanément une sorte de stress post-traumatique, qui est lui-même une forme de folie. Réaliser à quel point nous faisons partie de cette folie collective est certe une expérience difficile, mais de même qu’un traumatisme peut littéralement provoquer la fièvre chez une personne, la fièvre est potentiellement le mode que l'organisme se donne pour métaboliser ce traumatisme. Cette fièvre est un mal nécessaire, tout comme le traumatisme de réaliser que nous sommes endormi est ce qui nous propulse à nous réveiller.

Le principal obstacle qui empêche les gens de voir la psychose collective qui frappe notre espèce est notre refus de faire l'expérience de la douleur, de la honte, de la culpabilité, de la mortification ainsi que le « traumatisme » de réaliser la folie dans lequel nous nous rendons nous-mêmes complices. La plupart des gens choisissent plutôt de se distraire et d’éviter ainsi de traiter avec cette réalisation difficile, ils choisissent de rester endormi, ce qui bien sûr, alimente la folie collective. Tant que nous ne reconnaissons notre part dans la folie collective, nous somme la proie de celle-ci et nous la soutenons littéralement par notre ignorance.

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MessageSujet: Re: Pourquoi ne voyons nous pas notre psychose collective ?   Lun 9 Juin - 15:23



Troisième partie:

La réaction des gens au terme « psychose collective » me ramène aux expériences que je vis avec le mot « rêve ». Le monde actuel est un fait de l’esprit et relève par conséquent du domaine des rêves (ce monde nous le rêvons collectivement). Il y a eu des occasions où dans ce rêve, j’ai exprimé à d'autres personnes (mes collègues de rêve) que nous participons tous d’un rêve collectif de masse, leur réaction a été de me dire que je pouvais pas utiliser le mot « rêve », que c’est un mot trop fort, qu'il a trop de connotations. Pourquoi utiliserais-je alors le mot rêve ? De toute façon il est source de confusion. Le problème c’est que je ne vois pas quel autre mot utiliser?

De la même façon, je ne sais vraiment pas quoi dire aux gens lorsqu’ils me demandent pourquoi j’utilise le terme « psychose collective », tout comme je ne sais pas quoi dire lorsque quelqu'un dans ce rêve me demande d'utiliser un autre mot que « rêve » pour décrire la nature exacte de notre expérience. Bref, comment puis-je communiquer aux poissons qui nagent dans l'eau qu'ils sont effectivement dans l'eau ? C'est la question que je me pose.

Sur le plan pratique, la question devient quelque chose comme : « Comment puis-je aider le poisson à comprendre la nature de l'eau » ? « Comment puis-je aider le poisson à reconnaître la nature de sa situation » ? Il est clair que mon prosélytisme pour essayer de convaincre que l'eau imprègne tous les aspects de leur existence n’aidera pas, les poissons ne sont pas en mesure de voir ce que je pointe du doigt, parce que cette réalité est trop évidente. Les poissons souffrent d'une forme de cécité psychique, en raison de l’omniprésence de l’eau ils sont incapables de réaliser qu’ils sont dans cette eau qui les submerge et les infiltre. Si j’en suis à prêcher et éclairer les poissons, il est probable que celui qui est aveugle n’est autre que moi, je suis l'aveugle qui s’efforce de conduire des aveugles.

Il ne fait aucun sens par exemple, d'essayer de dévoiler à un supporter de G W Bush les mensonges dans lesquels il nage comme un poisson dans l'eau, pour ce faire il faudrait qu’il soit en mesure de « voir » comment il est trompé, mais c'est exercice tient d'une vision multidirectionnelle (l'acuité psychique), plutôt que de l'observation l'intellectuelle qui elle est directionnelle. Tenter de convaincre un supporter de Bush de quoi que ce soit ayant à voir avec la « réalité », peu importe la quantité de preuves que nous puissions produire c'est une forme de folie, c'est comme demander à l'aveugle de voir. Alors la question demeure : « Comment puis-je enseigner au poisson l'art de voir »?

C’est comme chercher à faire voir le visage tracé en filigrane (subliminal) dans l'image truquée d'un paysage. Certaines personnes ne voient vraiment pas ce que je montre du doigt, parce que leurs yeux sont hors focus (en quelque sorte, ils regardent intensivement le doigt qui pointe ou un point sur l'image). Tout ce que nous avons à faire pour voir le visage, c'est d’ajuster simplement notre regard sur l'ensemble de l'image et l'embrasser objectivement pour ce qu'elle est c'est à dire une image. Le visage caché nous apparaît alors, il attentait tout simplement d'être reconnu. Nous n'avons pas à l’ajouter, il existe déjà. Notre situation est tout à fait semblable, dans la mesure où notre psychose collective est réelle, l’univers nous demande simplement de reconnaître les visages qu'il révèle dans le paysage truqué de notre folie. Pour y voir clair, il faut endosser objectivement la psyché collective inconsciente comme si elle était la nôtre, c'est ce que Carl Jung appelle le processus d'individuation.

Tout en se promulguant à travers notre psyché, notre psychose collective nous apprend en même temps quelque chose sur nous-mêmes. Reconnaître la façon dont notre psychose collective se développe par le biais de notre inconscient c’est convenir d’abord que nous faisons partie du problème pour ensuite aller vers l'expression de la solution. Encodés dans cette psychose collective, il y a un processus plus profond qui a le potentiel d’éveiller les participants à ce que nous sommes vraiment. Lorsque plus de gens s’éveillent à leur condition de participants involontaires à cette « folie », nous sommes alors en mesure de nous brancher les uns avec les autres et de nous unir comme des lymphocytes T pour lutter contre le cancer qui infecte plus particulièrement le corps politique. Nous devenons des îles de raison dans un océan de folie. Avec le temps les îles de nos archipels de raison se joindront les unes aux autres pour former des continents, ceci afin de dissiper cette psychose de la scène du monde. Les gens qui deviennent lucide dans ce rêve peuvent se connecter avec les autres lucide et transformer ce rêve.

Comment notre psychose collective se développera dépendra de si nous comprendrons ou non ce qu'elle a à nous révéler, et finalement, si nous agirons en conséquence afin d'incarner littéralement ce que nous sommes ammenés à réaliser à travers elle. Reconnaître ce qui est révélé par la « folie » de notre monde transforme tout, c’est la naissance littérale de la conscience, ou comme dirait Carl Jung : « l'incarnation de Dieu par l'humanité ». Tout ce que nous avons à faire pour voir, c’est d’ouvrir les yeux et regarder.



Paul Levy is a spiritually-informed political co-activist. A pioneer in the field of spiritual awakening, he is a healer in private practice, assisting others who are awakening to the dream-like nature of reality. He is the author of The Madness of George Bush: A Reflection of Our Collective Psychosis, which is available at his website www.awakeninthedream.com.



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