david vincent Fidèle

Nombre de messages: 38 Date d'inscription: 31/07/2007
 | Sujet: Prozac : et si ce n’était qu’un effet placebo ? Mer 27 Fév - 12:37 | |
| | [26 février 2008 - 17:25]
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Une étude britannique vient semer le trouble quant à l’efficacité des antidépresseurs de la classe des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS). Autrement dit celle inaugurée par le Prozac (fluoxetine) qui, en France, vient de voir son indication étendue chez l’enfant et l’adolescent ! A en croire les conclusions de ce travail, ces antidépresseurs-là seraient, à quelques exceptions près, aussi efficaces qu’un placebo…
L’équipe du Pr Irving Kirsch de l’Université de Hull, a compilé 47 essais cliniques portant sur les ISRS. Certaines de ces études avaient été rendues publiques, d’autres pas… En fait, cette méta-analyse a pris en compte la totalité de la littérature scientifique disponible sur le sujet. Un travail sérieux donc, qui a porté sur le Prozac (fluoxetine), mais également sur l’Effexor (venlafaxine), le Serzone (nefazodone) et le Deroxat (paroxetine).
Le résultat ressemble fort à… un tremblement de terre. Cette génération d’antidépresseurs serait à en croire le Pr Kirsch, largement inefficace ! « Les patients se sentent mieux en (les) prenant, (mais) il en va de même pour ceux qui se voient administrer un placebo ». Et encore, « l’amélioration n’est pas si importante », précise-t-il. Seuls les patients atteints de dépression « très sévère » répondraient favorablement à ce type de traitements. Mais là encore, avec un gros bémol : « l’amélioration de leur état serait davantage liée à une moindre réaction au placebo, qu’à une réponse positive aux antidépresseurs ».
A ses yeux, la conclusion qui s’impose est simple : « les patients dépressifs peuvent améliorer leur état sans recourir aux traitements chimiques ». Le sujet est extrêmement sensible, on s’en doute. D’autres travaux devront donc certainement venir confirmer ou infirmer ces conclusions. Il est d’ores et déjà acquis cependant, que ce travail est appelé à faire du bruit. En tout état de cause, aucune décision visant à modifier ou suspendre un traitement antidépresseur ne doit être prise sans en avoir au préalable parlé avec son médecin. Chaque décision est individuelle et procède du cas clinique concerné.
C'est vrai que le titre peut soulever la polémique, mais ils s'appuient sur des études qui ont l'air sérieuses
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