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 Émission Enjeux «Les délires meurtriers»

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Hydrazine
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MessageSujet: Re: Émission Enjeux «Les délires meurtriers»   Mer 22 Nov - 5:17

Le cas Cordeau

Assassinat de Chantal Gervais

C'est sa rage contre les femmes qui aurait poussé François Cordeau a tuer Chantal Gervais à coups de barre de fer à Valleyfield.

Cordeau est accusé du meurtre au deuxième degré de la jeune femme. Le corps de la victime a été découvert dans un secteur industriel de LaSalle, le 17 avril 2004.

Arrêté à la résidence de ses parents à Mercier cinq mois plus tard, l'accusé a avoué le meurtre lors d'un interrogatoire enregistré sur bande vidéo.

Le soir du meurtre, Cordeau avait invité la jeune femme à la résidence de ses parents alors que ceux-ci étaient absents.

Alors qu'ils regardaient un film, le jeune homme aurait été saisi d'un élan de rage subit qui l'aurait poussé à assassiner Chantal Gervais.

Devant le tribunal, le père de François Cordeau a déclaré que son fils était un «bipolaire inquiétant», qui fréquentait les médecins depuis près de 10 ans.

Cordeau a déclaré aux policiers s'être coupé lui-même les testicules quelques mois avant le drame. Il aurait agi ainsi sous l'influence de la drogue.

Dénouement

La trop grande mémoire de Cordeau lui a joué un mauvais tour puisque le jury qui se penchait sur son cas l'a trouvé coupable du meurtre au deuxième degré de Chantal Gervais.

La poursuite mettait en doute le déséquilibre de Cordeau ainsi que son état d'intoxication.

S'il était intoxiqué comme il le dit, comment Cordeau pouvait-il se souvenir de tous les détail de la nuit fatidique.

Condamné à perpétuité avec 10 ans avant une demande de libération conditionnelle.

Bref, bipolaire, déséquilibré ou intoxiqué le jury à jugé utile de le mettre à l'ombre.

Qu'en pensez-vous ?

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MessageSujet: Re: Émission Enjeux «Les délires meurtriers»   Dim 31 Déc - 23:34

Soigner pour exécuter

Au États-Unis, lorsque l'état des condamnés s'améliore, c'est la fin.

Percy Walton, condamné à mort mais malade mental profond, devait mourir vendredi dernier par injection léthale en Virginie. Plutôt que commuer sa peine le gouverneur de l'État lui a fixé un rendez-vous: si son état s'améliore il sera exécuté dans 18 mois.

Au Texas, un autre condamné à mort, Stephen Staley, à obtenu un sursis comparable en février. Schizophrène chronique il avait arrêté son traitement. Saisis par l'accusation, un juge lui a ordonné en avril de reprendre ses médicament afin qu'un jour l'État puisse l'exécuter.

En 1986, la Cour suprême à estimé que la Constitution interdisait l'exécution des des condamnés qui n'étaient pas conscient de la signification et des motifs de leur châtiment.

La limite est difficile à définir

Mais la limite est difficile à définir, d'autant plus que les longues années d'isolement dans les couloirs de la mort favorisent les troubles mentaux. Et la justice peine à déterminer ce que les condamnés épargnés doivent devenir.

Percy Walton avait tout juste 18 ans quand il a tué trois personnes pendant des cambriolages en 1996. Il a plaidé coupable et à été condamné à mort l'année suivante.

Dès le début, ses avocats ont fait valoir que le jeune homme n'était pas suffisamment sain d'esprit pour plaider coupable. Depuis son état s'est détérioré, et il n'est plus aujourd'hui qu'une "coquille humaine vide", sans le moindre contact avec la réalité.

L'accusation estime pour sa part que Percy Walton est avant tout un très bon acteur.

Que pensez-vous de cette histoire ?

Est-ce votre notion des soins en santé mentale, n'y a t'il pas ici une perversion de sens ou à tout le moins un dilemme ?

Bref si nous disposons réellement des capacités de soigner une personne s'étant mal comportée sous l'effet de problèmes de santé mentale, pourquoi devrions nous l'exécuter par la suite, car cet exercice étant fait, cette personne ne présente plus de danger pour personne.

Et si nous ne pouvons pas la "soigner" pourquoi l'exécutée, elle n'a jamais été responsable et ne le sera jamais, il suffirait tout simplement de la garder à l'ombre pour ne pas qu'elle récidive.


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MessageSujet: Re: Émission Enjeux «Les délires meurtriers»   Ven 16 Mar - 21:52

Maladie mentale et violence... Des tragédies qui entretiennent les préjugés

Fédération des familles et amis de la personne atteinte de maladie mentale (FFAPAMM)

Depuis quelques semaines, les médias nous rapportent des drames familiaux où la violence est associée au passage à l'acte d'une personne atteinte de maladie mentale. Un père abattu et une mère frappée à coups de bâton de baseball ; deux parents agressés par leur propre enfant.

Notre première réaction en est une de désolation et de consternation de voir des familles souffrir, voire même mourir, isolées et complètement démunies devant des situations de crise qu'elles ne peuvent contrôler. La bonté et la tolérance des familles, mais également la peur et l'impuissance, les entraînent souvent, à leur insu, dans un cul-de-sac d'où elles ne peuvent plus se sauver. Des tragédies qui font la une des grands quotidiens et qui, du même coup, entretiennent les préjugés à l'endroit des personnes qui ont des troubles mentaux.

Notre deuxième réaction, et non la moindre, en est une d'indignation envers le système. Malgré la réorganisation des services de santé mentale et un plan d'action presque exemplaire, comment se fait-il qu'en 2007, on ne puisse assurer un suivi ponctuel aux personnes qui ont une maladie mentale qui présentent un haut risque de dangerosité? Chez certaines personnes, l'absence de médication et d'encadrement adéquats peuvent les amener à commettre des gestes irréversibles tant pour elles mêmes que pour les membres de leur entourage. On ne parle pas ici de la majorité des personnes qui sont atteintes de maladie mentale, mais d'une très faible minorité qui devient plus que visible lorsque les drames surviennent.

Selon les convictions, certains diront qu'il faut resserrer, donner des dents à la loi sur la protection des personnes dont l'état mental présente un danger pour elle-même ou pour autrui. D'autres, qu'il faut mettre en place des services de crise, qu'il s'agit d'implanter ou de consolider les ressources dans la communauté. En fait, toutes ces réponses sont bonnes, tout comme les orientations proposées par M. Couillard dans son plan d'action en santé mentale.

Il devient difficile de cerner LE problème, puisqu'il s'agit d'un enchaînement relié à l'organisation des services, de chicanes corporatives et de financement déficient. Chose certaine, pendant que les gestionnaires, les fonctionnaires et les politiciens s'investissent à trouver LA solution, des familles meurtries compensent tant bien que mal pour le manque de ressources dans la communauté. La FFAPAMM et ses 42 associations leur offrent des mesures de soutien soit, mais il n'en demeure pas moins qu'elles doivent assumer des responsabilités qui vont au-delà de leur capacité.

Il est grand temps que quelqu'un, quelque part, prenne les commandes, puisque la vie de certaines familles est insoutenable et le jugement de la population à l'endroit des personnes atteintes de maladie mentale risque d'en prendre pour son rhume.

Source : Le Soleil le mercredi 07 février 2007 Opinion Cybrepresse, Hélène Fradet

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