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Émission Enjeux «Les délires meurtriers»

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Dendor
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MessageSujet: Re: Émission Enjeux «Les délires meurtriers»   Ven 17 Nov - 23:43

– Maladie : aspect objectif : dysfonctionnement d'un processus psychobiologique, en référence à des fonctions physiologiques théoriques, modélisées à partir des principes fondamentaux des systèmes biologiques.
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Dendor
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MessageSujet: Re: Émission Enjeux «Les délires meurtriers»   Ven 17 Nov - 23:46

maladie
(nom féminin)
Altération dans la santé
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Dendor
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MessageSujet: Re: Émission Enjeux «Les délires meurtriers»   Ven 17 Nov - 23:57

L'idée de la maladie mentale en tant qu'entité biologique est facile à réfuter. En 1988, Seymour S. Kety, M.D., professeur émérite des sciences neuropsychiatriques et Steven Matthysse, Ph.D., professeur associé de biopsychiatrie, tous deux de la Faculté de Médecine de l'Université Harvard, ont écrit : " Une lecture impartiale de la littérature récente ne fournit pas l'éclairage souhaité quant aux hypothèses de la catécholamine, ni l'émergence d'évidence probante quant à d'autres différences biologiques qui pourraient caractériser les cerveaux de personnes atteintes de maladies mentales"
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Dendor
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MessageSujet: Re: Émission Enjeux «Les délires meurtriers»   Ven 17 Nov - 23:58

Il est parfois soutenu que, puisque certains médicaments "soignent" (en les arrêtant) les pensées, les émotions ou les comportements regroupés sous le nom de maladie mentale, cela prouverait l'existence de causes biologiques à la maladie mentale. Cet argument est facilement réfuté : supposez que quelqu'un soit en train de jouer du piano et que vous n'aimiez pas son interprétation. Supposez que vous l'ayez forcé ou persuadé de prendre un médicament qui l'ait si gravement handicapé qu'il ne puisse plus jouer de cet instrument. Cela prouverait-il que le fait de jouer du piano était causé par un caractère biologique anormal guéri par le médicament ?
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Dendor
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MessageSujet: Re: Émission Enjeux «Les délires meurtriers»   Sam 18 Nov - 0:04

nommer le non-conformisme ou un comportement désapprouvé "maladie" ou supposer qu'il doit être causé par une maladie seulement parce qu'il est inacceptable selon les valeurs dominantes présentes n'a aucun sens. Ce qui nous pousse à le faire, c'est notre ignorance des véritables causes des pensées, émotions, ou comportements que nous désapprouvons. Quand nous ne comprenons pas les véritables raisons d'un phénomène, nous créons des mythes pour fournir une explication. Au cours des siècles passés, les gens utilisaient le mythe des mauvais esprits ou celui de la possession par les démons pour expliquer les pensées ou comportements inacceptables. Aujourd'hui au contraire, la plupart d'entre nous croient au mythe de la maladie mentale.
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Hydrazine
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MessageSujet: Re: Émission Enjeux «Les délires meurtriers»   Sam 18 Nov - 0:13

Bonjour ét à tous et à toutes

Je vient de me taper du HTML pour faire parvenir le newsletter du Forum aux membres du Forum et je réalise une chose, c'est qu'on s'écoeure facilement d'être humain, si les choses de la vie pouvait s'introduire dans une formule algébrique me semble qu'il serait plus facile de réguler la vie, peut être que dans la même foulée on respecterais le bon sens élémentaire qui lui aussi est logique et peut s'exprimer autant mathématiquement que par les voies du coeur.

Bref, plus on fout de CO2 dans l'atmosphère plus on crève, c'est directement proportionel, et ainsi de suite...

Quoiqu'il en soit, nous sommes constamment confrontés à nos points faibles et c'est sans doute la façon que la vie à de nous apprendre l'équilibre, mais de l'équilibre aussi on s'écoeure avec le temps, aussi ce n'est pas toujours sur la base du soit-disant équilibre que je m'exprime, car qui suis-je pour le connaitre, la vraie couleur des choses je ne la saurai jamais, c'est là que réside mon équilibre.

Néanmoins, pour en revenir au sujet de cette discussion qui porte sur la violence, je crois crois qu'un individu malade ou pas devrait aussi s'écoeurer d'être violent avec les années, mais pour comprendre ça je crois qu'il faut avoir passé la cinquantaine.

Bref ça sert à quoi ? Voila la question !

J'opposerais cette question fondamentale à celle de Shakespeare "Être ou ne pas être ?"

Autrement dit : Être violent ou ne pas être violent" ça avance à quoi ?

Quant t'est rendu là des problèmes de violence ça n'existe plus à moins que tu en fasse le choix délibéré, mais faut avoir passé la cinquantaine pour penser comme ça, car rendu là on à tendance à se ménager les hormones fucké ou pas fucké, encore là c'est une opération mathémathique d'ordre économique...

C'est mon point de vue.
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Cordialement vôtre
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Hydrazine
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MessageSujet: Re: Émission Enjeux «Les délires meurtriers»   Sam 18 Nov - 4:07

Bonjour à tous et à toutes

J'ajoute sur ce sujet de discussion et bien que je l'estime particulièrement difficile j'aimerai en discuter calmement. En fait j'estime pour ma part que s'il était possible de dissocier santé mentale et violence la perspective serait absolument différente voir même intéressante et à mon point de vue la chose possible

Les personnes qui éprouvent ce que nous qualifions largement de problèmes de santé mentale ne sont rien d'autre que les dernières personnes à apprendre qu'elles sont l'objet d'états de conscience altérés, en fait ce que moi je qualifie de problème de santé mentale, c'est d'abord et avant tout de ne pas être conscient d'avoir une conscience altérée.

Dans mon altération de conscience personnelle, ma vie est une carcasse bouffée lentement mais sûrement par les asticots, en plus je dois la nourrir et mettre cette carcasse à l'abris du froid le temps que les asticots finissent leur travail, sachant qu'en fin de compte je ne sauverai rien, car les asticots sont les plus forts et vont finir par me bouffer les couilles.

La question qui s'impose à mon point de vue, c'est qu'est-ce que je fait avec ça ? Dois-je me révolter ? Dois-je lancer la serviette et abdiquer tout droits à mon expérience d'humain ? En fait les réponses je dois me les fournir jour après jour.

Admettons que mon altération de conscience serait de me sentir agressé par mes congénères humains plutôt que par des asticots, ce que les psychiatres qualifient de psychose paranoïaque, est que je sacrifierais mon expérience d'humain à cette abhération ? Si je le fesait, je me priverais de la chance de sortir un tant soit peu, d'un état de conscience altéré qui m'incite à réagir à une agression, qui si elle n'est pas le fait des autres, sera inéluctablement le fait du temps qui me passe sur le corps et me lessera peut-être complètement "gaga" si je vis assez longtemps pour ça.

L'agression elle est là de toute façon et nous devons vivre avec, qu'elle vienne des asticots qui me bouffent tranquillement la carcasse, qu'elle provienne de la vie en général ou des autres, un jour ou l'autre nous passerons tous à la moulinette c'est la vie... C'est là que je départage un problème de violence d'un problème de santé mentale, car la violence est une réaction inapropriée à un phénomène auquel personne n'échappe et ce phénomène s'appelle l'agression, la vie est une agression, personne n'en sort vivant, et avant que tu crève elle s'assure qu'il ne te reste plus une dent dans la gueule.

Ceci étant dit, je me demande pourquoi je devrais réagir à cela en étant agressif, révolté ou violent, en fait la question que je poserais à une personne qui en agresse une autre sous prétexte qu'elle est l'incarnation du diable ou quoique ce soit d'autre, c'est : En quoi ça t'avance ? Peut-être que t'as manqué un bonne conversation... Après tout le diable existe depuis la nuit des temps, il doit en avoir long à dire... Il est peut-être intéressant.

À mon sens c'est une simple question d'attitude.

Si un jour je devais rencontrer Satan, je ne lui serrerais probablement pas la main, mais comme Richard Desjardin, je lui dirais sans doute "Salut Satan... long time no see" mais pour en arriver là, ça demande une dose de travail sur soi, car au fond le diable n'est pas ailleur qu'en soi-même, et c'est justement ça que que ces personnes là ne comprennent pas, et lorsque tu comprend ça, il n'y plus de raison de se tourner contre les autres, le mal et son expression la violence c'est ce que Carl Gustave Jung appelle "l'ombre" et le problème avec l'ombre lorsqu'on ne l'adresse pas en nous même, c'est qu'on la projète, dans une telle circonstance pas étonnant qu'on puisse voir le diable, mais c'est seulement notre propre ombre que nous regardons.

Ceci étant dit, les personne violentes doivent à mon sens adresser leur problème de projection d'ombre.

Sans préjudice

Votre humble serviteur
Hydrazine
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Cordialement vôtre
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Dendor
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MessageSujet: Re: Émission Enjeux «Les délires meurtriers»   Sam 18 Nov - 16:06

Que de voyage, Que de voyage Hydrazine tu me fais voyager dans des sphères de la pensée comme un papillon qui passe tour à tour au dessus des chutes d'eau, des feux de forest et des paisbles prairies. de l'esprit ;-)
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MessageSujet: Re: Émission Enjeux «Les délires meurtriers»   Sam 18 Nov - 16:29

Ceci étant dit ils ont tellement lié violence et santé mental qu’il nous est presque impossible de pensée à violence en écartant définitivement santé mentale.
Je m’explique. L'enfance est un terrain d’apprentissage et dans l'enfance nous apprenons tous ce qu’est l’expression de la violence et ce que sont les conséquences de l'expression de cette violence. Certains en fonction de ce qu’ils sont et ce qu’ils ont appris choisissent la destruction de l'autre au profit de leur aspiration, sécurité, etc. Cela constitue une particularité en soit et n’a rien avoir avec la santé mental.

Mais les médecins et les juristes dans leur grande compréhension de la nature humaine mettent dans le panier de maladie mental tous comportements antisociaux. La ou ca devient grave s’est d'y introduire les comportements antisociaux de nature violente sous al même étiquette. On créé par le langage chez les personnes une association de sens qui est aussi ridicule que d'associer le violeur et la violée. C’est comme si on décrivait le viole ainsi, voici la partie masculine du viol et la partie féminine du viole. On les appellerait le violeur masculin et le violeur féminin pour décrire le violeur et la violée Imaginez la confusion de sens si une femme viol un homme. Imaginez la grossièreté que cela prend comme analyse quand on est devant un abuseur de garçon. Vous pensez que cela est farfelu ?

Officiellement définie comme maladie mentale par l'Association Psychiatrique Américaine et ce jusqu'en 1973. L'homosexualité était alors définie comme un désordre mental, voir page 44 du livre de référence DSM-II : Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (2ème édition) de l'Association Psychiatrique Américaine, (DSM-II : Manuel diagnostique et statistique des désordres mentaux), publié en 1968. Dans ce manuel, " l'homosexualité" est classée comme un "déviation sexuelle" (page 44). En 1973, l'Association Psychiatrique Américaine a voté de rayer l'homosexualité des catégories diagnostiques officielles de la maladie mentale. (Voir " An Instant Cure " "Une guérison instantanée", Time Magazine, 1er avril 1974, p. 45). Ainsi, lorsque fut publiée la troisième édition de ce livre en 1980, on put alors y lire que "l'homosexualité elle-même n'est pas considérée comme un désordre mental." (p. 282). L'édition 1987 du The Merck Manual of Diagnosis and Therapy (Manuel Merck de diagnostics et de thérapie) déclare : " L'Association Psychiatrique Américaine ne considère plus l'homosexualité comme une maladie mentale " (p. 1495). Si la maladie mentale était réellement une maladie au même sens que les maladies physiques le sont, l'idée de rayer l'homosexualité ou n'importe quelle autre maladie de la liste des pathologies par un simple vote serait aussi absurde que si un groupe de médecins votait de rayer le cancer ou la rougeole de ces mêmes catégories. Mais la maladie mentale n'est pas une maladie comme n'importe quelle autre maladie. Contrairement à une maladie physique où il y faut négocier avec des facteurs physiques, la "maladie" mentale est entièrement une question de valeurs, relevant des catégories du bien et du mal, de ce qui est convenable ou de ce qui ne l'est pas. A un moment donné, l'homosexualité paraissait si étrange et si difficilement compréhensible qu'il était nécessaire d'invoquer le concept de maladie mentale pour l'expliquer. Après que les homosexuels aient fait tant de bruit autour de leur cause démontrant leur "force par le nombre" et après avoir réclamé avec succès une petite dose de reconnaissance sociale, il n'était désormais ni nécessaire ni pertinent d'expliquer l'homosexualité en tant que maladie.

Le problème est que les violents ne feront jamais ce combat d'identité.

Dendor
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Negens
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MessageSujet: Re: Émission Enjeux «Les délires meurtriers»   Dim 19 Nov - 9:28

Bonjour

En effet je vois très mal qu'on puisse organisé dans les grandes artères de Montréal, un grand défilé avec des chars allégoriques, pour revendiquer la droit à la violence comme on l'a fait pour le droit à l'homosexualité, mais on ne sait jamais.

Je sais qu'avec des si on ne va pas à Paris, mais qu'arriverait t'il si on découvrait que ce que nous appelons psychose est une condition différente mais normale de l'esprit humain et que finalement on retirait la schizophrénie du DSM.

Est-ce que notre réaction serait de chercher un autre bouc émissaire pour excuser la violence ?

Je connais certains artistes qui ne se sépareraient jamais de leurs psychose, car c'est elle qui les fait vivre, ceux là seraient peut-être intéressés à revendiquer que cette condition sorte un jour du DSM et ce serait à mon sens plus recevable que le droit à la violence.

En fait, Vincent Van Gogh soi-disant schizophrène, à laissé une certaine littérature le concernant par l'entremise des lettres qu'il adressait à son frère Théo qui le supportait financièrement, il ne s'est jamais plein de sa condition mentale, il se plaignait plutôt de l'incompréhension de son entourage.

En effet Van Gogh à choisis d'être peintre et il n'a vendu qu'une seule toile de son vivant, pourtant il s'est acharné jusqu'à sa mort, aujourd'hui nous reconnaissons son génie, était-ce folie ou courage ?

Cette réflexion appartient au domaine de l'hypothèse, mais toute les sciences des troubles mentaux appartiennent aussi à ce domaine, c'est ce qu'on appelle les pseudo-sciences, pas tellement pour les qualifiées péjorativement, mais plutôt parce qu'il est impossible d'en faire la démonstration, bref psychologie et astrologie même combat.

Amitiés
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Ni aimer, ni haïr : voilà la moitié de toute sagesse...
Ne rien dire et ne rien croire : voilà l'autre.
Arthur Schopenhauer
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Dendor
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MessageSujet: Re: Émission Enjeux «Les délires meurtriers»   Dim 19 Nov - 12:54

Y a une émission de la violence chez les jeunes à Radio Canada, Il n’aurait pas eu l’idée d'intituler cette émission la jeunesse qui tue, ou la jeunesse meurtrière, ou la violente jeunesse, ou la jeunesse violente. Mais ils sont à la limite encore. Il ne faut pas confondre violence, agressivité, crise de violence ou crise d'agressivité, sentiment d’agressivité, frustration, colère, etc.
Tout le monde a déjà piqué des crises de colères, tout le monde vie des sentiments de frustration. Pour certains ce ressenti est beaucoup plus fort que pour d'autre. Mais ce qui différencie les cas qui nous préoccupent sont ceux qui passent à l'acte. C’est à dire que leur réaction est d'agresser physiquement sont semblable. Porter atteinte a son semblable. Qu’il soit un jeune un schizophrène, un dépressif, un diabète il fait partie d'une catégorie à part du quel la société doit des protéger non par l'étiquette qu’il a, mais bien par la démonstration qu’il a fait de sa caractéristique en tant qu’individu qui est de détruire l'autre.

A savoir est-ce la soit disant maladie qui est souffrante ou l’environnement et bien il me semble que cela est évident. Prenez une personne en dépression ou schizophrène et occuper vous vraiment d’elle, de ses besoins en tant qu’humain avec des soins de corps, psychologique et d'esprit et vous verrez quelle vivra beaucoup mieux sa soi disant maladie. Mais si on contraire on l’enferme dans un hôpital, qu’on le prive de voir ses proches, qu’on lui enlève son travail, qu’on le plonge dans le divorce, que l'on met en faillite financièrement, qu’on l’isole , qu’on l’abandonne et que l'on étiquette à vie comme une personne par très futée, faible et potentiellement dangereuse.
Même la personne qui se dit en parfaite santé mentale ne s’en sortira pas.

En fait le fait de mettre une étiquette de maladie mentale permet deux choses. La première c'est que ca explique tout, ca explique tout en ce sens que tout le monde s’accorde pour dire que le cerveau est si complexe que l'on ne peut pas en connaître son fonctionnement. Alors de considérer qu’il puisse être malade pour expliquer des comportements qui nous dérange c’est rassurant car ca nous fournit une légitimité et une bonne conscience. Un jugement de la personne sans vraiment avoir à expliquer le pourquoi du comment. Par voix de conséquence cela nous légitime de lui retirer sa liberté, de lui infliger toutes sortes de traitement contre son gré dans le but de le protéger (ce que l’on appel un traitement ou soigner la personne), de parler d'une fatalité.

Alors imaginons, que j'ai la bactérie mangeuse de chaire, je me rends à l’hôpital, ils m’injecteront toutes sortes d’antibiotiques pour tenter de me sauver, ils vont faire des amputations d'urgence, me fournir de la morphine etc. On n’aurait pas idée de croire qu’il me donnerait des médicaments qui affaiblit mon système immunitaire, que l'on me mette dans des pièces insalubres et que l'on m’isole dans une pièce pour éviter que je dérange.

Et bien, si tu arrives à l'hôpital en crise de panique, on va t’assommer avec des médicaments, de donner des médicaments qui souvent on a l'impresion qu'ils agravent l'état de détresse, t’isoler dans une pièce et si tu as le malheur d'avoir des comportements agressifs, pas violent, mais agressif c’est à dire que tu te débats et bien on t’attache sur le lit, etc.

Maintenant je me permets une perspective tout à fait utopique pour ne par dire farfelue imaginez une personne qui arrive a l'hôpital en crise de panique. On lui trouve une personne qui lui est significative dans le sens que cette personne réussit à faire un véritable contact humain avec la personne. Que cette dernière l’accompagne le temps qu’il faut pour que la crise se dissipe, qu’il lui est offert des bains chauds, dans un environnement naturelle avec chute d'eau, musique relaxante, Qu’on lui offre des massages par des massothérapeutes de métier, qu’on lui permet de voir qui elle veut dans cet environnement qu’on lui permet l'intimité quelle veux avec qui elle veut que l’on tente de combler ses besoins physique, psychologiques et spirituelle de toute nature et qu’on lui associe un maitre de vie quelqu’un qui par sa sagesse la fera tranquillement cheminer a assumer sa condition ne serait-ce pas merveilleux et croyez vous que la maladie serait aussi souffrante?

Aille faut pas rêver la, même les biens porttant voudrons y aller.

Ma recette serait de mettrre à la porte une grosse pancarte endroit réservé à ceux qui vivent un problème de santé mentale avec un enregistrement de notre nom à l'entrée.

Dendor
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Hydrazine
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MessageSujet: Re: Émission Enjeux «Les délires meurtriers»   Dim 19 Nov - 15:29

Bonjour à tous et à toutes

Ouais ! ça discute fort sur ce Forum, pas facile de confirmer ou dissocier violence et santé mentale...

Comment faire ? J'ai bien l'impression qu'une personne d'un naturel pacifique ou originellement animée de valeurs la portant vers le respect des autres ou de la vie en général, n'enfreindrait pas ses valeurs même si elle se trouvait dans ce que je qualifierais d'état second ou d'état de conscience altéré.

J'en convient néanmoins je ne suis pas schizophrène, du moins je ne crois pas, et même dans mes rêves, je parle de l'état onirique et non pas de fantasmes, car dans mes fantasme éveillés je peux effectivement nourrir de telles idées question d'évacuer des frustrations, un peut comme Ally Mc-Beal le fait, exemple : je m'imagine parfois en train de couper la tête de Goerge W Bush avec un couteau à patates, mais je suis conscient de ce que je fait, autrement dans mon inconscient il n'y a pas l'idée de tuer qui que ce soit question de régler mes problèmes, j'en déduit que cette idée ne se trouve pas en moi à l'état de pulsion fondamentale. Je pourrais peut-être me questionner à savoir si je suis normal, il est possible que je souffre d'une atrophie du cerveau reptillien.

Ceci étant dit, si la frontière séparant mon subconscient de ce que nous qualifions de réel venait à s'effondrer, je ne vois pas ce qui me pousserais à être violent, j'ai de la misère à achever un poisson quant je vais à la pêche, c'est contre ma nature.

Néanmoins, je peux entrevoir que ceux qui ont été victimes de violences graves, puisse porter cette violence de façon inconsciente, et que l'effondrement du rationnel qui m'apparaît comme le lieu des inhibitions puisse donner lieu à des actes que ces personnes n'auraient pas posé autrement.

J'aimerais bien comprendre, mais tout ce que je peux voir c'est que la violence qui s'exprime dans les faits est latente, dans ce cas la "maladie mentale" n'en serait pas la cause mais le déclencheur.

Bien entendu je présume, je propose une hypothèse tout aussi valable qu'une autre dans un monde d'hypothèses, si tel était le cas, que devrais être la position morale d'une personne qui défend les droits en santé mentale ?

Bonne journée
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MessageSujet: Re: Émission Enjeux «Les délires meurtriers»   Dim 19 Nov - 16:43

Allô Hydrazine,

Pour moi je ne suis pas prêt à douter qu’intérieurement on puisse tous avoir un meurtrier en puissance. Mise dans certaines circonstances selon le degré de conscience que nous ayons, je suis prêt à admettre que je tuerais pour survivre et peut-être qui sait pour me satisfaire ou encore tout simplement portée atteinte à l'intégrité physique d’une personne. Il n s’agit pas ici de vouloir nier la réalité de la violence dans l'humanité. Cependant à partir d'un tel geste j’aurais démontré que je fais partie des personnes qui ont cette problématique.

Pour ma part je suis né dans une famille de chasseurs, je me souviens de la première fois que j’ai vu un lièvre se faire décapiter et j’ai du intégré ce que cela signifie. Mais bizarrement je n’aurais jamais fait la même chose à mon chien. Tout un été nous avons élevé des poules et un coq pour les abattre à la fin de l’été. Encore la, le fait de les tuer pour les manger m’a forcé à intégrer la notion de la vie et de la mort. Mais quand on parle d'agresser l'autre de dominer l’autre on parle de autre chose.

Bien que nous en portions tous la graine, quand la plante à émergé nous ne sommes plus dans la même catégorie de personne. Nous avons démontré à la face de tous que nous avons passés d'un état d'être à un autre, soit de la gaine à la plante. Comme dans toute chenille sommeille un papillon. La première rampe et mange les feuilles, alors que l'autre vole et se nourrit autrement On parle plus de la même chose, même si l'un est issu de l'autre. Et cela en tant que société on ne peut pas le nier. On ne peut pas faire semblant qu’il s’agit toujours d'un être de la même nature dans cette perspective. Cette personne demeure une personne bien sûr, mais elle a démonté une particularité qui se doit d'être prise en compte et cette particularité n’est pas celle de la maladie mentale. Quand on associe les deux on associe au sens santé mental une chose qui n’a pas rapport. Tout comme l'incontinence n’à rien avoir avec la santé mentale. Y en a qui n’ont pas de problème de santé mentale qui sont incontinent, mais le mixte des deux ne donne pas le même résultat.
Dendor
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Hydrazine
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MessageSujet: Re: Émission Enjeux «Les délires meurtriers»   Lun 20 Nov - 12:21

Dendor a écrit:
Cette personne demeure une personne bien sûr, mais elle a démonté une particularité qui se doit d'être prise en compte et cette particularité n’est pas celle de la maladie mentale.


Alors quelle attitude prendre en tant qu'association ou parmi les groupes de défense de droits en santé mentale, lorsqu'on ostracise davantage les personnes utilisatrices de service en santé mentale en les associant à la violence qrave ?

Bonnne journée
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Cordialement vôtre
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MessageSujet: Délires meurtriers   Mar 21 Nov - 16:50

Bonjour,

Ne vous découragez pas, nous vous enverrons sous peu notre réaction suite à cette émission. study
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Émission Enjeux «Les délires meurtriers»

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