Bonjour,
Mon sujet d'actualité porte sur le reportage du 7 janvier 2008 au TVA de 17h dans lequel il est question de la dangerosité.
Quoique j'ai essayé de l'intégrer sur le site comme sujet autonome il semble que ma suggestion de débat ait été rejetée puisque je n'ai eu aucune réponse depuis.
Or, je trouve important de débattre de ce sujet sinon ce sera les autres (médias, familles, médecins, etc) qui le fera. Je pense que nous accusons un silence coupable. Du moins c'est l'impression que, je pense, nous laissons à travers cette abstention dans un débat qui mériterait, à tout le moins, une réponse au risque de soulever de l'opposition.
Je pense que nous devons aux personnes psychiatrisées une meilleur défense de leurs droits que ce dont elles ont eu droits dans cette affaire.
Pour résumer, ce reportage relate une affaire de parent qui se plaint que les médecins ne puissent obliger leur enfant à prendre ses médicaments au risque de se faire agresser par ce dernier. Une affaire classique donc que les médias montent en épingle pour semer la peur parmi la population et pour renforcer les mesures de contrôle et de répression.
Devant pareille situation, il n'y a pas de quoi se cacher dans le garde-robe. Ce dont il est question, c'est le droit au consentement tel que prescrit par le Code civil du Québec.
Évidemment, lorsque l'élément de dangerosité intervient les gens voudraient immédiatement annihiler toute menace potentielle. Ce qui est exactement la même mentalité face à tous les comportements criminels dont il faudrait, au dire de la droite sécuritaire, tous les incarcérés et ce même sans aucune forme de procès car, on le sait, les criminels réussissent à se trouver de bons avocats et finissent toujours par s'en tirer avec des peines légères.
C'est un peu comme si parce qu'il y a de la violence conjugale il faudrait interdire les mariages; comme si parce que la société est violente il faudrait suspendre les droits et libertés puis incarcérées tous les suspects et toutes les personnes présentant un comportement le moindrement déviant.
Autrement dit, cette hystérie sécuritaire, si on n'y prend pas garde et si nous ne sommes pas vigilants, nous mènera, dans un contexte post-11 septembre 2001, vers une société de plus en plus oppressante ayant la phobie de perdre le contrôle de la population et où nos droits et libertés, chèrement acquis, pourront être suspendus pour n'importe quel motif.
Cordialement vôtre,
Michel.