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Classification du DSM-IV

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Hydrazine
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MessageSujet: Classification du DSM-IV   Lun 15 Jan - 22:39

Diagnostics des troubles mentaux

Classification du DSM-IV, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux" publié par l'American Psychiatric Association en 1994 (version française: Masson, 1996). Cette classification est généralement adoptée par les professionnels de la santé en Amérique du Nord.

Veuillez noter: cette classification est postée ici à titre de document d'information et outil de recherche, ceci ne confirme pas que l'AGIDD-SMQ adhère en tout ou en partie à cette classification. En fait, à une certaine époque l'homosexualité faisait partie de cette classification et en est maintenant retirée, par contre, on envisage d'y inclure le syndrome pré-menstruel... Faites votre idée et surtout gardez l'esprit critique car bien des "troubles mentaux" sont le fait d'une conjoncture psycho-sociale, par exemple: la pauvreté est un facteur d'anxiété et de bien d'autres maux, suffit-il de diagnostiquer un trouble anxieux et prescrire des anxiolitiques à tout les moins bien nantis pour en finir avec les "troubles mentaux" associés à la pauvreté ?

Il y a 15 catégories principales de diagnostics.

1-Troubles habituellement diagnostiqués pendant la petite enfance, la deuxième enfance ou l'adolescence
2-Délirium, démence, trouble amnésique et autres troubles cognitifs
3-Troubles liés à une substance
4-Schizophrénie et autres troubles psychotiques
5-Troubles de l'humeur
6-Troubles anxieux
7-Troubles somatoformes
8-Troubles dissociatifs
9-Troubles sexuels et de l'identité sexuelle
10-Troubles des conduites alimentaires
11-Troubles du sommeil
12-Troubles du contrôle des impulsions non classés ailleurs
13-Troubles de l'adaptation
14-Troubles de la personnalité
16-Diagnostics ne faisant pas partie du DSM IV

1) Troubles habituellement diagnostiqués pendant la petite enfance, la deuxième enfance ou l'adolescence

Retard mental

Troubles des apprentissages

- Trouble de la lecture
- Trouble du calcul
- Trouble de l'expression écrite
- Trouble des apprentissages non spécifié


Troubles des habiletés motrices

- Trouble de l'acquisition de la coordination

Troubles de la communication

- Trouble du langage de type expressif
- Trouble du langage de type mixte réceptif-expressif
- Trouble phonologique
- Bégaiement


Troubles envahissants du développement

- Autisme
- Syndrome de Rett
- Trouble désintégratif de l'enfance
- Syndrome d'Asperger
- Trouble envahissant du développement non spécifié


Troubles: déficit de l'attention et comportement perturbateur

- Trouble: déficit de l'attention/hyperactivité
- Trouble: des conduites
- Trouble: oppositionnel avec provocation
- Trouble: comportement perturbateur non spécifié


Troubles de l'alimentation et troubles des conduites alimentaires de la première et de la deuxième enfance

- Pica
- Trouble: mérycisme
- Trouble de l'alimentation de la première ou de la deuxième enfance


Troubles: tics

- Syndrome de Gilles de la Tourette
- Trouble: tic moteur ou vocal chronique
- Trouble: tic transitoire
- Trouble: tic non spécifié


Troubles du contrôle sphinctérien

- Encoprésie
- Énurésie (non due à une affection médicale)


Autres troubles de la première enfance, de la deuxième enfance ou de l'adolescence

- Trouble: anxiété de séparation
- Mutisme sélectif
- Trouble réactionnel de l'attachement de la première ou de la deuxième enfance
- Trouble: mouvements stéréotypés
- Trouble de la première, de la deuxième enfance ou de l'adolescence non spécifié



2) Délirium, démence, trouble amnésique et autres troubles cognitifs

Délirium

- Délirium dû à une affection médicale générale
- Délirium induit par une substance
- Délirium dû à l'intoxication par une substance
- Délirium dû au sevrage d'une substance


Démence

- Démence de type Alzheimer
- Démence vasculaire
- Démence due à d'autres affections médicales générales
- Démence persistante induite par une substance


Trouble amnésique

- Trouble amnésique dû à une affection médicale générale
- Trouble amnésique persistant induit par une substance


Troubles mentaux dus à une affection médicale générale

- Trouble catatonique dû à une affection médicale générale
- Modification de la personnalité due à une affection médicale générale

3) Troubles liés à une substance

Troubles liés à l'utilisation d'une substance

- Dépendance à une substance
- Abus d'une substance


Troubles induits par une substance

- Intoxication à une substance
- Sevrage à une substance


Troubles liés à l'alcool
Troubles liés à l'amphétamine
Troubles liés à la caféine
Troubles liés au cannabis
Troubles liés à la cocaïne
Troubles liés aux hallucinogènes
Troubles liés aux solvants volatils
Troubles liés à la nicotine
Troubles liés aux opiacés
Troubles liés à la phencyclidine
Troubles liés aux sédatifs, hypnotiques ou anxiolytiques

4) Schizophrénie et autres troubles psychotiques

Schizophrénie
Trouble schizophréniforme
Trouble schizo-affectif
Trouble délirant
Trouble psychotique bref
Trouble psychotique partagé
Trouble psychotique dû à une affection médicale générale
Trouble psychotique induit par une substance

5) Troubles de l'humeur

Dépression majeure
Dysthymie
Trouble dépressif non spécifié
Trouble bipolaire I
Trouble bipolaire II
Cyclothymie
Trouble bipolaire non spécifié
Trouble de l'humeur dû à une affection médicale générale
Trouble de l'humeur induit par une substance
Trouble de l'humeur non spécifié

6) Troubles anxieux

Attaque de panique
Agoraphobie
Trouble panique avec ou sans agoraphobie
Phobie spécifique
Phobie sociale
Trouble obsessionnel-compulsif
État de stress post-traumatique
État de stress aigu
Anxiété généralisée
Trouble anxieux dû à une affection médicale générale
Trouble anxieux induit par une substance
Trouble anxieux non spécifié

7) Troubles somatoformes

Trouble somatisation
Trouble somatoforme indifférencié
Trouble de conversion
Trouble douloureux
Hypocondrie
Trouble: peur d'une dysmorphie corporelle
Trouble somatophorme non spécifié

8- Troubles dissociatifs

Amnésie dissociative
Fugue dissociative
Trouble dissociatif de l'identité (auparavant personnalité multiple)
Trouble de dépersonnalisation
Trouble dissociatif non spécifié

9) Troubles sexuels et de l'identité sexuelle

Dysfonctions sexuelles

- Troubles du désir sexuel
. (Baisse du désir sexuel)
. (Aversion sexuelle)
- Troubles de l'excitation sexuelle
. (Trouble de l'excitation sexuelle chez la femme)
. (Trouble de l'érection chez l'homme)
- Troubles de l'orgasme
. (Trouble de l'orgasme chez la femme)
. (Trouble de l'orgasme chez l'homme)
. (Éjaculation précoce)
- Troubles sexuels avec douleur
. (Dyspareunie)
. (Vaginisme)
- Dysfonction sexuelle due à une affection médicale générale
- Dysfonction sexuelle induite par une substance
- Dysfonctions sexuelles non spécifiées


Paraphilies

- Exhibitionnisme
- Fétichisme
- Frotteurisme
- Pédophilie
- Masochisme sexuel
- Sadisme sexuel
- Travestisme fétichiste
- Voyeurisme
- Parphilie non spécifiée


Troubles de l'identité sexuelle

Troubles sexuels non spécifiés

10) Troubles des conduites alimentaires

Anorexie mentale
Boulimie

11) Troubles du sommeil

Troubles primaires du sommeil

- Dyssomnies -Insomnie primaire - Hypersomnie primaire
- Narcolepsie
- Trouble du sommeil lié à la respiration
- Trouble du sommeil lié au rythme circadien
- Dyssomnie non spécifiée

- Parasomnies
- Trouble: cauchemars
- Terreurs nocturnes
- Somnambulisme


Troubles du sommeil en rapport avec un autre trouble mental
Trouble du sommeil dû à une affection médicale générale
Trouble du sommeil induit par une substance

12) Troubles du contrôle des impulsions non classés ailleurs

Trouble explosif intermittent
Kleptomanie
Pyromanie
Jeu pathologique
Trochotillomanie
Trouble du contrôle des impulsions non spécifié

13) Troubles de l'adaptation

Troubles de l'adaptation

14) Troubles de la personnalité

Personnalité paranoïaque
Personnalité schizoïde
Personnalité schizotypique
Personnalité borderline
Personnalité antisociale
Personnalité histrionique
Personnalité narcissique
Personnalité évitante
Personnalité dépendante
Personnalité obsessionnelle-compulsive
Trouble de la personnalité non spécifié

15) Diagnostics ne faisant pas partie du DSM IV (à l'étude)

Syndrome pré-menstruel

Diagnostics non mentionné dans le DSM IV car s'appliquant à des étapes de vie normales:

Préménopause et ménopause
_________________
Cordialement vôtre
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Dernière édition par le Lun 4 Juin - 18:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Classification du DSM-IV   Dim 25 Mar - 0:03

Des experts dénoncent le DSM

La validité scientifique du Manuel Diagnostique et Statistique des Troubles Mentaux (DSM, en anglais) subit de plus en plus d’attaques provenant de professionnels de la santé et d’experts scientifiques, tels que Herb Kutchins de l’Université de l’État de Californie et Stuart A. Kirk de L’Université de Californie à Los Angeles, lesquels ont déclaré « …il existe de bonnes raisons pour conclure que les dernières versions du DSM comme outil clinique ne sont pas fiables et donc d’une validité questionnable en tant que système de classification. »

Souvent étiquetée « science bric-à-brac », selon un vote international d’experts de la santé mentale mené en Angleterre en 2001, le DSM-IV fut voté comme l’un des 10 pires ouvrages psychiatriques du millénaire.

La vérité est que lorsque l’on essaie d’inclure la psychiatrie dans la définition d’une science véritable, le test échoue. Le manque de science derrière le DSM fournit une idée claire pour laquelle il s’est attiré des critiques, tel que le montre l’exemple simple suivant.

Loren Mosher, M.D., Professeur Clinique de Psychiatrie : « Le DSM-IV est une invention pour laquelle la psychiatrie cherche à se faire accepter par la médecine en général. Les initiés savent qu’il s’agit d’un document davantage politique que scientifique…Le DSM-IV est devenu une bible et un best-seller produisant de l’argent, malgré ses défaillances majeures. Ceci limite et définit cette pratique, certains la prenant au sérieux, d’autres de façon plus réaliste.»

Et, « C’est la façon d’être payé. La fiabilité diagnostique peut facilement être atteinte pour des projets de recherche. La question est : qu'est-ce que les catégories nous indiquent? Représentent-elles précisément la personne avec un problème? Elles ne le font pas, et ne peuvent le faire, car il n’existe pas de critères de validation externes pour les diagnostiques psychiatriques. Il n’existe ni tests sanguins, ni lésions anatomiques spécifiques pour tout trouble majeur psychiatrique.»

Margaret Hagen, auteure de Whores of the Court (Les Putains de la Cour), rejette sommairement le DSM : « En tenant compte de leurs procédures 'empiriques' ridicules pour en arriver à de nouveaux troubles avec leurs listes de symptômes y étant associés, comment l’Association Américaine de Psychiatrie peut-elle revendiquer un fondement scientifique et basé sur la recherche pour son manuel diagnostique? Ceci n’est rien d’autre que de la science par décret. Ils disent que c’est de la science, alors c’en est.’’

Le Dr. Thomas Dorman, spécialiste des maladies organiques et membre du Collège Royal des Médecins du Royaume-Uni : « En résumé, toute cette affaire de créer des catégories psychiatriques de ‘maladies’ en les officialisant par des consensus, pour ensuite leur attribuer des codes diagnostiques qui permettent leur utilisation pour facturer les assurances, n’est rien d’autre qu’une vaste fraude fournissant à la psychiatrie une aura pseudo-scientifique. Les auteurs de ces actes subsistent, naturellement, grâce au public ».

Jeffrey A. Shaler, Ph. D. : « La notion de validité scientifique, quoiqu’elle ne constitue pas un acte, est associée à la fraude. La validité s’applique dans la mesure où quelque chose représente ou mesure ce qu’elle prétend représenter ou mesurer. Lorsque les mesures diagnostiques ne représentent pas ce qu’elles prétendent représenter, on dit que les mesures manquent de validité. Si un échange ou une transaction en affaires était basé sur un tel manque de validité, nous pourrions dire que le manque de validité aurait contribué à un acte frauduleux. Le Manuel Statistique et Diagnostique (DSM-IV), tel que publié par l’Association Psychiatrique Américaine et utilisé par des psychothérapeutes autorisés à travers le pays, est notoire pour sa faible validité scientifique. Il n’en demeure pas moins qu’il continue à garantir le remboursement des compagnies d’assurance pour les services psychothérapeutiques…»

Herb Kutchins de l’Université de l’État de Californie, Sacramento, et Stuart A. Kirk de l’Université de Californie, Los Angeles, auteurs de Making Us Crazy : The Psychiatric Bible and the Creation of Mental Disorders (Nous Rendre Fous : La Bible Psychiatrique et la Création de Troubles Mentaux) :

« Ceux qui ont développé le DSM assument que si un groupe de psychiatres se met d’accord sur une liste de comportements atypiques (nouveaux), ces comportements constituent un trouble mental valide. En utilisant cette approche, la création de désordres mentaux peut devenir un jeu de société dans lequel des groupes de toutes sortes de comportements (ex. des syndromes) peuvent être ajoutés au manuel.…il existe de bonnes raisons pour conclure que les dernières versions du DSM comme outil clinique ne sont pas fiables et donc d’une validité questionnable en tant que système de classification. En effet, il existe plusieurs illusions à propos du DSM et un très grand besoin, parmi ceux l’ayant développé, de croire que leurs rêves en matière d’excellence et d’utilité scientifiques soient devenus réels…»

« [Le DSM] …ne peut pas être utilisé pour discerner les troubles mentaux d’autres problèmes humains. En des termes pratiques, ceci signifie que plusieurs personnes qui n’ont aucun trouble mental (bien qu’elles puissent avoir d’autres difficultés) seront incorrectement étiquetées comme malades mentales et celles qui ont un trouble mental ne le verront pas être reconnu…Si le manque de fiabilité du diagnostique était largement reconnu et s’il n’existait pas de patine [apparence superficielle] scientifique à son sujet, l’utilisation des comportements de tous les jours comme indicateurs de troubles mentaux serait questionnée plus rigoureusement par le public. L’illusion que les psychiatres sont en accord lorsqu’ils font des diagnostics crée une apparence d’un processus professionnel solidaire. »

Le Professeur Edward Shorter, auteur de Une Histoire de la Psychiatrie : «Au lieu de se diriger dans la direction du monde nouveau et courageux de la science, la psychiatrie style DSM-IV semble en quelque sorte s’être égarée dans le désert. »

Source: La commision des Citoyens pour les droits de l'homme
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