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| | La réforme : remède ou désastre? | |
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Hydrazine Administrateur


Age : 55 Inscrit le : 02 Sep 2005 Messages : 424 Organisme : Administrateur: Pro-Def Estrie et AGIDD-SMQ
| Sujet: La réforme : remède ou désastre? Ven 16 Mar - 20:27 | |
| La réforme : remède ou désastre?
Pour pallier les lacunes évidentes du réseau de la santé et des services sociaux en matière de santé mentale, le ministère de la Santé a pondu un plan d'action. Une réforme de toute l'organisation des services, qui seront désormais axés sur la première ligne. En théorie, donc, un progrès. Non, rétorquent plusieurs psychiatres, qui croient qu'on s'apprête à répéter le cauchemar de la désinstitutionnalisation.
Sur papier, tout semble parfait. Porte d'entrée du réseau pour les jeunes atteints de troubles mentaux : le CLSC local. Tous les CLSC disposeront d'une équipe d'intervention spécialisée en santé mentale, composée de plusieurs professionnels : infirmières, omnipraticiens, psychologues, travailleurs sociaux. Les troubles légers à moyens seront pris en charge là-bas. Un pédopsychiatre répondant épaulera les intervenants de chaque CLSC et on lui référera les cas lourds.
En région, cette stratégie est déjà en oeuvre. Et elle fonctionne très bien, affirme le docteur André Delorme, sous-ministre à la Santé. «Le Québec a surtout développé des services de deuxième ligne en santé mentale. Et, oui, ça a un impact sur l'accessibilité.» En formant une première ligne cohérente, «ça permet de décharger la deuxième ligne», explique-t-il.
En théorie, oui. En pratique, peut-être que non. Car pour assurer une première ligne cohérente en santé mentale, Québec va sacrifier les soins aux jeunes les plus atteints, dénoncent plusieurs psychiatres.
«Le jeune avec un trouble léger ou moyen va avoir plus de services. Mais celui pris avec un trouble sévère, lui, il n'aura rien d'autre qu'une pilule. Ça va être la catastrophe», dénonce la pédopsychiatre Marie Plante.
Le problème, c'est que pour créer les équipes qui seront à l'oeuvre en CLSC, il n'y a pas d'argent frais. On a donc réquisitionné tous les psychologues qui travaillaient en hôpital pour les envoyer en première ligne. À Montréal seulement, 143 professionnels quitteront ainsi les hôpitaux.
«On va vider les ressources spécialisées pour créer une première ligne. On va déshabiller Pierre pour habiller Jacques», déplore le psychiatre Luc Blanchet.
Non seulement les psychologues et travailleurs sociaux des hôpitaux seront-ils absents, mais les pédopsychiatres, déjà débordés, auront moins de temps à consacrer à leurs cas. «Dans le plan, on prévoit que les pédopsychiatres vont devoir donner 20 % de leur temps en support pour coacher la première ligne», explique la Dre Plante. «Quand est-ce qu'on va voir des jeunes?», se demande-t-elle.
Au ministère de la Santé, on minimise les craintes. «Ce n'est pas surprenant que les gens à qui on pose le défi de faire un changement réagissent comme ça. Mais l'expérience dans d'autres régions montre que l'impact est positif. Partout, on a été capable de faire ce changement-là avec des ressources moindres qu'à Montréal», plaide le Dr Delorme.
Source : La Presse le mardi 06 février 2007 Katia Gagnon _________________ Cordialement vôtre L'Administration du Forum |
|  | | Hydrazine Administrateur


Age : 55 Inscrit le : 02 Sep 2005 Messages : 424 Organisme : Administrateur: Pro-Def Estrie et AGIDD-SMQ
| Sujet: Re: La réforme : remède ou désastre? Ven 16 Mar - 20:56 | |
| Réorganisation à l'Hôpital Louis H Lafontaine - Mutations de personnel et réductions de postes en vue
Une vaste réorganisation des services à l'hôpital Louis-H.-Lafontaine devrait provoquer de nombreux transferts de personnel, ainsi que quelques abolitions de postes dans les trois prochaines années.
Comme le révélait La Presse le 20 janvier, l'établissement psychiatrique doit fermer plus de 200 lits d'ici trois ans afin de respecter le plan d'action en santé mentale du gouvernement, adopté en 2005.
De plus, l'hôpital s'était engagé depuis quelques années à revoir ses services en fonction de programmes clientèles.
Au terme de la réorganisation, huit unités devraient fermer, en plus du service de débordement des urgences, et une trentaine d'employés seraient mutés dans des centres de santé et de services sociaux, selon des documents obtenus par La Presse. Au total, l'établissement psychiatrique doit ainsi économiser 10,2 millions.
Mercredi, le syndicat a reçu un mandat clair de ses membres réunis en assemblée générale pour aller négocier avec la direction les mutations de personnel.
«On nous met le gun sur la tempe», a dit Pierre Turgeon, président du syndicat des travailleurs de Louis-H.-Lafontaine (FSSS-CSN). Selon le syndicat, la direction souhaiterait en venir à une entente avant la fin du mois de février.
La veille, la direction de l'hôpital, qui rencontrait plusieurs employés des unités devant fermer, s'était fait plus rassurante. «Avec les postes qui sont actuellement vacants, les départs à la retraite prévus et le roulement normal, nous pensons être en mesure de relocaliser tout le monde», a souligné Sylvie Desmarais, directrice des ressources humaines.
Le syndicat s'est toutefois montré plus inquiet. Avec la fermeture à terme de huit unités, il semble évident que certains services auxiliaires, buanderie, cuisine, entretien sanitaire, employés de bureau, seront touchés. «C'est clair qu'il y a des postes périphériques qui vont décoller dans tout ça, a indiqué le président du syndicat en assemblée générale. Le climat est en train de pourrir.»
Le Plan d'action en santé mentale du gouvernement du Québec prévoit que, d'ici 2010, les soins de première ligne pour les personnes atteintes de troubles mentaux soient donnés à l'extérieur des hôpitaux psychiatriques, soit en CLSC le plus possible. Mais tous s'entendent pour dire qu'il n'existe pas encore de ressources suffisantes pour accueillir ces patients en dehors des hôpitaux spécialisés. «Soyons clairs, il n'y aura pas de transfert de la clientèle s'il n'y a personne pour les accueillir», a prévenu Diane Gauthier, directrice des services cliniques de Louis-H.-Lafontaine. Le plan gouvernemental prévoit le transfert de budget de 43 millions de dollars au total (dont 10,2 millions de LHL) vers ces futures ressources.
Le syndicat entend faire front commun avec les représentants d'autres établissements aux prises avec les mêmes dilemmes. Mis à part la possibilité de voir des emplois disparaître, c'est aussi le flou entourant les détails de la réorganisation qui inquiète les membres.
Source : La Presse le samedi 03 février 2007, Malorie Beauchemin _________________ Cordialement vôtre L'Administration du Forum |
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