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 Une question d'optique

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Negens
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MessageSujet: Une question d'optique   Jeu 22 Juin - 18:21

Une question d'optique

La tendance est de condamner les troubles psychologiques et de les considérer comme de véritables maladies. Pour y pallier, on distribue des tas de médicaments aussi aliénants que destructeurs.

Et si ces troubles étaient considérés comme une sorte de perception extra-sensorielle ou comme une forme de sensibilité très développée... On favoriserait alors l'expression de l'esprit plutôt que d'étouffer ces manifestations... On donnerait la possibilité à ces personnes de s'épanouir dans la musique, la peinture, la littérature, les sciences... Et si ces gens considérés comme "dégénérés" pouvaient nous apporter une réponse, une information capitale qui nous échappe...

Si nous parvenions à voir les chose de cette façon, ne serais pas la fin de la maladie mentale ?

Bref il est possible que les "dégénérés" soient en fait des surdoués, n'était-ce pas le cas de Vincent Van Gogh et de John Forbes Nash ?

Une extrapolation un peu science fiction

Et si des voyageurs du futur venaient nous rendre visite ? Selon les théories de la relativité, le voyage dans le temps est probable. Et si des hommes du futur se trouvaient parmi nous, ou encore, enfermés dans des asiles ?

Que se passerait-il si ces voyageurs tentaient de nous prévenir de l'avenir de notre planète... Les crédibiliserions-nous ? Les isolerions-nous ? Va savoir ?

Nous pouvons ridiculiser cette hypothèse, mais Nikola Tesla un physicien méconnu surnommé à juste titre "l'homme hors du temps" parlait douze langues dont le sanskrit une langue morte, avait des visions et prétendait s'entretenir avec les extra-terrestres à un époque ou ce n'était pas vraiment la mode, en effet il est né en 1856.

Citation:
« Si nous devions saisir et éliminer de notre monde industriel les résultats des travaux de monsieur Tesla, les roues de l’industrie s’arrêteraient, les trains seraient immobilisés, nos villes seraient jetées dans la pénombre et nos usines seraient mortes [...] Son nom marque une époque dans l’avancement de la science électrique. De son travail jaillit une révolution. »

B.A. Behrend, président du American Institute of Electrical Engineers.


Cette histoire d'homme venant du futur est hypothétique mais ça peut faire réfléchir sur le sort que nous réservons à ceux qui échappent à la norme.

Ceci étant dit, devons-nous en tant que société interner, médicamenter, ou ostraciser tout ceux qui échappe à la norme, ne serait-il pas plus avantageux de voir si ceux-ci n'auraient pas quelque chose à nous apprendre ?

Peut-être qu'au fond tout ces dépressifs qui se multiplient nous disent tout simplement que le monde va mal, et qu'il serait grand temps d'y voir avant qu'il ne soit trop tard ? Peut-être que les schizophrènes nous rappellent que l'imaginaire est une dimension humaine que nous ne pouvons évacuer sans y perdre au change ?

Qu'en pensez-vous ?

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Hydrazine
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MessageSujet: Re: Une question d'optique   Lun 26 Juin - 21:32

Bon Negens

Après avoir lu ton "post" j'ai le qoût de te faire une fleur et rammener tes préoccupations légitimes au ras des pâquerettes.

Dans l'intérêt de la vaste majorité, oublions carrément cette histoire d'extra-terrestes et d'hommes venus du futur et focussons sur la personne utilisatrice de services en santé mentale. Qui est-elle au juste ?

Possiblement une personne comme toi et moi sans facultés particulières, une personne qui souffre peut-être des conditions que tu mentionne à la toute fin de ton "post"

Citation:
Peut-être qu'au fond tout ces dépressifs qui se multiplient nous disent tout simplement que le monde va mal, et qu'il serait grand temps d'y voir avant qu'il ne soit trop tard ?


Quelque soit la source du malaise, je confirme que tu as parfaitement raison sur la question d'optique, c'est ce qu'indique l'article suivant tiré du site de l'Association québécoise de la schizophrénie.

Pour voir l'article cliquez ici.

Dans le cadre de ce Forum, la question n'est pas tellement de constater nos problèmes d'optique car il est évident que nous en avons, vraisemblablement les "malades" ne sont pas toujours ceux qu'on pense, comment est-il possible de remédier à nos problèmes de perceptions ?

Voilà la question...

Hydrazine

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Cordialement vôtre
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Dendor
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MessageSujet: Re: Une question d'optique   Sam 11 Nov - 11:02

Pour ceux qui comme moi ressentent le désespoir minute après minute et qui est devenu un état d'âme permanente depuis plusieurs années, je me pose les questions suivantes.

Mais la question n'est-elle pas que signifie être malade ?
Est-ce que le fait d'être dans un état de désespoir est une maladie ?
Est-ce que la souffrance est nécessairement liée à l'état ou à son conditionnement?
Je vais d’entrée de jeux écarter le fait que les médicaments ont souvent des effets qui aggrave dans un premier temps les ressentiments de tristesse, de détresse voir d’angoisse , de pulsions suicidaires. On pourrait arrêter immédiatement en se posant la question si la si majeur partie de la souffrance ne provient pas en bonne partie de la médication.
Si on retranche en plus, perte d’emploi, perte de fonctionnement social au cause du milieu inadapté à ces situations, impossibilité de prendre un repos, le rejet de la société, isolement de sa famille enfant etc Même un être en parfaite santé qui subirait se traitement se verrait passablement soufrant.

Une fois ces petits facteurs mis de coté dans le sens que si nous corrigions ces aspects et en supposant qu’il resterait une grande souffrance lié aux maladies psychiatriques. Je peut développer cette réflexion.

Ce que j'éprouve de si désagréable, n'est-il pas plutôt ma mémoire psycho affective sociale, résultat d'un conditionnement d'une société qui rejette totalement l'idée que la vie n'est pas une belle chose, sans en être nécessairement une mauvaise non plus.
Le rejet de l'idée que la vie n'a rien de beau autre qu'une sensation de plaisir conditionnée par un amalgame physiologique à quelque chose, qui de fait, remet en cause toute société et son sens. Cette idée porte en elle même la fin de l'omnipotence de notre société.
Alors pour notre société qui nous promet la vie éternelle pour bientôt, croyez vous qu'elle peut laisser ce réalisme l'envahir sans qu'elle même ne panique et ne cherche qu'à détruire et anéantir ceux qui sont les porteurs de ce message. Alors, elle les violente de toutes sortes de façons.
De cette manière, elle créé un conditionnement souffrant lié à cet état d'âme et cherche par cette action à détruire ces cellules qui la menace car elles sont contraire à son existence en apparence.
Alors la personne qui se trouve rendu à cette état d'âme (perte des illusions) plonge dans une souffrance aussi vrai que celle que peut éprouvée une personne en crise d'identité sexuelle dans un monde ou l'homosexualité est considérée comme une dépravation. La souffrance est réelle, mais elle n'est pas liée à son orientation sexuelle, elle est liée à un conditionnement de rejet associé à cette orientation.
Mais voilà il se peut que cette idée que la vie n'a rien de beau soit la simple réalité. Que l'être humain ne soit qu'une fourmi dans la fourmilière et qu'il n'existe rien pour lui en dehors de cette vie et de cette fourmilière.
Peut-être que si cette idée est développée comme une réalité et non comme une maladie, alors peut-être pourrons-nous la sublimée et remplacer la souffrance qui l'accompagne par une grande compassion envers la condition humaine.
Alors, il y a l'innocence de l'enfance dépendamment de notre génétique et de notre vie les réalités de nos vies qui se manifestent et qui s'installent du début à la fin. Comme une éponge, on absorbe ce que le milieu met à notre disposition certains vivront de leurs illusions toute leur vie et d'autre vivrons de leur cauchemars toute leur vie. Et entre les deux il existe une infinité d'états d'âme qui sont passagères ou permanentes.
Alors pour ceux que leur désespoir est un état passager certes une pilule, une thérapie, une je ne sais quoi peut les remettent en situation d'illusion et tout entre dans l'ordre du moins selon leur perception.
Mais quel sort est réservé à ceux qui ne peuvent reconstruire cette illusion? Ils sont médicalisés, ils sont reniés, pris en pitié, incompris, combattus, isolés, etc. Ils sont une menace pour la société aussi pire que la peste, car leurs existence, leurs présence, leur désespoir comme on l'appel remet en cause même l'existence de celle-ci. Ce rejet se passe pas qu’autour de nous mais en nous, En nous même nous nous rejetons lorsque nous sommes tristes, déprimés, nous rejetons nos proches, leurs attitudes négatives, etc ? Et avec un peu d'introspection nous arrivons vite à la conclusion que nous faisons ce rejet pour protéger notre propre équilibre qui est lié à notre propre souffrance reliée a ces idées et c’est de cette Facon que la société rejette cette idée de cette façon quelle se concrétise. C’est à travers nous quelle exerce ce rejet.
Y a pas un pilule, une illusion ou quoi que ce soit qui ramène un être vivant à la vie, cela ne nous empêche pas de réussir un deuil?

Merci
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Negens
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MessageSujet: Re: Une question d'optique   Sam 11 Nov - 21:23

Ouff !!!

Quelle analyse! Pas facile d'ajouter quelque chose après ça, étant donné la densité de ton écriture, un peu d'aération ne ferait pas tord pour détacher les nombreuses idées que tu soulève, surtout ne le prend pas en grippe, c'est un tout petit reproche considérant la qualité du contenu.

Citation:
Mais quel sort est réservé à ceux qui ne peuvent reconstruire cette illusion? Ils sont médicalisés, ils sont reniés, pris en pitié, incompris, combattus, isolés, etc. Ils sont une menace pour la société aussi pire que la peste, car leurs existence, leurs présence, leur désespoir comme on l'appel remet en cause même l'existence de celle-ci. Ce rejet se passe pas qu’autour de nous mais en nous, En nous même nous nous rejetons lorsque nous sommes tristes, déprimés, nous rejetons nos proches, leurs attitudes négatives, etc ? Et avec un peu d'introspection nous arrivons vite à la conclusion que nous faisons ce rejet pour protéger notre propre équilibre qui est lié à notre propre souffrance reliée a ces idées et c’est de cette façons que la société rejette cette idée de cette façon quelle se concrétise. C’est à travers nous quelle exerce ce rejet.


Je me suis toujours souvenu du fait qu'au début de l'ère industrielle, on descendait dans les mines de charbons avec un oiseau en cage, si l'oiseau mourrait, on devais remonter au plus vite car quelque chose n'allait pas au niveau de la qualité de l'air, ce qui pouvait mettre la vie des mineurs en danger.

Perso et conformément à la teneur de ton propos, je ne suis pas près à croire que l'oiseau meurt ou souffre en raison d'une configuration inappropriée de son code génétique. Tant que nous ne pourrons ni n'aurons le courage et l'intelligence de considérer les questions de santé mentale comme un phénomène de société, nous demeurerons dans la purée de poix, ce malgré tout les efforts déployés pour aider la personne individuelle, mais sur la possibilité qu'un éveil de la conscience populaire sur cette question puisse se produire j'ai un peu perdu mes illusions.

Si une part suffisante étaient consciente des réalités que tu mentionne, ceci permettrait d'orienter le domaine de la défense des droits en santé mentale de façon différente, peut-être plus action sociale, question d'éveiller la conscience sociale aux enjeux et aux questions soulevées par ton post.

Evidemment, il y a des diagnostiques avec lesquels je ne suis moins familier qui ne pourraient que bénéficier de davantage de compassion, mais en ce qui a trait à l'accroissement du taux d'incidence du trouble dysthymique et de la dépression, moi je pense qu'il s'agit tout simplement d'un signe des temps et il est aussi probable que ce soi-disant "signe des temps" pourrait servir de fourre-tout à bien d'autres conditions diagnostiquées comme des conditions de santé.

Bref, la question qui se pose et m'apparaissant capitale est la suivante: Lorsqu'un oiseau meurt au fond d'une mine de charbon pour avertir les mineurs de la venue d'un coup de grizou, est-ce par ce qu'il est malade ?

Si collectivement nous faisions l'effort de résoudre au cours du prochain centenaire, cette éniqme qui est somme toute moins difficile que celle de la préscéance de l'oeuf ou de la poule, peut-être que des hommes et des femmes habiterons encore cette planète.

Merci
Negens

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MessageSujet: Re: Une question d'optique   Sam 11 Nov - 22:04

J’en conviens que cela est un peu tordu. :-)

Mais le but de mon exposé n’était pas tant de répondre à la question mais de montrer que l'on peut se perdre longtemps dans les dédales de l'esprit. Les chemins du cœur sont si simple que tous les négligent alors que ceux de l'esprit sont complexes et sans fin.

Si je vais au plus profond de mon être sur le sens de la maladie, de la vie et de la mort, j’en arrive à ceci. Est-ce la vie qui me fait souffrir ou n’est-ce pas plutôt l’imposition de mon instinct de survie qui origine du fond des temps et qui est à la base de la vie elle même. Elle prêche pour sa paroisse. Car si les fondements de notre être étaient la mort., la vie n’aurait pas pu se perpétuer à ce jour. Cela m’apparaît une évidence.

Cependant, cela ne signifie pas que la survie soit plus douce que la mort. D’où l’utilité de l'illusion pour survivre. Tout comme les gènes cette capacité d'illusion à survécue à travers les âges comme gage de survie pour l’espèce. Mais cette illusion ne change en rien la vraie réalité, celle qui est physique. Alors si par malheur on perds cette illusion et bien malheur à nous :-).

Et bien, il arrive que plusieurs d'entre nous perdent cette illusion, alors que leur reste-t-il ? Mourir ou survivre. Mais survivre pour qui? Survivre pourquoi? Pourquoi souffrir? Pourquoi ne pas mettre fin à cette souffrance? Et si au bout du compte il ne reste rien, rien pour l'humain que nous sommes, seulement qeu de la souffrance, que de la désillusion, alors on se dit aussi bien mourir.
Mais au bout du tunnel il existe une toute petite lumière. Et elle s’appelle le don. Le don de soi. Chaque souffrance, chaque angoisse, chaque peine, chaque geste, chaque malheur devient un don, un don à la vie. Comme tous les dons, cela doit se faire sans combattre mais dans l’acceptation et le respect de nos amis, de nos confrères, de nos voisins et surtout dans le respect de leur propre don.

Tout un chemin pour en arriver à dire que ce qui prime c’est la personne, son expérience de vie. La personne qui est la plus importante est nous même.

Alors si on la respecte on trouvera le moyen de l'amener à la vrai réalité des choses le don d'elle même à sa vie, sans rien n’attendre en retour.

Alors ton idée est superbe, si elle est concrétisé de façon quelle permette à plus de gens à se donner à la vie moi j’embarque.

Merci
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