Jean-Luc Modérateur

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| Sujet: Claudio Castagnetta Lun 22 Oct - 18:42 | |
| Deux regroupements d’organismes d’intervention en santé mentale de la région demandent une enquête publique dans le dossier de la mort de Claudio Castagnetta. " Des milliers de personnes au Québec peuvent se retrouver dans la même situation que Claudio Castagnetta. Les personnes susceptibles de basculer en psychose, ce qui peut arriver à n'importe qui, sont profondément inquiets de subir le même sort, lors d'une arrestation par les corps policiers. " LIEN : Le Soleil, 15 octobre 2007
Dans une lettre adressée à la coroner en chef, Louise Nolet, l’AGIR, qui représente 35 organismes en santé mentale, et l’APUR, principal porte-parole des utilisateurs de services en santé mentale de la région, réclament qu’une action soit posée dans le dossier de « l’affaire Castagnetta ».
« Nous croyons qu’il est de votre responsabilité d’ordonner une enquête publique, tel que vous le permet la Loi », soutiennent les deux regroupements dans une demande formulée à la Coroner.
« La mission du Bureau du Coroner est de rechercher de façon indépendante et impartiale, les causes et les circonstances des décès obscurs ou violents », poursuivent-ils.
L’AGIR et l’APUR se questionnent notamment sur la nébuleuse arrestation de Claudio Castagnetta et l’intervention des agents correctionnels. « Pourquoi les policiers ayant procédé à l’arrestation de Claudio Castagnetta n’ont-ils pas fait appel à l’organisme PECH, qui dispose d’un protocole d’entente avec les services policiers en pareille situation ? Pourquoi les agents correctionnels n’ont-ils pas intervenu dans le fourgon cellulaire, alors que le prévenu se frappait la tête ?», demandent les organismes à la coroner.
Dans la lettre, les regroupements affirment également que les personnes manifestant des troubles mentaux « sont profondément inquiets de subir le même sort, lors d’une arrestation par les corps policiers. »
Joint par Le Soleil, le président de l’AGIR, Charles Rice, confirme avoir ressenti une peur chez les usagers des organismes en santé mentale. « Ça soulève bien des questions dans notre milieu, plusieurs personnes se sont dit outrées par ce qui s’est passé », souligne-t-il.
Pour lui, cela ne fait aucun doute, il s’agit d’une bavure policière. Une enquête publique permettrait de sensibiliser les différents intervenants, croit-il.
LIEN:Le Soleil Olivier Bourque
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Délinquants ou malades? Selon une étude de l’Institut universitaire en santé mentale de l’hôpital Douglas, environ 38 000 appels sur un million reçus l’an dernier au 9-1-1 à Montréal concernaient une personne souffrant de problèmes de santé mentale. Les policiers et les agents correctionnels sont-ils tous sensibilisés à ce problème et formés pour intervenir adéquatement auprès de ces cas? Manifestement non. Le traitement réservé à Québec à Claudio Castagnetta le démontre tragiquement.
(...) En 2000, un schizophrène, Brian Bédard, est décédé au centre de détention de Rivière-des-Prairies. En crise, une dizaine d’agents correctionnels avaient tenté de le maîtriser par la force. La coroner Andrée Kronström a fait enquête. Dans le rapport remis en 2001, elle dit s’interroger sur les causes profondes qui ont conduit Brian Bédard à Rivière-des-Prairies, alors que la place d’une personne atteinte de schizophrénie en état de crise n’est pas un établissement de détention. Elle a donc recommandé une meilleure interaction entre les milieux médicaux, policiers et carcéraux. Les ministres de la Justice, de la Sécurité publique et de la Santé et des services sociaux s’étaient tous trois engagés à revoir les procédures.
Que s’est-il donc passé depuis? (...)
Extraits de:
LIEN Éditorial de BRIGITTE BRETON: Entre soins et celluleLe Soleil Le samedi 13 octobre 2007 ________________________
D'après les orientations de l’Étude sur les dispositifs à impulsions, il ressort qu'un suivi médical doit être systématiquement donné «dans le cas où le suspect sur qui on a utilisé le Taser semble démontrer des problèmes mentaux», a déclaré Robert Lafrenière, sous-ministre associé responsable des affaires policières au ministère de la Sécurité publique, lors d’une conférence de presse à l’École nationale de police de Québec (ENPQ) visant à faire le point sur l’utilisation du dispositif. Pourtant, cela n’a pas été le cas pour Claudio Castagnetta. L’homme de 32 ans de Québec, vraisemblablement aux prises avec des problèmes psychiatriques, a été arrêté à sa sortie d’un dépanneur de la rue Saint-Joseph où il serait apparu pieds nus et confus, le 18 septembre. Lors de son arrestation, des policiers de Québec ont utilisé un pistolet électrique. Castagnetta n’a, par ailleurs, pas été conduit à l’hôpital à la suite de l’utilisation du Taser. L’homme a été conduit au Centre de détention de Québec où il est décédé le 20 septembre dernier à la suite d’un malaise. Le sous-ministre a refusé de commenter le cas de Castagnetta.
LIEN: Extrait de CANOE, 22 octobre 2007 ________________________
Le dg du PECH (M. Benoît Côté) mentionne que « c’est beaucoup la perception du risque et de la dangerosité qui commande le type d’intervention policière ». Peut-être faudrait-il, selon lui, offrir aux policiers une nouvelle formation portant spécifiquement sur l’évaluation des risques et de la dangerosité des personnes en situation de crise.
Le PECH offre par ailleurs aux policiers de Québec un service d’aide 24 heures par jour, sept jours par semaine, pour toute crise psychosociale ou psychiatrique. « Ce qu’on dit, c’est qu’en cas de doute, on est peut-être mieux d’appeler le PECH. Un intervenant va arriver dans un délai de 30 minutes », rappelle M. Benoît Côté.
Sans commenter l’affaire Castagnetta, le président de la Fédération des policiers municipaux du Québec, Denis Côté, ne croit pas que la formation des policiers en situation de crise soit problématique.
« C’est davantage un problème de ressources d’aide disponibles, dit M. Denis Côté. La place des gens qui éprouvent des problèmes de santé mentale est dans le réseau de la santé et des services sociaux. Oui, c’est notre travail de venir en aide aux gens, mais cette clientèle ne devrait pas passer par nous. Le véritable problème, c’est qu’il manque de ressources et de suivi pour ces personnes. »
LIEN : Élisabeth Fleury, Le Soleil, 29 octobre 2007
En résumé, même lorsque l'intervention d'une ressource de crise en santé mentale est possible dans un délai de 30 minutes, il n'est pas encore acquis que les autorités policières ou judiciaires en fassent une utilisation appropriée. L'harmonisation des policiers, des centes de détention et des ressources de crise pourrait éviter des souffrances inutiles et des morts. Ceci commande des actions de bonne foi. Souhaitons que la coroner fasse des recommandations claires. . . . |
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