Le
DSM-IV présente la dépendance comme un mode d'utilisation inapproprié d'un produit entraînant des signes physiques et psychiques. Elle se manifeste par l'apparition d'au moins trois des signes ci-après sur une période d'un an.
- une tolérance qui se traduit soit par une augmentation des doses pour un effet similaire, soit par un effet nettement diminué si les doses sont maintenues à leur état initial.
- un syndrome de sevrage en cas d'arrêt ou une prise du produit pour éviter un syndrome de sevrage.
- une incapacité à gérer sa propre consommation, l'usager consomme plus longtemps ou plus qu'il ne le voulait.
- des efforts infructueux pour contrôler la consommation.
- un temps de plus en plus important est consacré à la recherche du produit.
- les activités sociales, culturelles ou de loisir sont abandonnées en raison de l'importance que prend le produit dans la vie quotidienne.
- une poursuite de la consommation malgré la conscience des problèmes qu'elle engendre.
La seule famille de substances utilisées en psychiatrie qui entraîne la dépendance selon les termes exacts de cette définition, ce sont les benzodiazepines (tranquillisant et somnifères) les signes de dépendance apparaissent rapidement, pour cette raison la precription médicale honnête de cette substance se résume à quelques semaines, mais l'honnêteté est loin d'être la norme.
Le Séroquel est un antipsychotique, comme pour toute autre substance utilisée en psychiatrie, il y a apparition d'un symptôme de sevrage à l'arrêt, celui-ci se caractérise dans le cas du Séroquel par une résurgence massive de la dopamine, un neurotransmetteur que la substance a pour objet de bloquer, pour cette raison les antypsychotiques doivent être diminués progressivement.
Ce qui prouve que les antipsychotiques n'entraînent pas de dépendance selon les termes de la définition du DSM. c'est que les consommateurs de ce type de substance, ont tendance à cesser de la consommer sans préavis médical plutôt qu'à la consommer de façon compulsive, ce qui de toute façon n'arrive jamais. En fait, le consommateur d'antipsychotiques est en manque de dopamine, ce qui a pour effet d'émousser l'ensemble de ses facultés (intellectuelle, sexuelle, etc.) c'est pour cette raison qu'il cherche à arrêter.
Bref, symptome de sevrage n'égale pas dépendance, les autres critères du DSM doivent être aussi pris en compte...
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