Pour ceux qui comme moi ressentent le désespoir minute après minute et qui est devenu un état d'âme permanente depuis plusieurs années, je me pose les questions suivantes.
Mais la question n'est-elle pas que signifie être malade ?
Est-ce que le fait d'être dans un état de désespoir est une maladie ?
Est-ce que la souffrance est nécessairement liée à l'état ou à son conditionnement?
Je vais d’entrée de jeux écarter le fait que les médicaments ont souvent des effets qui aggrave dans un premier temps les ressentiments de tristesse, de détresse voir d’angoisse , de pulsions suicidaires. On pourrait arrêter immédiatement en se posant la question si la si majeur partie de la souffrance ne provient pas en bonne partie de la médication.
Si on retranche en plus, perte d’emploi, perte de fonctionnement social au cause du milieu inadapté à ces situations, impossibilité de prendre un repos, le rejet de la société, isolement de sa famille enfant etc Même un être en parfaite santé qui subirait se traitement se verrait passablement soufrant.
Une fois ces petits facteurs mis de coté dans le sens que si nous corrigions ces aspects et en supposant qu’il resterait une grande souffrance lié aux maladies psychiatriques. Je peut développer cette réflexion.
Ce que j'éprouve de si désagréable, n'est-il pas plutôt ma mémoire psycho affective sociale, résultat d'un conditionnement d'une société qui rejette totalement l'idée que la vie n'est pas une belle chose, sans en être nécessairement une mauvaise non plus.
Le rejet de l'idée que la vie n'a rien de beau autre qu'une sensation de plaisir conditionnée par un amalgame physiologique à quelque chose, qui de fait, remet en cause toute société et son sens. Cette idée porte en elle même la fin de l'omnipotence de notre société.
Alors pour notre société qui nous promet la vie éternelle pour bientôt, croyez vous qu'elle peut laisser ce réalisme l'envahir sans qu'elle même ne panique et ne cherche qu'à détruire et anéantir ceux qui sont les porteurs de ce message. Alors, elle les violente de toutes sortes de façons.
De cette manière, elle créé un conditionnement souffrant lié à cet état d'âme et cherche par cette action à détruire ces cellules qui la menace car elles sont contraire à son existence en apparence.
Alors la personne qui se trouve rendu à cette état d'âme (perte des illusions) plonge dans une souffrance aussi vrai que celle que peut éprouvée une personne en crise d'identité sexuelle dans un monde ou l'homosexualité est considérée comme une dépravation. La souffrance est réelle, mais elle n'est pas liée à son orientation sexuelle, elle est liée à un conditionnement de rejet associé à cette orientation.
Mais voilà il se peut que cette idée que la vie n'a rien de beau soit la simple réalité. Que l'être humain ne soit qu'une fourmi dans la fourmilière et qu'il n'existe rien pour lui en dehors de cette vie et de cette fourmilière.
Peut-être que si cette idée est développée comme une réalité et non comme une maladie, alors peut-être pourrons-nous la sublimée et remplacer la souffrance qui l'accompagne par une grande compassion envers la condition humaine.
Alors, il y a l'innocence de l'enfance dépendamment de notre génétique et de notre vie les réalités de nos vies qui se manifestent et qui s'installent du début à la fin. Comme une éponge, on absorbe ce que le milieu met à notre disposition certains vivront de leurs illusions toute leur vie et d'autre vivrons de leur cauchemars toute leur vie. Et entre les deux il existe une infinité d'états d'âme qui sont passagères ou permanentes.
Alors pour ceux que leur désespoir est un état passager certes une pilule, une thérapie, une je ne sais quoi peut les remettent en situation d'illusion et tout entre dans l'ordre du moins selon leur perception.
Mais quel sort est réservé à ceux qui ne peuvent reconstruire cette illusion? Ils sont médicalisés, ils sont reniés, pris en pitié, incompris, combattus, isolés, etc. Ils sont une menace pour la société aussi pire que la peste, car leurs existence, leurs présence, leur désespoir comme on l'appel remet en cause même l'existence de celle-ci. Ce rejet se passe pas qu’autour de nous mais en nous, En nous même nous nous rejetons lorsque nous sommes tristes, déprimés, nous rejetons nos proches, leurs attitudes négatives, etc ? Et avec un peu d'introspection nous arrivons vite à la conclusion que nous faisons ce rejet pour protéger notre propre équilibre qui est lié à notre propre souffrance reliée a ces idées et c’est de cette Facon que la société rejette cette idée de cette façon quelle se concrétise. C’est à travers nous quelle exerce ce rejet.
Y a pas un pilule, une illusion ou quoi que ce soit qui ramène un être vivant à la vie, cela ne nous empêche pas de réussir un deuil?
Merci