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 Les antidépresseurs

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Hydrazine
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MessageSujet: Les antidépresseurs   Lun 8 Jan - 11:24

Classes d'antidépresseurs

Les classes d'antidépresseurs généralement utilisées actuellement sont les inhibiteurs sélectifs de la recapture de sérotonine (ISRS) et les antidépresseurs atypiques.

Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de sérotonine (ISRS)

ILs ont été introduits au début des années 90. Leur action augmente la quantité de sérotonine disponible entre les cellules nerveuses. Le premier antidépresseur de cette classe a été le Prozac (fluoxetine) en 1988. Le Zoloft (sertraline), le Luvox (fluvoxamine), le Paxil (paroxetine), le Celexa (citalopram) et le Lexapro ou Cipralex (escitalopram) font partie de cette classe.

Les antidépresseurs atypiques sont les plus nouveaux antidépresseurs.

Ils sont apparus vers la fin des années 90. Leur nom vient du fait qu'ils ont des mécanismes différents les uns des autres (recapture de différents neurotransmetteurs comme la sérotonine et la noradrénaline, etc.). L'Effexor (venlafaxine), le Remeron (mirtazepine), le Wellbutrin ou Zyban (bupropion), le Buspar (buspirone) et le Desyrel (trazodone) font partie de cette classe.

Les antidépresseurs des classes plus anciennes sont parfois utilisés lorsque les plus récents n'ont pas bien fonctionné. Ces classes sont:

Les antidépresseurs inhibiteurs de la monoamine-oxydase (IMAO)

Cette classe d'antidépresseurs peut être efficace chez certaines personnes pour qui les antidépresseurs plus récents n'ont pas fonctionné.

Ces antidépresseurs augmentent la concentration de neurotransmetteurs en inhibant les enzymes (les monoamine oxydases) chargées de leur dégradation.

Cette catégorie inclut le Nardil (phenelzine), le Parnate (tranylcypromine) et le Marplan (isocarboxazid).

Parce que ces antidépresseurs peuvent avoir des effets secondaires sévères, les instructions doivent être très bien suivies. Des restrictions alimentaires sont nécessaires car des substances dans certains aliments et breuvages peuvent causer des interactions dangereuses.

Les antidépresseurs tricycliques

Ils ont été le traitement de première ligne pour la dépression à partir des années 60 jusqu'à la fin des années 80.

Ils augmentent les niveaux de sérotonine, de noradrénaline et de dopamine (neurotransmetteurs).

Cette catégorie inclue le Tofranil ou Janimine (imipramine), l'Elavil ou Endep (amitriptyline), Aventyl ou Pamelor (nortriptyline) et le Norpramin ou Pertofrane (desipramine).

Ils sont aussi efficaces que les nouveaux antidépresseurs mais ont davantage d'effets secondaires.

Ils sont utilisés lorsque les antidépresseurs plus récents ne sont pas efficaces. Ils peuvent aussi être utilisés pour améliorer le sommeil ou pour traiter la douleur neuropathique.

Leurs principaux effets secondaires incluent la bouche sèche, la constipation, les problèmes de vessie, les problèmes sexuels, la vision brouillée, les étourdissements, la somnolence, une réduction de pression sanguine abrupte lorsque debout et un rythme cardiaque accéléré.

Efficacité

Dans la majorité des cas, au moins 6 à 8 semaines sont nécessaires avant qu'une diminution des symptômes soit observable. La prescription débute habituellement par une faible dose qui est augmentée graduellement jusqu'à l'effet désiré s'il n'y a pas d'effets secondaires trop incommodants. Il est important qu'un antidépresseur soit pris régulièrement tous les jours afin qu'il soit efficace.

Il est fréquent que plus d'un antidépresseurs soient essayés avant de trouver celui qui fonctionne le mieux ou encore qu'une combinaison d'antidépresseurs soit utilisée.

Les antidépresseurs sont habituellement prescrits pour au moins 6 à 12 mois.

Une recherche récente, financée par National Institute of Mental Health américain dresse un portrait de l'efficacité des antidépresseurs (ISRSs et atypiques) pour le traitement de la dépression majeure:

Effets secondaires

Les effets secondaires les plus fréquents sont les suivants: maux de tête, nausées, nervosité, insomnie, agitation et difficultés sexuelles. Ces symptômes s'atténuent et disparaissent le plus souvent après quelques semaines. Les difficultés sexuelles toutefois sont souvent plus persistentes. Une prise de poids est fréquente et varie selon l'antidépresseur. Par exemple, Paxil la favoriserait davantage que Celexa.

Un risque légèrement plus élevé de suicide a été observé chez les jeunes jusqu'à 24 ans dans les premières semaines de la prise d'antidépresseurs:

Sevrage

Les antidépresseurs doivent être cessés graduellement afin de minimiser les symptômes de sevrage dont les plus courants sont: les étourdissements, la bouche sèche, l'insomnie, les nausées, la nervosité et la transpiration.

Malgré l'arrêt graduel, il arrive que ces symptômes soient importants. L'Effexor et le Paxil entraînerait plus fréquemment des symptômes de sevrage.

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MessageSujet: Re: Les antidépresseurs   Lun 8 Jan - 11:55

Le sevrage des antidépresseurs est parfois difficile

Dans un article repris par plusieurs grands journaux anglophones, l'Associated Press rapporte des cas d'incapacité de cesser des antidépresseurs en raison des symptômes amenés par le sevrage, et ce même en diminuant graduellement la dose.

Deux des antidépresseurs qui se vendent le plus, l'Effexor et le Paxil ont amené tant de plaintes que certains médecins, rapporte l'Associated Press, évitent de les prescrire.

Depuis les deux décennies environ de l'existence du Prozac, le premier antidépresseur de la catégorie "inhibiteur de la recapture de la sérotonine", certains patients ont rapporté des réactions extrêmes à l'arrêt de cette catégorie d'antidépresseurs.

Les gens rapportent une variété de symptômes, apparaissant parfois quelques heures seulement après l'arrêt. Ils peuvent souffrir de nausées, de douleurs musculaires, de pleurs incrontrôlables, d'étourdissements et de diarrhées. Certaines personnes rapportent des sensations "électriques" au cerveau. Certains cas ont été rapportés de gens se présentant aux urgences des hôpitaux, inquiets de ces symptômes inconnus.

Le phénomène du sevrage des antidépresseurs est peu étudié. Des recherches ont avancé des taux allant de 17% à 78% pour les marques les plus problématiques.

Les symptômes de sevrage peuvent être reliés au fait, par exemple, que la sérotonine qui est affectée par les antidépresseurs n'agit pas seulement sur l'humeur mais aussi sur le sommeil, l'équilibre, la digestion et d'autres processus physiologiques.

Généralement, précise Dr. Richard C. Shelton, psychiatre à l'école de médecine de l'Université Vanderbilt, les médicaments qui sont métabolisés le plus rapidement causent les symptômes les plus sévères. L'Effexor, qui est métabolisé dans quelques heures, est un des pires à cet égard; tandis que le Prozac, qui a une demie-vie d'environ une semaine, est considéré comme étant le mieux.

Afin de réduire les symptômes de sevrage de l'Effexor et du Paxil, ces derniers sont parfois graduellement remplacés par le Prozac dont le sevrage se fait ensuite plus facilement.

Les critiques des compagnies pharmaceutiques leurs reprochent de minimiser la sévérité des symptômes de sevrage. Les informations fournies aux médecins précisent que les patients peuvent parfois présenter des symptômes légers ("mild") à l'arrêt du médicament mais laissent entendre que la cessation graduelle prévient ce problème.

De l'avis de certains psychiatres, il n'est pas difficile d'arrêter les antidépresseurs. "La vaste majorité des gens ne sont pas aussi sensibles" affirme Alan Schatzberg, responsable du département de psychiatrie de l'école de médecine de l'Université Stanford University.

En décembre 2004 pourtant, l'agence de contrôle des médicaments britannique a émis un rapport avertissant que tous les antidépresseurs IRS peuvent être associés à des symptômes de sevrage et notant que l'Effexor et le Paxil semblent associés à une plus grande fréquence de réactions de sevrage.

Source: www.cnn.com

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MessageSujet: Re: Les antidépresseurs   Lun 8 Jan - 12:13

Enquête: Prescription rapide d'antidépresseurs par les médecins québécois

"Se faire prescrire des antidépresseurs serait d'une facilité déconcertante. Une enquête du Journal de Montréal soutient, en effet, qu'il ne faudrait que quelques minutes lors d'une visite chez le médecin pour se faire prescrire ces petites « pilules du bonheur. »

Dix des 11 médecins consultés ont prescrit les antidépresseurs en quelques minutes seulement, la consultation n'ayant souvent même pas duré cinq minutes.

Le journaliste prétextait être déprimé et manquer d'intérêt pour certaines activités. Il prenait soin de ne pas évoquer une perte de poids ou des tendances suicidaires pour justifier la consultation.

Seulement trois médecins ont pris plus de 15 minutes pour la consultation et ont poussé plus loin pour identifier les causes de la supposée dépression.

Certains médecins ont également omis de dire au faux patient que le traitement aux antidépresseurs devait durer au moins 6 mois et qu'il ne fallait pas cesser abruptement la médication.

Huit des 11 médecins consultés ont recommandé de voir un psychologue en plus de la médication. Cinq ont demandé un examen sanguin.

La prescription aussi rapide d'antidépresseurs inquiète les spécialistes. Ceux-ci mettent notamment en cause la très forte pression des compagnies pharmaceutiques pour pousser la vente de leurs médicaments.

Ils blâment également les patients eux-mêmes et la pensée magique que ces petites pilules peuvent tout guérir. Selon un médecin de l'hôpital Charles-Lemoyne, 90 % des patients s'attendent à sortir de leur consultation avec une prescription en main."

Source: radio-canada.ca/nouvelles/Science-Sante

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MessageSujet: Re: Les antidépresseurs   Lun 8 Jan - 12:29

Efficacité des antidépresseurs

Dans une récente recherche, 30% des gens souffrant de dépression majeure étaient en rémission après 12 semaines d'un traitement avec l'antidépresseur Celexa. Contrairement à la plupart des recherches sur les antidépresseurs, celle-ci était financée par le National Institute of Mental Health et non par l'industrie pharmaceutique. Elle ne mesurait pas, précisent les chercheurs, de petites améliorations chez des gens soigneusement sélectionnés mais étudiait l'évolution de gens ayant consulté dans le système de santé.

La recherche impliquait 3000 personnes ayant reçu l'antidépresseur Celexa pendant 12 semaines et ne faisant pas de psychothérapie. Après 12 semaines, 30% étaient en rémission complète, c'est-à-dire qu'ils n'avaient plus de symptômes de dépression tout en poursuivant la médication. Dans la presque totalité des cas, au moins 8 semaines de traitement avec une dose relativement élevée de Celexa ont été nécessaires avant qu'une amélioration puisse être observée. Ces résultats devraient également s'appliquer aux autres antidépresseurs modernes croient les chercheurs. Ils mentionnent que les patients et les médecins perdent souvent patience et abandonnent le traitement dans les premières semaines en raison du manque de résultats.

La proportion de participants ayant vu une amélioration était plus grande chez les blancs, les femmes, les gens plus scolarisés, ayant de meilleurs revenus et, plus particulièrement chez ceux étant mariés.

Source: Trivedi, M.H. American Journal of Psychiatry, January 2006; vol 163: pp 1-13. (Medscape)

Bref: si vous êtes un homme noir peu scolarisé, pauvre et vivant seul il y peu de chance qu'un antidépresseur puisse être utile, c'est ce qu'on appelle la composante psycho-sociale...

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MessageSujet: Re: Les antidépresseurs   Dim 11 Fév - 7:05

Efficacité des antidépresseurs (2)

La première phase de la plus grande recherche américaine à l'échelle nationale sur la dépression montrait qu'un patient déprimé sur trois n'avait plus de symptômes après 12 semaines de traitement avec l'antidépresseur Celexa.

Qu'en est-il pour les deux autres tiers? Changer d'antidépresseur ou en ajouter un deuxième a permi à un tiers d'entre eux de surmonter leurs symptômes après 14 semaines supplémentaires de traitement.

Au total donc, près de 50% des participants à cette recherche sont rétablis, après un ou deux traitements.

Les patients qui ont cessé le Celexa pour un autre antidépresseur, ont pris de l'Effexor XR, du Wellbutrin SR ou du Zoloft. Ce qui a permi à 25% d'entre eux de guérir. Aucune de ces médications n'était meilleure qu'une autre même si elles fonctionnent différemment.

Pour le groupe où une médication était ajoutée au Celexa, il s'agissait du BuSpar ou du Wellbutrin SR. Encore là, malgré des principes d'action différents, les taux d'efficacité étaient similaires.

Source: The New England Journal of Medicine, March 23, 2006.

Commentaire: Il vaut la peine de mentionner aussi que la dépression n'est pas seulement une condition médicale. Il y a des causes dans la vie de la personne qui doivent être considérées et résolues. Qu'en pensez-vous?

Venez partager votre opinion dans notre FORUM

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