Hydrazine Administrateur


Age : 55 Inscrit le : 02 Sep 2005 Messages : 428 Organisme : Administrateur: Pro-Def Estrie et AGIDD-SMQ
| Sujet: Forcer la médication oui ou non ! Dim 27 Jan - 22:29 | |
| Voici un sujet de débat proposé par Michel Labelle
En date du 7 janvier 2008, le réseau TVA a lancé, sur les ondes de son TVA de 17H, un reportage sur la nécessité d'obliger les personnes souffrant de problèmes de santé mentale à prendre leurs médicaments.
Pour se faire, le journaliste utilise le cas d'un membre de la famille qui est parti en croisade contre l'obligation faite aux médecins d'obtenir le consentement, parce que, dit-il, cela pourrait éviter ces personnes de tuer leurs parents.
Nous sommes donc, encore une fois, en présence d'une campagne pour serrer la vis aux personnes et limiter nos droits et libertés.
Ce n'est pas parce qu'une personne tue un membre de sa famille qu'il faut tous nous enfermer. Tout comme ce n'est pas parce qu'il y a de la violence conjugale qu'il faut interdire les mariages!
Aux États-Unis, on le sait, est une société violente. Pourtant, ce n'est pas une raison pour instaurer un État policier et restreindre les droits et libertés.
Ce n'est pas parce que la société américaine est violente qu'il faut emprisonner tous les individus suspects sans aucune autre forme de procès. Alors pourquoi devrait-on nous obliger, par la force, à adhérer à un traitement aux psychotropes sans notre consentement?
Parce que ultimement, si l'État peut forcer un traitement sans le consentement de la personne, cela veut dire qu'il peut forcer n'importe quel traitement sans le consentement de la personne concernée.
Ce qui est, à mon humble avis, très dangeureux _________________ Cordialement vôtre L'Administration du Forum |
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david vincent Fidèle

Inscrit le : 31 Juil 2007 Messages : 31
| Sujet: Re: Forcer la médication oui ou non ! Mar 29 Jan - 2:01 | |
| Cela bafoue les droits de l'homme
"L'individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seule le libre et plein développement de sa personnalité est possible. Dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être général dans une société démocratique." On ne peut pas forcer quelqu'un à prendre des médicament sous prétexte qu'un jour incertain, peut-être dans l'avenir il pourrait avoir des velléités de faire des actes réprehensibles. De plus quand ils arrêtent leurs médicaments, les jours qui suivent c'est là qu'ils peuvent être le plus dangereux car ils sont en sevrage. Non, l'essentiel est de ne pas commencer. |
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Michel Labelle Modérateur


Inscrit le : 23 Sep 2007 Messages : 28 Organisme : En-Droit de Laval
| Sujet: Re: Forcer la médication oui ou non ! Sam 2 Fév - 20:47 | |
| Tu as tout à fait raison David. En effet, le truc utilisé par la psychiatrie est justement d'arriver à droguer les personnes pour ensuite pouvoir mieux les contrôler. Or, quand on connaît les ravages de la médication et de la psychiatrisation, on est en droit de se questionner sur «les avantages par rapport aux désavantages» de cette médecine; quand on sait qu'avec un tel «diagnostic», la vie de misère qui attend ces personnes, on peut se demander si c'est réellement pour leur «bien»! En effet, la vie offerte à ces personnes en est une de «chaise berçante» et d'effets secondaire s'apparantant au parkinson, en plus d'une perte d'énergie considérable, ne leur permettant pas de travailler, sans compter sur l'exclusion sociale dont est victime ces personnes. Sans compter que la protection du Code civil relativement aux droits de la personne, et du droit au consentement, est un fondement dans notre société et que cela a pris une loi statutaire, la loi de la «protection des personnes présentant une dangerosité», pour y déroger. Aussi n'apprennait-on pas hier par la voie du journal «La Presse» que la majorité des personnes assitées sociales consommaient ce genre de «drogues». Comme si, pour résoudre un problème social, l'État s'évertue à médicaliser tous les comportements marginaux pour masquer les défaillances de cette société. Ne nous dirigerions-nous pas vers une société qui, avec l'apport de l'informatique, en viendrait à développer ce fameux monde que décrivait Georges Orwell, le «Big Brother»? Cordialement vôtre, Michel. |
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