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TAZER: en mémoire de M. Dziekanski

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Jean-Luc
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MessageSujet: TAZER: en mémoire de M. Dziekanski   Sam 17 Nov - 21:48

« Une vidéo montrant les derniers instants de Robert Dziekanski, qui est mort après avoir reçu deux décharges électriques de pistolet Taser à l'Aéroport international de Vancouver, le mois dernier, a été rendue publique mercredi. (…)L'enregistrement a été retransmis aux médias par l'avocat de la mère de M. Dziekanski, Walter Kosteckyj. Selon lui, cela permettra au public de se faire une idée de l'intervention policière. » Source : Radio Canada, 14 novembre 2007.
Vidéo de la mort de Dziekanski Avis:cette vidéo peut être éprouvante à visionner.

"Une critique de l'utilisation du pistolet électrique Taser affirme observer d'importantes différences entre le récit initial de la Gendarmerie royale du Canada à propos de leur confrontation fatale avec un ressortissant polonais et un enregistrement vidéo de l'incident à l'aéroport de Vancouver. Hilary Holmes, de la section canadienne d'Amnistie Internationale, affirme que le récit fait par les agents canadiens ne semble pas correspondre à ce qui peut être observé sur la vidéo, ce qui, selon elle, devrait justifier l'ouverture d'une enquête indépendante."
Source : la Presse canadienne, Vancouver: La vidéo d'un incident avec le Taser pourraient contredire la GRC (sic)

Dans un second article (Radio Canada 15 novembre 2007) il est fait état de l’usage du pistolet Taser, commenté par plusieurs politiciens. Le fait qu'il y ait eu homicide et non assistance à une personne en état de crise demeure implicite et non commenté.

Extrait : « Depuis sa première diffusion mercredi soir, la vidéo montrant les derniers instants de Robert Dziekanski a été vue par des millions de personnes dans le monde. De grandes chaînes d'information internationales, comme CNN, ABC et la BBC, ont abondamment diffusé l'enregistrement à la télévision. La vidéo a aussi été beaucoup vue dans Internet. Par exemple, sur le site YouTube, un des nombreux extraits de la vidéo avait été visionné plus de 100 000 fois jeudi après-midi.

Dans la vidéo, on voit Robert Dziekanski, barricadé derrière des chaises, le long des portes qui séparent la zone sécurisée de la zone publique du terminal des arrivées de l'aéroport. Il semble agité et confus. Il jette un ordinateur par terre et fracasse les vitres avec une table de bois. Ensuite, des agents de la GRC s'avancent vers et l'encerclent. Ils lui demandent de se tenir tranquille contre le mur, ce qu'il semble faire. Moins de 25 secondes plus tard, Robert Dziekanski reçoit une première décharge de pistolet Taser. M. Dziekanski reçoit ensuite une deuxième décharge et meurt quelques instants après. »


Autres informations : : Le Matin online
"Robert Dziekanski, 40 ans, était mort après avoir reçu deux décharges de Taser. Ce drame, qui a déclenché un incident diplomatique entre le Canada et la Pologne, fait l'objet d'une enquête de la police locale.
Les images montrent Dziekanski soliloquant en polonais. Il attrape un ordinateur sur un comptoir et le jette au sol. Par la suite, on voit un des policiers lui administrer deux décharges de Taser, qui le font hurler, tomber à terre et se tordre, avant que ceux-ci le maîtrisent.

L'homme arrivait de Francfort et ne parlait que polonais. Il avait pris l'avion pour la première fois de sa vie pour venir s'installer au Canada, où vivait déjà sa mère. Mais il l'a attendu dix heures dans la zone de livraison des bagages sans que «les autorités de l'immigration ou de l'aéroport ne l'interrogent», a expliqué son avocat Me Kosteckyj. Sa mère n'a pas été autorisée à pénétrer dans la zone sécurisée et a fini par quitter l'aéroport sans savoir si son fils était bien arrivé. Il ne l'a donc pas trouvée à sa sortie dans la zone des arrivées. "
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Dernière édition par le Jeu 14 Fév - 14:54, édité 2 fois
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Hydrazine
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MessageSujet: Re: TAZER: en mémoire de M. Dziekanski   Dim 18 Nov - 1:22

Citation:
Le procureur général de la Colombie-Britannique, Wally Oppal, a déclaré avoir été lui aussi touché par la vidéo. Il n'a cependant pas voulu condamner l'utilisation des pistolets Taser et a dit vouloir entendre la fin des enquêtes pour proposer d'éventuelles recommandations.

Cette position a été reprise par plusieurs ministres de la Justice provinciaux canadiens, alors que les inquiétudes concernant l'utilisation des Taser s'amplifient. C'est que, depuis 2003, au moins 17 personnes sont mortes au Canada dans des incidents où sont utilisés des pistolets électriques.

Le ministre de la Sécurité communautaire de l'Ontario, Rick Bartolucci, a défendu l'utilisation des Taser, indiquant qu'il n'y avait aucune preuve qu'ils étaient directement responsables de ces décès. Le procureur général du Manitoba, Dave Chomiak, a abondé dans le même sens, demandant aux journalistes et aux gens de ne pas tirer trop vite des conclusions.


Bref, après 17 décès au Canada suite à l'utilisation du Taser, il n'est toujours pas possible d'établir qu'il s'agit d'un lien de cause a effet !

Que dire ? C'est gens là devraient s'en taper une couple de décharges avant d'affirmer que c'est bon pour la santé...

Une chose est sure, si j'administrais une décharge de ce truc à quelqu'un que je n'apprécie pas et qu'il en décédait, lors d'un jugement de cours je ne m'en tirerais pas avec une absolution, mais avec une accusation d'homicide involontaire.

Mais bon, les droits des maître du monde ne sont pas les mêmes que ceux que nous avons sur le terrain des vaches, c'est pas nouveau...

Quant à leur sens logique, il donne carrément froid dans le dos, ça fait peur.
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MessageSujet: Re: TAZER: en mémoire de M. Dziekanski   Mar 20 Nov - 2:16

Le tazer suite:

Au cours d'un forum avec Kerry, un étudiant dénonce la fraude électorale de Bush au microphone. Soudain, un groupe de policier se masse autour de lui pour le forcer à quitter le microphone, le saisit, le traîne dans le corridor et lui applique des chocs électriques avec un fusil «taser». C'est la première fois que je vois la police intervenir dans une salle pour interrompre une personne qui parle pacifiquement dans le cadre d'une conférence. Ce vidéo-clip non préparé, de 3 minutes, a été diffusé le 18 septembre 2007.

Pour voir le vidéo cliquez ici. Vidéo

Peu à peu le fascisme dresse partout sa tête hideuse. Se taire c'est être complice
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Jean-Luc
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MessageSujet: Re: TAZER: en mémoire de M. Dziekanski   Mar 20 Nov - 13:49

Le pistolet Taser n'a jamais tué personne. Ce sont ceux qui appuient sur la gâchette qui ont provoqué la mort de personnes non armées et sans défense.Ces officiers, présumés professionnels et compétents, doivent assumer les conséquences de leurs interventions, peu importe les objets mis à leur disposition pour assurer leur défense. Ils disposent de plusieurs types d'armes qu'ils ont appris à utiliser uniquement en cas d'extrême nécessité .

Le Taser semble requérir un niveau de jugement professionnel pas encore généralement atteint, mais sans doute pas impossible à atteindre. Pour ce faire, une collaboration de services de crise, bien implantés sur l'ensemble du territoire apparaît indispensable.
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Jean-Luc
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MessageSujet: Re: TAZER: en mémoire de M. Dziekanski   Mar 20 Nov - 17:24

Citation:
"Au cours d'un forum avec Kerry, un étudiant dénonce la fraude électorale de Bush au microphone. Soudain, un groupe de policier se masse autour de lui pour le forcer à quitter le microphone, le saisit, le traîne dans le corridor et lui applique des chocs électriques avec un fusil «taser». C'est la première fois que je vois la police intervenir dans une salle pour interrompre une personne qui parle pacifiquement dans le cadre d'une conférence. Ce vidéo-clip non préparé, de 3 minutes, a été diffusé le 18 septembre 2007.

Pour voir le vidéo cliquez ici. Vidéo

Peu à peu le fascisme dresse partout sa tête hideuse. Se taire c'est être complice



Voici une réalité qu'il ne nous est pas permis d'ignorer.
Difficile de ne pas être touché par un tel événement.
Je me sens le devoir de partager cette vidéo.
Merci Hydrazine.

Avc ta permission, j'aimerais diffuser cette information par voie de courriel.

Salutations cordiales,
Jean-Luc
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MessageSujet: La vidéo qui tue   Mer 21 Nov - 10:58

Excellent éditorial de Yves Boisvert dans la Presse de ce matin:

LIEN: La vidéo qui tue La Presse, 21 novembre 2007

Extraits:
Citation:
Robert Dziekanski, Polonais de 40 ans, avait fait cinq heures d’autobus, plus un vol de 10 heures, et avait passé des heures dans l’aéroport de Vancouver sans trouver sa mère, qu’il venait rejoindre. Il ne parlait pas anglais et n’a trouvé de l’aide nulle part. Il a commencé à avoir un comportement bizarre, à déplacer des objets. On a appelé la police.

«Trois policiers se sont rendus sur place et ont tenté de le raisonner, mais il continuait à lancer des chaises», a expliqué le porte-parole de la GRC au Vancouver Sun, après l’événement.

Le porte-parole a ajouté que la procédure avait été suivie, qu’une seule décharge de Taser avait été envoyée et qu’on avait appliqué de la pression uniquement sur ses épaules pour lui passer les menottes.

Ça semblait presque raisonnable.

Sauf que la vidéo, prise par un citoyen, vient de tuer cette version. Dziekanski ne lance absolument rien. Il n’est pas agressif avec les policiers. Les quatre policiers (et non trois) l’apostrophent. Il dit alors «policia». Et d’un air découragé leur tourne le dos les mains dans les airs. C’est alors que l’un des policiers envoie une décharge de Taser. Il y en aura une deuxième. Cette décharge survient après 25 secondes d’intervention, et aucune tentative de raisonner cet homme.

M. Dziekanski crie de douleur.

Quatre policiers se mettent sur lui. L’un d’eux semble placer son genou au niveau du cou ou de la tête. Et pendant qu’on le maîtrise, son cœur s’arrête. Il est mort.


Alors qu'une enquête est en cours sur la mort de Claudio Castagnetta à Québec, il y a nécessité d'affirmer l'urgence de mettre en place des services de crise efficaces et opérationnels dans l'ensemble du Québec.






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MessageSujet: La nécessité de services de crise efficaces en santé mentale   Mar 27 Nov - 6:42

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Est-ce que l'enfer existe? Nous n'en savons rien, mais il a certainement existé pour Brian Bédard, décédé à Montréal le 27 avril 2000, après avoir été énergiquement maîtrisé par une dizaine d'agents des services correctionnels, de même que pour Monsieur Claudio Castagnetta décédé à Québec le 18 septembre 2007 et Monsieur Robert Dziekanski, décédé à Vancouver le 14 octobre 2007. Ce qu'ils ont en commun : dans un moment de délire, ils ont rencontré des agents des forces de l'ordre qui ont agi de telle sorte qu'ils en ont perdu la vie dans une souffrance sans nom.

Homicide en direct à Vancouver

Quatre policiers interceptent un homme qui manifeste de l'agitation et de la panique, dans un lieu fermé, en présence de deux agents de sécurité et de quelques voyageurs, à l'aéroport de Vancouver. Il y a parmi ces gens une personne qui a la présence d'esprit de filmer la scène. Une dame bienveillante vient de tenter de discuter avec l'individu en détresse. En l'espace de quelques minutes, l'homme sera cloué au sol, des coups de Taser sont tirés, les quatre policiers le maintiennent au sol avec leurs bras et leurs jambes, l'homme décède peu après.

L'art de détourner l'attention : « C'est la faute au pistolet! »

Le monde entier pourra constater à quel point l'intervention policière auprès d'une personne en état de crise peut dans certains cas être réduite à sa plus simpliste expression, soit l'usage immédiate d'une force physique potentiellement démesurée, pouvant aller jusqu'à appuyer fermement sur une personne couchée au sol jusqu'à ce qu'elle cesse de bouger. Précisons que l'homme n'est pas armé, il est dans un milieu sécurisé et il n'a agressé personne. Post mortem : le seul problème qui est soulevé publiquement par diverses autorités est l'utilisation du fameux pistolet qui devrait avoir le pouvoir magique de paralyser sans conséquence une personne sans la tuer. Catastrophe, voila que des gens meurent. Au mieux, on envisage de suspendre l'utilisation de cette arme dans certaines provinces du Canada. La remise en question de la pratique policière en de telles circonstances ne semble être à l'ordre du jour.

Le même événement pourrait être vu d'un autre œil.

Quatre individus costauds et bien entraînés attrapent un policier en service et le clouent au sol. Ils s'appuient sur lui jusqu'à ce qu'il ne bouge plus. Pour des raisons imprévues, celui-ci décède dans les moments qui suivent. Que se passe-t-il? Des funérailles civiques déplaceront des milliers de confrères à travers le pays, un vent de sympathie et d'indignation soufflera et des mesures énergiques seront prises pour que ce type de situation ne se répète plus. Quant aux agresseurs, ils feront face à des accusations de meurtre et de complicité pour meurtre, et avec un peu de chance, ils s'en tireront avec une peine pour homicide involontaire et les conséquences qui s'en suivent. Selon le jugement moral porté sur l'intention de l'acte et selon le pouvoir statutaire de la personne qui le pose, un événement du même type sera sanctionné sévèrement ou il passera rapidement à l'oubli, sans conséquences notables pour les gens en sont responsables ni pour leurs supérieurs qui les appuient implicitement. Dans les cas dont il est ici question, on doit compter en plus sur un effet de stigmatisation lié à la présence de troubles mentaux.

La stigmatisation d'une personne manifestant un trouble mental

Des policiers interviennent physiquement sur un homme alors qu'ils sont à même de constater qu'il est désorganisé et en état de panique. Dans chacun des trois cas cités précédemment, ils ne connaissent pas l'individu comme ayant des antécédents criminels et ils ne constatent pas de violence perpétrée sur des personnes. Lors de l'interception de Monsieur Dziekanski, ils accourent suite à la destruction d'une chaise et d'un ordinateur. Ils donnent l'assaut alors qu'il est manifeste que c'est la personne elle-même qui est en danger et qui a désespérément besoin d'être protégée, et non pas agressée.

Faut-il que la stigmatisation d'une personne souffrant d'un trouble mental soit grave à tel point que celle-ci soit, sans hésitation, perçue comme plus dangereuse dans l'immédiat que le pire animal sauvage en furie ou atteint de la rage? Pour son malheur, Monsieur Dziekanski ne faisait pas partie d'une espèce menacée et il ne semblait pas aux yeux des autorités mériter qu'on prenne le temps nécessaire pour bien apprécier sa condition. Il a donc été l'objet d'une intervention rapide et expéditive qui n'a pas été remise en question par les autorités policières, suite à l'événement. Les responsables se sont empressés de nier l'évidence avant d'avoir à se rétracter honteusement en apprenant qu'ils avaient été filmés. Réaction déjà vue.

Les personnes atteintes n'en meurent pas toutes. Celles qui n'ont pas la chance d'être protégées par la vigilance d'une camera et subissent de tels traitements vivent ces abus dans la rage et dans la honte, puis gèlent ensuite les séquelles de ces agressions à l'aide de puissantes substances psychotropes. Certains envisagent la garantie ultime de ne pas revivre de telles souffrances et déclarent des intentions suicidaires parfois persistantes. Il arrive que ces réactions soient confondues avec ce qui est perçu comme les manifestations de leur trouble mental.

Déresponsabilisation des forces policières?

On ne peut conclure à l'aide de ces exemples que le travail des policiers est inadéquat dans son ensemble. Par contre, il n'est pas exagéré de penser que l'absence d'analyse critique face à ce type de pratiques policière encourage ce corps professionnel à banaliser les conséquences de leurs interventions, à moins que le citoyen atteint n'y laisse sa vie et que le tout soit malencontreusement filmé. L'absence de liens efficaces entre les services de police et les ressources de santé mentale, jumelée avec la résistance des corps policiers à réviser leurs pratiques suggère un risque de dérive important.

Peut-on comparer une telle indifférence à l'insensibilité du chasseur ou du boucher d'abattoir pour qui les impératifs de l'alimentation carnivore priment sur les dommages collatéraux liés à la mort de sa proie? La sécurité a un prix. La dignité, l'intégrité et la vie d'une personne en détresse a aussi un prix. Jusqu'où les policiers doivent-ils aller pour sauvegarder la jouissance paisible des lieux publics? Quels sont les moyens mis à leur disposition? Quelles sont les balises éthiques de leurs interventions? Quelles sont leurs directives internes applicables lors d'un appel concernant une personne en état de crise? Ces informations doivent être accessibles à la population et faire l'objet d'une réflexion ouverte.

Nous pouvons faire quelque chose

Il faut demander publiquement aux autorités de rendre des comptes. Toute personne qui visionne la séquence vidéo d'environ 9 minutes montrant l'agonie de Monsieur Dziekanski ne peut rester indifférente et sans réaction. Pistolet ou pas, les pratiques d'urgence observées se produisent aussi dans nos milieux et touchent des citoyens que nous tentons d'accompagner efficacement dans la reconquête de leurs droits.

Il nous faut dénoncer ces pratiques avec ardeur et demander que les autorités concernées assurent une meilleure protection à des personnes parmi les plus fragiles de la société au moment où ils vivent de tels bouleversements.

Pendant ce temps-là, au Québec, au ministère de la santé… des services de crise, c'est pour quand?

Certains affirmeront avec raison que l'absence de services de crise accessibles en temps utile entraîne inévitablement les conséquences que l'on connaît. Lorsque les forces policières sont appelées à la rescousse, il ne faut pas s'étonner qu'ils agissent avec les moyens du bord et sortent promptement leurs instruments dans l'intention d'en faire usage, faute de ressources pertinentes à ce type de situation généralement évaluée comme urgente. . Pendant que le débat public se limite actuellement à l'utilisation non létale de ces fusils à électrochocs que sont les Tasers, on pourrait croire que le ministre de la santé peut dormir tranquille. Le silence actuel sur l'énorme carence des services de santé mentale ne doit pas lui faire perdre de vue la nécessité de structures efficaces d'intervention en situation de crise sur tout le territoire. La mise en place de ressources d'intervention de crise dans toutes les régions du Québec était déjà prévue lors de l'adoption de la loi P38, sanctionnée le 18 décembre 1997. Dix ans plus tard, on constate que le financement de ces ressources a été dramatiquement négligé, malgré les très nombreuses représentations faites à ce sujet depuis plusieurs années et les évaluations récentes sur l'application de la loi (P38) sur la protection des personnes dont l'état mental présente un danger. On peut encore se réjouir de retrouver cette intention dans le Plan d'action en santé mentale (2005-2010) du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec. Toutefois, des modalités concrètes de financement et d'organisation se font encore attendre.
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Jean-Luc
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MessageSujet: Re: TAZER: en mémoire de M. Dziekanski   Ven 11 Jan - 14:52

Une femme enceinte est maintenue au sol sur son ventre et reçoit une décharge de Tazer.

Pour voir la vidéo cliquer le lien suivant: Tazer et femme enceinte
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TAZER: en mémoire de M. Dziekanski

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