GNIENHOUN Nouveau


Nombre de messages: 4 Age: 31 Organisme: Fondation DONNER Date d'inscription: 05/09/2008
 | Sujet: CELLES QUI SOUFFRENT DANS LE SILENCE Sam 6 Sep - 10:12 | |
| L'article de Valerie qui s’intitule, “victimisation secondaire” que j’ai pris une réelle attention et un grand interet à lire m’inspire la présente contribution.
L’expérience relatée par Valerie est, n’en doutons pas, celle d’une multitude d’autres femmes qui souffrent en silence soit par peur, soit par honte, soit par manque de cadre approprié. Elles, ce sont celles qui souffrent dans le silence.Disons le tout de suite : malgré tous les efforts réalisés en vue d’un épanouissement veritable de la femme, malgré toutes les demarches réalisées en vue de plus de justice pour la femme, malgré tout l’arsenal juridique et de declarations internationales en faveur de la femme, la femme en générale, peu importe son origine, sa couleur, son rang social, souffre encore aujourd’hui d’un mal pernicieux que j’appelle la “Masculinité” dont les effets devasteurs sont entres autres, orgueil, complexe, arrogance.Nous le savons helas, nous les hommes. Nous avons beau refusé de l’admettre, nous avons beau trouvé toutes les subtilités pour le nier, nous le savons très bien quand nous sommes seuls, face à face avec notre conscience. Nous savons bien que ces etres, les femmes, qui sont parfois nos mères, nos épouses, nos collègues, nos collaboratrices presentent des aptitudes et des capacités naturelles incroyables qui surpassent parfois les notres. Combien d’hommes, dans leurs foyers, se rendent compte de cette réalité? Mais, ainsi vont les choses, ainsi va le monde : nos societés ont été conditionnées, l’homme est l’exemple de la perfection, de la réussite, il a plus de sens et de tact, il est fait pour diriger, il est le maitre. La femme, elle, suit toujours. Elle a vraiment besoin de la main directrice de l’homme pour retrouver sa stabilité et son épanouissement. Quelle belle repartition des roles ! Cette situation est bien pernicieuse. Ainsi, beaucoup de femmes finissent par tomber dans une sorte de perte de confiance, d’acceptation des positions établies. Dans le meilleurs des cas, la belle ingeniosité qui est en elles, sommeillent en attendant peut etre d’hypothétiques meilleurs jours.Ironie ! Ces hommes, qui sont donnés pour modèle, pour exemple, pour reference sont les memes à faire encore preuve d’une legereté surprenante. Ils sont les memes encore à nourrir des désirs malsains à l’égard de la femme d’autrui, à l’egard de leurs collègues, de leurs étudiantes, de leurs employères, bref, à l’égard des femmes et autres jeunes filles en situation de détresse et de faiblesse. Le harcèlement sexuel à l’égard des femmes n’a jamais été aussi si spectaculaire !Je me rappelle encore, alors que j’étais au college, de cette jeune élève si fragile complètement appeurée par les gestes equivoques et les regards de désirs d’un de nos enseignants, fiers depuis son piedestal d’enseignant doté de plein-pouvoirs. J’ai encore mal au Coeur quand j'y pense. Mes ami(e)s, acceptons le, il se passe des choses horribles et humiliantes dans beaucoup de foyers, dans les couloirs de nos bureau, dans nos salles de classe, etc. Je pense à ces femmes rurales d’Afrique, confinés à un role bien marginale, condamnées à étouffer parfois la riche personnalité qu’elles possèdent, ratant ainsi l’occasion d’apporter leur contribution à un monde plus meilleurs et plus juste. Je pense à ces femmes d’Afganistan, à toutes ces femmes du monde qui souffrent dans le silence et parfois l’indifference la plus absolue. Je pense qu’il faut denoncer, qu’il faut témoigner, qu’il faut informer, qu’il faut éduquer, qu’il faut conscientiser, qu’il faut proteger, qu’il faut échanger. Je ne doute pas que des energies sont déjà mises en branle à travers le monde pour trouver des solutions heureuses au probleme de ces femmes qui souffrent dans le silence, et c’est la preuve que nous devons continuer à croire en une liberation de ces dernières. Alors, tenons bon. A bientot. |
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