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| | à la recherche d'un tiers | |
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H Impliqué

Inscrit le : 09 Jan 2008 Messages : 10
| Sujet: à la recherche d'un tiers Mer 9 Jan - 12:11 | |
| Bonjour, au hasard du web, votre forum a retenu mon attention par son apparente (?) sobriété, son sérieux ... j'espère y trouver un point de vue externe et donc objectivant car je me pose quelques questions personelles depuis hier : Pour faire bref, j'ai 26 ans et suis étudiant. Depuis deux ans, je prends des AD (paroxétine) en quantité variable selon mon état (de 10 à 40 mg). Jusqu'à hier, je pensais être "simplement" bipôlaire ... et voilà que mon psychiatre me propose de changer de traitement car il décèle chez moi une forme légère de schizophrénie. En somme il voudrait me prescrire un antipsychotique (reste à savoir lequel).
Mon principal questionnement est le suivant : comment différentier un état dépressif d'une schizophrénie présentant essenciellement des "signes cliniques négatifs" (du type : anhédonie, repli sur soi, désyncronisation des rythmes de vie, apragmatisme...) ? Merci d'avance pour vos réponses. J'espère que je ne suis pas trop hors sujet.
P.S. Je dois revoir mon psy lundi pour en reparler. |
|  | | Hydrazine Administrateur


Age : 55 Inscrit le : 02 Sep 2005 Messages : 418 Organisme : Administrateur: Pro-Def Estrie et AGIDD-SMQ
| Sujet: Re: à la recherche d'un tiers Mer 9 Jan - 15:21 | |
| Salut H
Ce Forum est sobre en matière de santé mentale, la fonction imperceptible de ce Forum est d'nterroger en matière de valeur et de sens, considérant qu'une approche raditionnelle en matière de santé mentale, c'est tout En questionnant le sens et la valeur des approches alternatives qui nous sont proposeés dans un contexte de sauvegarde d'énergie alternatives, il se trouve indubitablement une position entre l'arbre et l'écorce sans que celle-ci ne soit plus rationelle que l'autre sur le plan énergétique.
Ceci étant dit, il m'apparaît qu'une schizophrénie légère, est ni plus ni moins qu'un trouble de personnalité schizotypique qui ne nécessite pas à ce stade de médication particulière.
Bref, toi et moi, sommes tous plus ou moins dérangés, un peu psychopathe, schizoïdes, ou paranoïdes sur les bords, il suffit la pluspart du temps d'en être conscient pour administrer la problématique qui nous concerne comme il faut et vivre avec correctement et parfois même en tirer profit, c'est ce que je m'efforce de faire...
Personnellement j'éprouve un problème de santé mentale reliés à la dépression majeure, je sais pertinemment après avoir essayé plusieurs molécules que peu de médication peuvent y changer quoique ce soit, néanmoins je compose avec le problème et je confirme qu'en certaine sphères d'activités j'arrive à produire plus que qui que ce soit...
Ceci étant dit, je ne crois pas que tu devrais chercher plus qu'il ne faut une molécule qui puisse régler ou amortir ton problème tel que diagnostiqué par ton psychiatre, je ne crois tout simplement pas qu'une t'elle molécule existe...
Quoiqu'il en soit, si tu considère un neuroleptique atypique pour ton traitement, évite à tout prix le Ziprexa, à moins que tu ne soit disposé à prendre 20 ou 30 kilos...
Selon moi, la meilleure molécule, c'est encore s'assumer tel que l'on est...
Ceci étant dit, je ne discrimine aucune options
Hydrazine _________________ Cordialement vôtre L'Administration du Forum |
|  | | H Impliqué

Inscrit le : 09 Jan 2008 Messages : 10
| Sujet: Re: à la recherche d'un tiers Mer 9 Jan - 19:26 | |
| | Hydrazine a écrit: | | Ceci étant dit, je ne discrimine aucune options | et c'est tout à ton honneur.
Pour être franc, je ne suis pas un aficionado des pillules : comme je l'ai dit un jour à mon psy, ce ne sont selon moi que des drogues légalisées - il suffit pour s'en rendre compte de vivre la violence du sevrage. J'ai déjà suffisement l'impression de m'intoxiquer avec le déroxat ... ça ne m'enchante guère de passer aux neuroleptiques atypiques.
Pourtant, je dois bien avouer que les antidépresseurs m'ont sorti au forceps de l'abîme dans lequel je disparaissais en 2005. Si ils n'ont pas guéri le problème, ils en ont tout au moins atténué son ampleur.
Ce qui m'inquiète, c'est que mon psy n'a pas été réellement catégorique quant au diagnostique ... "Il y a certains signes qui me font penser à une légère schizophrénie..." m'a-t-il dit. Donc, d'un côté, je n'ai pas très envie de tester les effets d'un nouveau médoc juste pour voir, d'un autre côté, si je suis réellement schizophrène, ne dois-je tenter de "cicatriser" la maladie avant qu'elle ne devienne ingérable ?
Bon, ça fait toujours du bien de l'écrire. Sur ce, je vais me coucher parce que chez moi, il est 1H20 du matin !
H |
|  | | Hydrazine Administrateur


Age : 55 Inscrit le : 02 Sep 2005 Messages : 418 Organisme : Administrateur: Pro-Def Estrie et AGIDD-SMQ
| Sujet: Re: à la recherche d'un tiers Jeu 10 Jan - 13:49 | |
| Bonjour H
D'abord je dois m'excuser pour la qualité de ma rédaction, je me suis relu et je crois que j'aurais dû le faire avant d'envoyer ma réponse ce que je fais toujours habituellement.
Ceci étant dit, j'ai dû accompagner mon frère dans un épisode psychotique et je t'assure que ça n'a rien à voir avec la normalité, ceci étant dit, les problèmes de santé mentale existent bel et bien, par contre, lorsque je te lis tu m'apparaît tout ce qu'il y a de plus normal, même si le qualificatif de normalité à aussi quelque chose de péjoratif puisque la plupart des personnes significatives ont quelque chose d'anormal.
Je crois sincèrement, que nous sommes tous plus ou moins désaxés, c'est la nature humaine du moins actuellement. Hors de la condition psychotique qui est extrême, ceux chez qui une condition de santé mentale pose problème, ce sont surtout ceux qui n'ont pas conscience de leur condition, à partir du moment où tu prend conscience de tes travers d'esprit, il est généralement possible de gérer relativement facilement et même d'en tirer profit.
Tu peux lire quelques textes sur l'expérience de John Forbes Nash sur ce Forum, ce mathématicien à reçu un prix Nobel malgré un trouble schizophrénique avéré pour lequel il a refusé un traitement aux neuroleptiques, parce que ceux-ci réduisaient sa capacité de travail intellectuel.
Clique ici pour le lien vers les textes
Voici les critères du DSM IV pour le trouble de la personnalité schizotypique qui est une forme nineure de la schizophénie, tu pourra t'évaluer sur ces critères, mais comme je l'ai mentionné précédemment, je pourrais sans doute me retrouver dans différentes définitions de troubles de santé mentale incluant celui-ci, aussi il faut faire attention avec ça, car à ce compte là tout le monde est potentiellement malade, j'aurais plutôt tendance à interpréter ces particularités de l'esprit humain comme les différences qui enrichissent l'expérience humaine plutôt que des maladies, en fait l'homosexualité à été retiré du DSM et on envisage d'y introduire le syndrome pré-menstruel, alors qu'est-ce que ça vaut comme référence ?
1. idées de référence (à l'exception des idées délirantes de référence) c'est-à-dire, croyance erronée selon laquelle les événements, les objets ou les autres personnes de l'environnement immédiat du sujet ont une signification particulière et inhabituelle.
2. croyances bizarres ou pensée magique qui influencent le comportement et qui ne sont pas en rapport avec les normes d'un sous-groupe culturel (par exemple superstition, croyance dans un don de voyance, dans la télépathie ou dans un "sixième" sens; chez les enfants et les adolescents, rêveries ou préoccupations bizarres)
3. perceptions inhabituelles, notamment illusions corporelles
4. pensée et langage bizarres (par exemple vagues, circonstanciés, métaphoriques, alambiqués ou stéréotypés)
5. idéation méfiante ou persécutoire
6. inadéquation ou pauvreté des affects
7. comportements ou aspect bizarre, excentrique ou singulier
8. absence d'amis proches ou de confidents en dehors des parents du premier degré
9. anxiété excessive en situation sociale qui ne diminue pas quand le sujet se familiarise avec la situation et qui est due à des craintes persécutoires plutôt qu'à un jugement négatif de soi-même. Ceci étant dit, je m'y retrouve moi-même sur certains aspects, comme je me retrouverais sans doute aussi dans le trouble de personnalité limite ou en d'autres, mais je sais pertinemment qu'aucune molécule ne pourrait m'aider avec ça, sauf peut-être pour résorber une condition psychotique majeure, l'action d'un neuroleptique se résumant à réduire l'activité mentale d'un certain pourcentage, l'important c'est que ça puisse demeurer en tout temps un choix personnel. Hydrazine _________________ Cordialement vôtre L'Administration du Forum
Dernière édition par le Jeu 10 Jan - 18:46, édité 1 fois |
|  | | H Impliqué

Inscrit le : 09 Jan 2008 Messages : 10
| Sujet: Re: à la recherche d'un tiers Jeu 10 Jan - 18:22 | |
| | Hydrazine a écrit: | Bonjour H
D'abord je dois m'excuser pour la qualité de ma rédaction, je me suis relu et je crois que j'aurais dû le faire avant d'envoyer ma réponse ce que je fais toujours habituellement. | Pas de problème. Merci de prendre le temps de me répondre.
La question de la normalité est si vaste qu'il me semble ardu d'en faire le tour. J'ai toujours eu le sentiment de me situer à ses franges. C'est à la fois réconfortant (car renforçant le sentiment d'individualité) et terriblement angoissant. Mais contrairement à toi, je n'ai jamais eu directement affaire à des cas de psychose extrême. Je sais que ma mère a fait plusieurs bouffées délirantes aigues, mais j'étais trop jeune pour en avoir conscience.
Merci aussi pour le lien sur John Forbes Nash, très intéressant. En ce qui me concerne, j'ai l'impression que le déroxat bride, non pas mes capacités au travail intellectuel, mais plutôt ma créativité (laquelle est sollicitée dans le cadre de mes études). Crois-tu que ça soit possible ?
| Hydrazine a écrit: | | l'homosexualité à été retiré du DSM et on envisage d'y introduire le syndrome pré-menstruel, alors qu'est-ce que ça vaut comme référence ? | Quelles sont les justifications ? Ca semble aberrant !
Indignation à part, je me retrouve en partie là dedans : 6. inadéquation ou pauvreté des affects 7. comportements ou aspect bizarre, excentrique ou singulier Mais pour la 7., la majorité de mes proches seraient sans doute concernés => est-ce vraiment sérieux ? |
|  | | H Impliqué

Inscrit le : 09 Jan 2008 Messages : 10
| Sujet: Re: à la recherche d'un tiers Jeu 10 Jan - 18:27 | |
| | P.S. Plus j'y songe, plus je pense refuser un nouveau traitement à base d'antipsychotiques ; les effets secondaires ont l'air réellement lourds ... pour un bénéfice incertain. |
|  | | Hydrazine Administrateur


Age : 55 Inscrit le : 02 Sep 2005 Messages : 418 Organisme : Administrateur: Pro-Def Estrie et AGIDD-SMQ
| Sujet: Re: à la recherche d'un tiers Jeu 10 Jan - 19:48 | |
| Bonjour H
| H a écrit: | | La question de la normalité est si vaste qu'il me semble ardu d'en faire le tour. J'ai toujours eu le sentiment de me situer à ses franges. C'est à la fois réconfortant (car renforçant le sentiment d'individualité) et terriblement angoissant. |
Voilà, t'as tout pigé, la démarche que tu décris c'est le processus d'individualisation tel qu'identifié par Carl Gustave Jung et il ne s'y trouve rien de facile. Un des grand principe de la philosophie bouddhiste c'est que la vie est souffrance, peut-ont espérer qu'elle se présente autrement à moins d'accepter d'être zombie ?
La question se pose et j'admets qu'il peut être assez tentant d'échapper, d'autant plus que ça s'arrange facilement avec un cocktail de benzodiazépine et de neuroleptiques. C'est un choix de vie que je critique pas et considérant la consommation faramineuse de psychotropes légaux à l'échelle mondiale, il est clair que c'est une option de plus en plus plausible. Néanmoins, je crains que lorsqu'on inventera finalement la pilule du bonheur, la vie perdra ce qui lui reste encore de sens, car la souffrance est un révélateur majeur de la condition humaine, sans elle il est impossible d'obtenir une image de ce qui nous arrive, voilà la manière que j'ai de m'expliquer la recrudescence de problématiques de santé mentale et la façon que nous avons d'adresser le problème, c'est de s'assurer qu'il n'y ait pas photo.
Concernant le deroxat ou paroxétine c'est un antidépresseur, je ne sait pas quoi te dire au sujet de ta préoccupation, sans être dépourvu d'effets secondaires, la consommation d'antidépresseurs est beaucoup moins critique que celle de neuroleptiques niveau facultés intellectuelles, par contre niveau créativité, il est clair qu'une condition dépressive chronique est suffisante pour brider la créativité et je ne suis pas convaincu selon mon expérience, qu'un antidépresseur puisse régler le problème à court ou à long terme, ça peut donner un coup de pouce pas plus, je ne veux pas être rabat joie mais l'efficacité des antidépresseurs est relativement contestable comparé au placebo seulement 30% alors il faut demeurer réaliste.
| H a écrit: | | P.S. Plus j'y songe, plus je pense refuser un nouveau traitement à base d'antipsychotiques ; les effets secondaires ont l'air réellement lourds ... pour un bénéfice incertain. |
Quoiqu'il en soit, si tu peux éviter les neuroleptiques c'est la meilleure solution, car il s'agit vraiment d'artillerie lourde en matière de santé mentale, le mécanisme d'action des neuroleptiques consiste à réduire les transferts neurochimiques entre les connexions synaptiques et ça fonctionne tres bien, c'est comme ça qu'on résorbe une psychose, en réduisant l'activité du cerveau, en raison des effets secondaires qui ont aussi des répercussions importante niveau physique, il faut vraiment être mal pris pour en arriver là, même chose pour le lithium qui a pour effet secondaire de "scrapper" les reins car le produit est carrément toxique et est éliminé à 90% par les reins qui prennent toute la charge.
Perso, je préfère encore une dose d'angoisse existentielle dans les limites de l'administrable, car fondamentalement il n'y a rien d'anormal à l'angoisse c'est tout simplement humain. Si comme les bêtes, nous n'avions pas la faculté de nous examiner, je crois qu'il serait philosophiquement impossible d'éprouver de l'angoisse, l'angoisse étant à mon sens un effet secondaire de la conscience. Les bêtes éprouvent la peur, mais nous, nous avons conscience d'avoir peur, en soit ce n'est pas un défaut, mais ça nous joue des tours dans le sens où nous pouvons avoir peur d'avoir peur et finalement par un certain effet "feedback" nous voyons notre conscience complètement obnubilée par ce sentiment, ce qui n'arriverais pas à un animal, car celui-ci n'a de préoccupation que pour la peur relative à un événement qui la justifie dans l'instant présent.
Le dépressif et c'est mon cas, à conscience de sa tristesse et celle-ci se répercute comme un écho dans le champ de sa conscience au point qu'il ne s'y trouve plus de place pour autre chose. Logiquement la seule et unique façon de régler ça, c'est de faire de la place pour autre chose, je ne dit pas que c'est facile ni même réalisable, mais j'ai la conviction que c'est l'unique façon d'adresser le problème, c'est une question de mécanique interne.
Pour certains les arts sont une excellente porte de sortie, pour d'autres c'est le sport, etc... En ce qui me concerne, ce qui me sauve la mise jusqu'à présent, c'est d'actualiser mon expérience... Sans avoir la prétention de posséder la vérité, si je peux me rendre utile en partageant mes réflexions sur les conditions de santé mentale c'est intéressant, d'autant plus que la disponibilité de ce genre d'interactions m'a lourdement fait défaut à une certaine époque.
Pour des infos sommaires sur les neuroleptiques visite ce lien: Neuroleptiques
Bonne journée ! _________________ Cordialement vôtre L'Administration du Forum |
|  | | H Impliqué

Inscrit le : 09 Jan 2008 Messages : 10
| Sujet: Re: à la recherche d'un tiers Ven 11 Jan - 10:21 | |
| | Hydrazine a écrit: | Bonjour H
Voilà, t'as tout pigé, la démarche que tu décris c'est le processus d'individualisation tel qu'identifié par Carl Gustave Jung et il ne s'y trouve rien de facile. Un des grand principe de la philosophie bouddhiste c'est que la vie est souffrance, peut-ont espérer qu'elle se présente autrement à moins d'accepter d'être zombie ? | Par ailleurs, ça peut paraître trivial, mais je conçois mal de connaitre des instants heureux sans avoir jamais vécu les affres de la vie.
| Hydrazine a écrit: | | La question se pose et j'admets qu'il peut être assez tentant d'échapper, d'autant plus que ça s'arrange facilement avec un cocktail de benzodiazépine et de neuroleptiques. C'est un choix de vie que je critique pas et considérant la consommation faramineuse de psychotropes légaux à l'échelle mondiale, il est clair que c'est une option de plus en plus plausible. Néanmoins, je crains que lorsqu'on inventera finalement la pilule du bonheur, la vie perdra ce qui lui reste encore de sens, car la souffrance est un révélateur majeur de la condition humaine, sans elle il est impossible d'obtenir une image de ce qui nous arrive, voilà la manière que j'ai de m'expliquer la recrudescence de problématiques de santé mentale et la façon que nous avons d'adresser le problème, c'est de s'assurer qu'il n'y ait pas photo. | Ce qui n'est pas pour me rassurer sur l'état moral de mon pays, champion du monde -paraît-il- de consommation de ces psychotropes légaux. Douce France ...
| Hydrazine a écrit: | | Concernant le deroxat ou paroxétine c'est un antidépresseur, je ne sait pas quoi te dire au sujet de ta préoccupation, sans être dépourvu d'effets secondaires, la consommation d'antidépresseurs est beaucoup moins critique que celle de neuroleptiques niveau facultés intellectuelles, par contre niveau créativité, il est clair qu'une condition dépressive chronique est suffisante pour brider la créativité et je ne suis pas convaincu selon mon expérience, qu'un antidépresseur puisse régler le problème à court ou à long terme, ça peut donner un coup de pouce pas plus, je ne veux pas être rabat joie mais l'efficacité des antidépresseurs est relativement contestable comparé au placebo seulement 30% alors il faut demeurer réaliste. | Pourtant, j'ai la nette impression que mes capacités créatrices subissent le contre-coup de ma consommation d'AD ...le relatif apaisement qu'ils me procurent oblitérerait-il toute pulsion artistique ? Mes tensions internes ainsi calmées, je ne ressens plus d'élan créateur. Comme si mon incomplétude trouvait un repos par le déroxat en lieu et place de mes activité de création. D'ailleurs :
| Hydrazine a écrit: | Pour certains les arts sont une excellente porte de sortie, pour d'autres c'est le sport, etc... En ce qui me concerne, ce qui me sauve la mise jusqu'à présent, c'est d'actualiser mon expérience... Sans avoir la prétention de posséder la vérité, si je peux me rendre utile en partageant mes réflexions sur les conditions de santé mentale c'est intéressant, d'autant plus que la disponibilité de ce genre d'interactions m'a lourdement fait défaut à une certaine époque.
Pour des infos sommaires sur les neuroleptiques visite ce lien: Neuroleptiques
Bonne journée ! | Merci, c'est par ce lien que je suis arrivé sur ce forum.
Je n'ai pas baucoup de temps pour répondre plus en profondeur, mais ce n'est que partie remise. A bientôt ! |
|  | | Hydrazine Administrateur


Age : 55 Inscrit le : 02 Sep 2005 Messages : 418 Organisme : Administrateur: Pro-Def Estrie et AGIDD-SMQ
| Sujet: Re: à la recherche d'un tiers Ven 11 Jan - 12:18 | |
| | H a écrit: | | Ce qui n'est pas pour me rassurer sur l'état moral de mon pays, champion du monde -paraît-il- de consommation de ces psychotropes légaux. Douce France ... |
Si ça peut te réconciler avec la douce France, mais la comparaison se fait t'elle vraiment avec le Liban, car là bas ça s'explique mieux ?
L'Orient Le Jour, quotidien libanais d'expression française, rapporte une augmentation des dépressions et des troubles anxieux au Liban qui se manifeste notamment par une augmentation importante de la consommation de médicaments. De nombreux médicaments peuvent d'ailleurs "être achetés sans ordonnance et à volonté, y compris les antidépresseurs" selon le quotidien.
« À chaque fois qu’il y a une guerre ou une crise, il y a recrudescence des troubles anxieux et dépressifs », affirme le Dr Élias Sassine, cité dans un article de Joëlle Bassoul pour l’AFP. Pour surmonter leur sombre quotidien, les Libanais sont de plus en plus nombreux à recourir aux calmants et aux antidépresseurs."
« L’augmentation des ventes de calmants et antidépresseurs est exponentielle », relève Hani Abi Ghosn, psychologue et propriétaire d’une pharmacie. Dans de nombreuses pharmacies, la hausse des ventes est de l’ordre de 30 %. Le constat est identique un peu partout dans un pays où de nombreux médicaments peuvent être achetés sans ordonnance et à volonté, y compris les antidépresseurs. « Beaucoup de gens avalent des somnifères, sans suivi médical », ajoute M. Abi Ghosn."
"Vice-président de l’Association pour la protection de l’enfant de la guerre, le Dr Sassine, qui a travaillé dans le Sud après les combats, assure qu’un tiers des patients de cet organisme dans la région ont « des pathologies liées directement à la guerre », comme des troubles de l’humeur, l’angoisse d’être séparé des proches ou un stress post-traumatique. Parmi les autres patients, beaucoup souffrent de troubles liés indirectement à la guerre, comme l’impact psychologique des images télévisées, l’accumulation des traumatismes, l’identification avec les victimes.
(...) La guerre médiatique entre les adversaires politiques et le langage de la menace adopté par les responsables des deux bords « angoissent les gens », indique Wadih Naja, un psychiatre."
Source: Psychomédia
J'ai bien l'impression que la sérénité et le bonheur ce pas rentable, du moins pour les pharmaceutiques, quant à la paix et la salubrité de l'environnement ça n'est pas plus rentable pour le complexe militaro industriel, alors pour la lumière au bout du tunnel collectif, faudra encore marcher sur le chemin de Damas, espérer et avaler des médocs.
Bon je suis un peu triste et ironique, mais c'est dans l'air du temps, il n'y a que les amerloques qui sont immunisés, exeption faite des GI qui reviennent d'Irak qui eux se suicident de façon endémique lorsqu'ils reviennent chez eux, c'est peut-être leur conscience qui dégèle ?
Bon je suis un peu hors sujet, je m'arrête ici avant de faire de la politique, de toute façon quand j'aborde cette question là je ne suis pas jojo. _________________ Cordialement vôtre L'Administration du Forum |
|  | | Hydrazine Administrateur


Age : 55 Inscrit le : 02 Sep 2005 Messages : 418 Organisme : Administrateur: Pro-Def Estrie et AGIDD-SMQ
| Sujet: Re: à la recherche d'un tiers Sam 12 Jan - 11:50 | |
| | H a écrit: | | Pourtant, j'ai la nette impression que mes capacités créatrices subissent le contre-coup de ma consommation d'AD ...le relatif apaisement qu'ils me procurent oblitérerait-il toute pulsion artistique ? Mes tensions internes ainsi calmées, je ne ressens plus d'élan créateur. Comme si mon incomplétude trouvait un repos par le déroxat en lieu et place de mes activité de création. |
C'est possible, certains considèrerent qu'une certaine dose d'angoisse est inhérente voir même un moteur essentiel à l'acte créateur, comment on dit déjà "l'angoisse de la page blanche", par contre j'entends d'autres artistes affirmer qu'il en ont assez de s'induire en état d'angoisse pour arriver à créer et qu'ils arrivent maintenant à le faire avec plus de sérénité, c'est peut-être une voie à explorer, je ne sais pas ?
Comment t'expliquerais qu'il se consomme tant de psychotropes en France, la puissance du lobby des pharmaceutiques ou que la vie y serait plus stressante ou angoissante qu'ailleurs ?
Je donne de la formation sur les psychotropes avec une Française immigrée ici et elle affirme que la vie est moins compliquée au Québec, "Plus Cool", par contre elle trouve que comme les américains nous manquons de vision, de conscience politique et environnementale, OGM, etc... J'aurais tendance à en convenir, après tout, bien que nous soyons d'expression française, nous ne sommes pas des européens, nous sommes à notre corps défendant, marinés comme des concombres dans la culture anglo-saxonne que personellement je n'aime pas, malgré tout, nous-nous en tirons encore pas trop mal, mais les grandes manifs, les José Bové, on ne vois pas ça ici et c'est dommage, mains j'ai bien l'impression que Sarko a bien l'intention de vous mettre au pas, de toutes façons la réduction des droits humains c'est une tendance planétaire sous la direction bienveillante des néocons, ici nous avons Harper pour s'en occuper, l'ex premier ministre Jean Chrétien à dit en entrevue que le Canada n'était plus aussi Cool qu'il l'était et il a bien raison.
Pour en revenir aux arts, voici un lien vers une collection de vidéos d' Aimi Kobayashi jeune pianistre entre autre à 4 ans sur You Tube absolument renversant, de quoi se réconcilier avec l'être humain et peut-être aussi croire en la réincarnation car ça me dépasse qu'on puisse se prêter à une telle disipline et vivre de telles émotions aussi jeune.
Si tu n'est pas convaicu, essaye celui là : Piano Sonata No.10 (Beethoven)
Si t'en reviens pas essaye celui là pour t'achever, c'en est presque effrayant de voir sortir autant d'émotion d'une si petite chose devant un si énorme piano : Chopin tout le monde sait qu'il n'est pas facile le Chopin tout en émotions, très impressonniste et souvent techniquement inabordable, franchement je ne comprend pas comment on peut en arriver là si jeune.
Bonne Journée _________________ Cordialement vôtre L'Administration du Forum |
|  | | H Impliqué

Inscrit le : 09 Jan 2008 Messages : 10
| Sujet: Re: à la recherche d'un tiers Dim 13 Jan - 19:36 | |
| (désolé pour les textes-url vers psychomédia ... je n'arrive pas à le désactiver ... je ne comprends pas ) Je ne connaissais pas cette situation libanaise ... mais ce que ça donne à penser n'est guère enthousiasmant. La guerre des uns fait les affaires des autres... encore et toujours. Tiens, ça me fait penser à Persépolis, l'exellent film/BD de Marjane Satrapi. Elle évoque notament la guerre Iran-Irak et le fait que les occidentaux ont vendu sans vergogne des armes aux deux camps. Je ne crois pas que l'artiste se doive d'être angoissé. Les chemins de l'art sont multiples. Mais certains sont incapables de créer sans ressentir cette angoisse "primale, car quand la création procure une intense satisfaction, ce n'est qu'en soulagement des supplices qu'elle a préalablement fait traverser.
| Hydrazine a écrit: | | Comment t'expliquerais qu'il se consomme tant de psychotropes en France, la puissance du lobby des pharmaceutiques ou que la vie y serait plus stressante ou angoissante qu'ailleurs ? | Sans doute une combinaison "efficiente" des deux. Concernant la vie active des français, je ne crois pas que la plus forte productivité horaire du monde y soit étrangère : contrairement à ce que les 35 heures peuvent donner à croire, le monde du travail en France est particulièrement stressant. D'ailleurs, les grèves sont peut-être une forme de décompensation sociétale ?
| Hydrazine a écrit: | | Je donne de la formation sur les psychotropes avec une Française immigrée ici et elle affirme que la vie est moins compliquée au Québec, "Plus Cool", par contre elle trouve que comme les américains nous manquons de vision, de conscience politique et environnementale, OGM, etc... J'aurais tendance à en convenir, après tout, bien que nous soyons d'expression française, nous ne sommes pas des européens, nous sommes à notre corps défendant, marinés comme des concombres dans la culture anglo-saxonne que personellement je n'aime pas, malgré tout, nous-nous en tirons encore pas trop mal, mais les grandes manifs, les José Bové, on ne vois pas ça ici et c'est dommage, mains j'ai bien l'impression que Sarko a bien l'intention de vous mettre au pas, de toutes façons la réduction des droits humains c'est une tendance planétaire sous la direction bienveillante des néocons, ici nous avons Harper pour s'en occuper, l'ex premier ministre Jean Chrétien à dit en entrevue que le Canada n'était plus aussi Cool qu'il l'était et il a bien raison. | Ouais, vaut mieux pas embrayer sur Sarko et consort parce que là c'est moi qui vais devenir "pas jojo" !
| Hydrazine a écrit: | Si t'en reviens pas essaye celui là pour t'achever, c'en est presque effrayant de voir sortir autant d'émotion d'une si petite chose devant un si énorme piano : Chopin tout le monde sait qu'il n'est pas facile le Chopin tout en émotions, très impressonniste et souvent techniquement inabordable, franchement je ne comprend pas comment on peut en arriver là si jeune.
Bonne Journée | le dernier lien est en effet très très impressionnant ! il s'agit de la même petite ? |
|  | | Hydrazine Administrateur


Age : 55 Inscrit le : 02 Sep 2005 Messages : 418 Organisme : Administrateur: Pro-Def Estrie et AGIDD-SMQ
| Sujet: Re: à la recherche d'un tiers Dim 13 Jan - 21:20 | |
| | H a écrit: | | le dernier lien est en effet très très impressionnant ! il s'agit de la même petite ? |
Oui il s'agit d'Aimi Kobayashi née en 1996 je crois, bon ce n'est pas une interprétation magistrale, ça manque d'un peu de lyrisme et de définition et de clarté dans le propos, elle à encore besoin de maturer cette pièce, son interprétation de la sonate de Beethoven est mieux intégrée, mais concernant la pièce de Chopin la technique y est et ça ne manque pas de vélocité, quoiqu'il en soit on voit très bien que le mandat imposé par cette pièce est énorme pour une jeune de cet age, probablement pas 10 ans, c'est ça qui est impressionnant, elle s'en sort très bien...
Concernant la charge de travail horaire en France j'ai entendu parler de cette question particulièrement dans le domaine de l'industrie automobile où on enregistrait une hausse des cas de suicides.
Ta réflexion sur la création est intéressante... En ce qui me concerne j'était pas trop méchant en dessin et en guitare mais la dépression à passablement prélevé sur l'intérêt que je manifestait pour ce genre d'activité, le Don Quichotte en moi c'est émoussé, le Sancho reste pour prendre soin du trivial et il s'ennui de son maître.
Dans le processus je suis devenu plus philosophe, l'idée de reprendre la peinture ne me quitte pas pourtant je ne vois pas le sens de le faire, si philosophiquement peindre ou jouer de la musique c'est comme respirer or ce serait plutôt le sens de ma respiration que je me doit d'interroger. Enfin... Il est probable que seule l'action mène quelque part et lorsque la respiration est une bataille, c'est ce qui doit ultimement apparaitre dans l'oeuvre toile ou musique, c'est peut-être ça la vie, pas plus ni moins que ça, après tout, même la petite graine qui germe dans le sol, doit livrer bataille pour voir le soleil...
Trêve de délire philosophique... Bonne journée ! _________________ Cordialement vôtre L'Administration du Forum |
|  | | H Impliqué

Inscrit le : 09 Jan 2008 Messages : 10
| Sujet: Re: à la recherche d'un tiers Lun 14 Jan - 11:39 | |
| Selon moi, le sens premier de l'art reste et restera toujours la quête du beau. Je sais que ça peut paraître un peu désuet comme préoccupation au vu des évolutions de l'art depuis Duchamp, pourtant la notion de beauté (comme valeur subjective et éventuellement partagée, et non pas défini par des critères immuables) me semble intemporelle.
Sinon, j'ai revu mon psy ... qui m'a dit être soulagé de ma réaction à son diagnostique de la semaine dernière. Visiblement, les neuroleptiques ne sont plus à l'ordre du jour. Je crois bien être beaucoup plus soulagé que lui !
ouf... |
|  | | Hydrazine Administrateur


Age : 55 Inscrit le : 02 Sep 2005 Messages : 418 Organisme : Administrateur: Pro-Def Estrie et AGIDD-SMQ
| Sujet: Re: à la recherche d'un tiers Mar 15 Jan - 0:53 | |
| | H a écrit: | | Sinon, j'ai revu mon psy ... qui m'a dit être soulagé de ma réaction à son diagnostique de la semaine dernière. Visiblement, les neuroleptiques ne sont plus à l'ordre du jour. Je crois bien être beaucoup plus soulagé que lui ! |
Écoute, je ne peut rien ajouter de plus... Tu viens carrément de te sauver la vie, un neuroleptique t'aurait razé la libido jusqu'à la racine des poils, à moins d'une psychose avérée touche jamais à ça...
Ceci étant dit, je poursuis cette réflexion intéressante sur les arts.
Nous vivons dans un monde où tout est éclaté: concepts, valeurs, spiritualité, familles, etc.. Nous savons approximativement où ça a commencé, mais nous n'avons aucune idées où ça va se terminer, j'imagine qu'avant les fauvistes, le monde devait être beaucoup plus rassurant en matière d'art visuel, domaine qui s'est élargie à toutes sorte de médiums et médias.
Je trouve intéressant que tu te forme une idée sur ce que l'art doit être, il faut se déterminer un champ d'investigation pour opérer et la quête du "beau" est plus que suffisante pour alimenter une vie artistique et laisser une trace.
À moins de présumer de ce que tu conçois en matière d'art, j'estime comme toi que l'art se trouve entre les extrémités d'une droite ayant pour absolus la froideur hyperréaliste d'un Dru Blair et l'expressionnisme abstrait d'un contesté Jackson Pollock, avec quelque part sur cette droite un individu comme Monet qui à su capturer plus que tout autre la substance éthérée du bucolique, le flou systhématique étant étant possiblement attribuable à son problème de vision, quoique ses facultés en matière de composition n'ont définitivement rien à voir avec un handicap de quelque nature.
Admettons que la droite que j'ai proposée soit verticale, incluant d'un absolu à l'autre l'art figuratif et l'art abstrait, il faudrait encore pour inclure tout le champ de l'art contemporain établir minimalement un plan bidimensionnel et proposer une horizontale pour situer au delà de la forme, des notions davantage reliées à ce qui fait du sens, le beau, l'engagé, le populaire, le culturel et peut-être même le nihilisme tant qu'à y être, car le mandat de l'art ne peut se résumer à la seule quête du beau ? En fait, la notion de "beau" est subjective, celle-ci varie d'une culture et même d'un contexte individuel à l'autre. Par contre, la notion de qualité ne varie pas... Un musulman ne s'extasiera pas devant une toile représentant la Vierge Marie, mais il peut potentiellement être sensible à la facture de l'oeuvre.
Bref, le concept de qualité tel que défini par Robert Pirsig dans son livre "Zen and the art of motorcycle maintenance" autorise l'avènement de l'art dans la vie de tout les jours au delà des différence culturelles et factuelles. En fait, j'ai vu quelqu'un sur le Net s'émouvoir devant la qualité de soudures faites sur un pot d'échappement, ayant une formation de technicien en génie mécanique, je suis sensible à ça, une soudure faite pas un artiste de la soudure dans une usine c'est super beau, mais qui s'en soucie, pas même le soudeur.
Ceci étant dit, ce n'est pas tellement le "beau" qui fait l'art mais la qualité... Sur le plan artistique, je n'ai pas de problème avec la pataphysique d'Alfred Jary et Boris Vian, mais j'en ai un avec le nihilisme de Metallica, mais qui suis-je pour juger ?

Site: Dru Blair

Wikipedia: Jackson Pollock

Site: Jonathon Earl Bowser _________________ Cordialement vôtre L'Administration du Forum |
|  | | H Impliqué

Inscrit le : 09 Jan 2008 Messages : 10
| Sujet: Re: à la recherche d'un tiers Mer 16 Jan - 9:35 | |
| Que le Beau soit un critère hautement subjectif, je ne le nie pas ... mais cela pour moi participe à l'essence même de l'art. L'art selon moi vient toucher les affects. Au contraire, la notion de qualité ne se rattache-t-elle pas plutôt à l'artisanat ? D'ailleurs, si Pollock et Dru Blair ne me laissent pas insensible, Jonathon Earl Bowser rentre par un oeil et ressort par l'autre. Pourtant je ne saurais nier la grande qualité de sa facture. Les brutalistes ont montré des oeuvres touchantes (pour moi au moins) sans être qualitativement recherchées, non ?
Nota : tout cela, même considérant que les goûts soient en grande partie un construit culturel. |
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