Accueil­Portail­Galerie­FAQ­Rechercher­S'enregistrer­Membres­Connexion
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartager | 
 

 Harper les néocons et la peine de mort.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Hydrazine
Administrateur
Administrateur


Nombre de messages: 443
Age: 56
Organisme: Administrateur: Pro-Def Estrie et AGIDD-SMQ
Date d'inscription: 03/09/2005

MessageSujet: Harper les néocons et la peine de mort.   Sam 24 Nov - 2:55

Harper les néocons et la peine de mort.

Le ministre fédéral de la Justice, Rob Nicholson, déclarait en chambre que la peine de mort était nécessaire afin de rétablir le respect envers la justice criminelle. Rien de moins. Voilà un langage qui contraste sévèrement d'avec les positions progressistes que le Canada a toujours affichées envers un châtiment à peine moins condamnable que les délits qu'il entend sanctionner. En effet, la Cour suprême du pays avait déjà qualifié la peine de mort de traitement cruel et contraire à la Constitution.

Alors que le Canada est toujours intervenu à l'étranger pour commuer une condamnation à mort en incarcération à vie, le gouvernent Harper vient de créer un douteux précédent en ne réclamant pas de clémence pour Ronald Allen Smith, un Albertain condamné à mort aux États-Unis. Ce refus d'intervenir survient au moment même où notre pays décide de ne pas parrainer aux Nations unies une résolution réclamant un moratoire mondial sur la peine capitale.

C'est pourtant un gouvernement conservateur qui, en 1987, avait rejeté, à 148 voix contre 127, le retour de ce châtiment, banni une première fois en 1976. Il s'agissait d'une promesse électorale du premier ministre de l'époque, Brian Mulroney, qui avait joué de son poids politique et remporté un vote pour le moins serré.

Autre temps, autres mœurs. Que ceux qui croient que Stephen Harper musèle adroitement la faction d'extrême droite de son parti se le tiennent pour dit : empêcher des éléments réactionnaires de gaffer publiquement est une chose, ne pas tenir compte privément de leurs opinions rétrogrades en est une autre.

En effet, à la suite de l'engagement — ou de l'enlisement — canadien en Afghanistan, de l'abandon de Kyoto, des tentatives sournoises de démantèlement du registre des armes à feu, en plus de l'opposition hostile, mais vaine, à l'avortement et au mariage gai, cette nouvelle dérive confirme ceux qui dénoncent notre pays en tant que satellite de la Maison blanche.

C'est à se demander si la prévention de la criminalité est un concept familier au gouvernement fédéral. D'une part, ce dernier préconise un durcissement de notre système judiciaire, d'autre part, il favorise un relâchement du contrôle des armes à feu alors que le maintien du registre est réclamé à cor et à cri par la presque totalité des associations policières au pays. Qui plus est, notre gouvernement entend favoriser la privatisation de nouvelles prisons. À l'évidence, mieux vaut soutenir l'économie que la sécurité.

Des observateurs cyniques pourraient, en effet, conclure que les conservateurs de Stephen Harper, anticipant l'augmentation de criminalité violente entraînée par un recul de nos mécanismes de prévention, prévoient déjà une population carcérale accrue et des sentences plus lourdes. Des critiques encore plus sardoniques pourraient renchérir que, si notre gouvernement se montre favorable à la peine capitale, c'est à seule fin de freiner un éventuel surpeuplement, ainsi que les dépenses qu'il engendrerait. Le ciel pardonne à ces mauvaises langues! Le bien public seul, bien sûr, guide nos dirigeants.

Olivier Kaestlé, Trois-Rivières

OTTAWA - Une majorité de Canadiens ne sont pas d'accord avec la décision du gouvernement de Stephen Harper de cesser de demander automatiquement la clémence pour tout citoyen canadien condamné à la peine de mort à l'étranger, indique un sondage de la firme Décima-Harris.

Selon ce sondage, exclusif à La Presse Canadienne, 50 pour cent des personnes interrogées s'opposent à cette position, 43 pour cent l'appuient et le reste est indécis.

La division de la population canadienne sur cette question reflète les divisions politiques, alors que les conservateurs appuient le gouvernement tandis qu'une vaste majorité des partisans des autres formations politiques le désapprouvent.

Par ailleurs, les jeunes, les femmes et les citadins sont les plus susceptibles d'être en désaccord avec le gouvernement sur cette question des portions de l'électorat qui ont aussi exprimé une plus grande opposition au programme des conservateurs sur d'autres questions.

Ces résultats pourraient poser un dilemme politique pour le premier ministre Harper dans ses efforts pour former un gouvernement majoritaire à Ottawa aux prochaines élections.

Le sondage a été effectué dans les jours qui ont suivi l'annonce par le ministre de la Sécurité publique, Stockwell Day, que le gouvernement ne solliciterait plus la clémence pour les Canadiens condamnés à mort à l'étranger, du moins pas s'ils l'ont été dans "un pays démocratique qui reconnaît la règle de droit".

Pour les libéraux, cette position cache une intention de la part de M. Harper de restaurer la peine de mort au pays si un gouvernement conservateur majoritaire est élu.

D'après le sondage, 61 pour cent des libéraux s'opposaient à la nouvelle position de M. Harper tandis que 35 pour cent l'appuyaient, les néo-démocrates y étaient opposés à 63 pour cent, favorables à 33 pour cent, 60 pour cent des partisans du Bloc québécois étaient contre et 33 pour cent l'appuyaient, tandis que les Verts étaient partagés à 56 pour cent contre, 38 pour cent pour. Par comparaison, les partisans conservateurs se disaient favorables à la nouvelle politique à 58 pour cent, contre 34 pour cent défavorables.

La plus forte opposition par groupe d'âge était le fait des 18-34 ans (54 pour cent contre, 42 pour cent pour).

Les femmes étaient majoritairement opposées (53 pour cent contre 39 pour cent), tandis que les hommes étaient divisés en nombres égaux. Les citadins s'y opposaient par 52 pour cent contre 40 pour cent, tandis que les résidants de régions rurales y étaient favorables par une faible marge (46 pour cent contre 45 pour cent).

Les Québécois étaient opposés à 54 pour cent, en faveur à 42 pour cent. La seule région du pays à appuyer majoritairement la nouvelle politique est celle des Prairies (48 pour cent contre 44 pour cent).

Le sondage a été mené auprès d'un peu plus de 1000 personnes du 1er au 4 novembre. Sa marge d'erreur est de 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

Jim Brown, La Presse Canadienne

Commentaire personnel:

Bientôt il faudra modifier la maxime et dire: "la caravane passe et les chiens dorment au gaz". Dans tout ça la mission politique du communautaire en prend un coup, car faut encore la voir passer la caravane pour japper !

Quoiqu'il en soit, Jean Chrétien à parfaitement raison lorsqu'il dit que le Canada n'est plus aussi "cool" qu'il l'était ! Je n'ai jamais aimé son arrogance mais je l'ai peut-être mal jugé, et je commence à le regretter sérieusement comme premier "sinistre" du Canada, comme quoi le pire est en avant.

En passant, avez vous remarquez que depuis le départ de Tony Blair en Grande-Bretagne, George W Bush a fait l'acquisition d'un nouveau caniche en Europe !

Ben oui ! Sarko ! Au moins le nôtre ne lui lêche pas les bottes en public, seulement en privé, je ne suis pas sur que c'est mieux...

Hydrazine

_________________
Cordialement vôtre
L'Administration du Forum
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://penseur.forumactif.com
 

Harper les néocons et la peine de mort.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum de l'AGIDD-SMQ :: Salles d'études :: Actualités-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet