Bonjour néophite,
Moi non plus je ne suis pas autorisé à donner la position officielle de l'AGIDD-SMQ sur cette question. Mais il est certain que ce n'est pas une question facile et qu'elle est donc très complexe, contrairement au sensationalisme qu'en fait les médias.
Personnellement, je trouve cette question de la «criminalité psychiatrique» très blessante et dommageable, puisqu'elle vise, en en faisant des sujets d'actualités, à nous stigmatiser encore davantage à chaque fois.
Pourquoi en faire tout un plat avec ces cas isolés alors que la majorité de la «population psychiatrique» n'est aucunement concernée par cette criminalité? Au fait, je serais intéressé de savoir quel est le pourcentage de cette «criminalité» par rapport à la «population» souffrant de problème en santé mentale?
Moi, j'aurais plutôt tendance à laisser les «criminels» aux tribunaux et les «malades» à la santé. En ce sens, que l'on ne va pas se mettre à accuser à chaque fois toutes les déviances sociales tels les vols, meurtres, viols, agressions, complots, fraudes, etc., comme étant de la «maladie mentale»... on n'en sortira pas.
Est-ce que tous les criminels ayant été reconnus coupables sont des «cas psychiatriques»? Si oui, alors pourquoi ne leur administrions-nous pas un traitement psychiatrique? Ça n'ouvre-t-il pas la porte au «taitement médical des criminels», et ce, sans leur consentement?
Puis après, c'est quoi? Sur simple dénonciation, nous aurons droit à une petite évaluation psychiatrique et à une garde en établissement, suivi de la traditionnelle prise de médicaments comme dessert, le tout sans le nécessaire consentement? Car si on n'a besoin de donner le consentement pour un traitement, alors les médecins peuvent, juridiquement, faire n'importe quoi sans le consentement!
Nous n'en sommes pas encore là mais ça démontre à quel point le statut de nos droits et libertés est très fragile et soumis à des pressions de l'opinion publique pour en affaiblir la portée.
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Cordialement vôtre,
Michel Labelle.