Le concept de qualité ou "métaphysique de la qualité" tel que défini par Pirsig, introduit simultanément deux notions : le rationnel et le subjectif, c'est de la conjugaison de ces deux notions que le concept de "qualité" tire son existence, toutefois hors de l'union de ces deux notions symbiotiquement unies, Pirsig s'est définitivement refusé à définir davantage le concept estimant qu'il ne peut être cristallisé, ou clairement défini, la qualité appartenant au monde de la métaphysique, ou de la physique quantique, qui entend que d'une cause une multitude de finalités sont possibles
Ainsi, une éolienne en tant qu'objet est subjectivement plus élégante qu'une génératrice au charbon parce que sur le plan fonctionnel elle produit de l'électricité sans polluer. Bref, la solution rationelle d'un problème autorise automatiquement la beauté, (fonctionnalité/subjectivité) sont intimement liées dans l'objet sans qu'il soit possible de distinguer ou commence l'un et ou fini l'autre. Cette élégance peut se retrouvée partout, en tout objet et par conséquent aussi en art, j'estime que c'est cette voie qu'il faut emprunter plutôt que la seule émulation du beau. En fait, l'élégance ou la qualité c'est plus que le beau, dans le sens ou l'intelligence trouve aussi sa place dans l'exercice et la Piéta que tu me propose est un exemple flagrant de cette démarche, beauté, émotion, mais aussi l'expression d'une science, tout ça inscrit dans la pierre, c'est vivant ! Quelle élégance !
Prenons la poésie par exemple, la poésie c'est l'union intime de la forme et de l'émotion, la forme se réfère à l'intelligence ou à la raison, c'est ni plus ni moins qu'une espèce d'effort mathématique assez froid, l'émotion quant à elle à quelque chose de furtif, d'évanescent. L'art c'est justement d'arriver à saisir ou cristalliser l'émotion dans la forme, qui elle est accessoire et doit simplement la parer. Dans le produit fini, qui peut dire ou commence l'un et ou fini l'autre ?
Quoi qu'en raison même du principe de "qualité" nous ne pouvons réduire son expression à une seule forme, j'estime néanmoins qu'en peinture, arts visuels, ou autres, le surréalisme sait pertinemment faire état de ces deux conditions. En fait, la qualité se retrouve aussi en art abstrait et même dans les dessins d'enfants, voici un exemple (piètre définition j'en convient), ou l'émotion se conjugue à une facture adéquate, il en résulte une certaine poésie. Où commence l'un et ou fini l'autre ? En fait, l'art témoigne de ce que nous sommes, une espèce de produit alchimique où la pensée et l'émotion se conjuque à la matière, le beau est insuffisant pour faire état de cette condition, la notion de "qualité" est plus suceptible d'englober les efforts d'expressions de la condition humaine, dans le sens ou nous ne pouvons éluder la tristesse ou la colère par exemple...
Or, de la Piéta, il se dégage de la tristesse mais aussi une sérénité du visage de la Vierge, mais sans l'effort consenti par l'auteur niveau facture, ça ne passerait pas ! C'est ça la qualité... Elle se trouve à la conjonction de deux mondes, celui de la matière et de l'esprit...
Bref, à la relecture de ce post avant de l'envoyer, je peux questionner deux choses, la forme (la rédaction) et le propos (l'esprit) en m'accordant une marge circonstantielle (l'état de mes connaissances et entendements) et finalement juger de la qualité de mon post ... J'ai l'impression que si tu applique une procédure comme ça dans ta démarche artistique tu ne peux pas te tromper !
Vladimir HushBonne journée
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