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Émission Enjeux «Les délires meurtriers»

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Negens
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MessageSujet: Re: Émission Enjeux «Les délires meurtriers»   Mar 7 Nov - 1:03

Bonjour à tous

Sauf tout le respect que je dois aux posteurs de ce sujet de discussion, j'estime que la violence en tant que phénomène devrait être considérée comme une problématique particulière, quitte à considérer la violence comme une problématique de santé mentale à part entière devant être traitée pour ce qu'elle est.

Les pulsions violentes sont une condition normale de l'esprit humain, c'est une part de l'héritage laissé par l'évolution dans l'inconscient collectif auquel nous participons tous, par conséquent nous avons tous un jour ou l'autre été l'objet de fantasmes de meutre ou de violence. Dans une société civilisée, les énergies provenant des fantasmes ou des états mentaux "déviants" sont généralement converties en énergies positives créatrices ou bien freinées par nos inhibitions. Lorsqu'il y a défaut de gérer civiquement les pulsions violentes au point de devoir faire face à la justice criminelle, je ne vois pas en quoi ça avance la société (inluant la personne violente) d'incriminer une condition schizophrénique sous-jacente, alors que tous les symptômes indiquent avec force un problème relatif à l'administration inadéquate des fantasmes de violence.

Qu'une forme de délire se trouve à la base des actes violents ou barbares ne fait aucun doute pour moi, mais s'agit-il de schizophrénie? Inversement pourquoi la schizophrénie devrait-elle être une condition sous-jacente favorisant la production d'actes violents, à ce compte ne devrions-nous pas aussi incriminer l'alcool, la race, le divorce, la pauvreté et j'en passe.

La guerre est à mon sens une psychose collective émergeant de la conscience du même nom. Qu'une telle maladie de l'âme collective vienne un jour à être identifiée, celle-ci serait vraisemblablement le fait de l'inaptitude des peuples à résoudre leurs problèmes par les voies diplomatiques et politiques, le tout étant systématiquement conjugué à la culture délibérée de la haine consistant à démoniser l'autre partie. Comme l'alcool la haine à pour effet d'endormir les inhibitions, une condition somme toute préalable pour pouvoir se livrer allègrement au génocide et à la barbarie sans toutefois que la conscience ne soit sollicitée.

J'estime qu'il en va de même dans le cas de délires meurtriers individuel, pointer entre autres comme fondement de cette psychose les difficultés relationelles majeures, l'effondrement progressif des inhibitions à la violence ainsi qu'une complaisance volontaire ou inconsciente de l'esprit dans les fantasmes violents permettrait d'inscrire (psychose meutrière) au DSM ce qui accorderait aux schizophrènes le droit de continuer de respirer comme les disthymiques et les bipolaires.

Bref, si la violence et plus spécifiquement le meutre en tant que phénomènes ou maladies ayant leurs caractéristiques propres étaient identifiées pour ce qu'elles sont et bénéficiaient d'un plan de soins approprié, je crois qu'il s'y trouverais un avantage sur le plan social en terme d'administration des droits (dans le sens ou les pommes et les oranges ne seraient pas mélangées) ceci vaut autant pour l'individu concerné par cette problématique particulère qui se verrait alors offrir un plan de soins adapté, incluant la garde en établissement pour son propre bien et celui de ses proches jusqu'à preuve du contraire, mais j'en conviens tout à fait, les enjeux et les difficultés se rapportant à cette question ne sont pas simples.


Negens
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PUNKER
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MessageSujet: Re: Émission Enjeux «Les délires meurtriers»   Mar 7 Nov - 8:36

En effet, Negens, je te donne raison concernant l'ensemble de ton propos. La violence est une réalité particulière, tous diagnostics confondus, et elle pourrait sûrement former une classe à part.

Je persiste à dire que nous avons à nous préoccuper de cette violence. Être en colère est une chose, en venir à la violence physique en est une autre. Le défense de droits ne doit pas cautionner cette violence en la réduisant à l'infime minorité des statistiques, puisque cette infime minorité stigmate des vies de part et d'autres. D'ailleurs, je ne suis pas sans penser que ces statistiques du 99,96% et du 0,04% ne doivent pas être à jour puisque plus les mois passent et plus cette violence est observable dans notre région. Je suis militant pour la défense des droits des personne qui vivent ou ont vécu un problème de santé mentale depuis 10 ans et j'ai moi-même vécu un problème de santé mentale, je le répète. Sans avoir besoin de renforcer la loi davantage ni obliger la prise de médicaments pour l'ensemble des personnes vivant un tel problème, je crois que nous devons tout de même approfondir cette violence et nous y intéresser afin d'apporter des pistes de solutions. Je le répète, les droits des personnes vivant ou ayant vécu un problème de santé mentale de doivent tout de même pas contrevenir au droit à la vie et à l'intégrité physique des personnes qui l'entourent.

La défense des droits pour ces personnes s'en trouverait dénaturée si nous nous devions fermer les yeux sur cette criante réalité. N'empêche, pour les autres, leurs droits doivent demeurer intacts. Il serait temps d'entamer un dialogue avec la psychiatrie à ce niveau, c'est mon point de vue et j'accepterai que vous ne soyez pas d'accord avec moi... mais je ne pourrai m'empêcher de m'en désoler et de ne pas comprendre pourquoi vous vous acharnez à faire comme si cette réalité n'existait pas. Les droits bafoués pour les personnes vivant un problème de santé mentale sont désolants, mais la violence non freinée à temps l'est également à mon point de vue.
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Dendor
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MessageSujet: Re: Émission Enjeux «Les délires meurtriers»   Mer 8 Nov - 0:59

Bonjour à tous.

La violence pour moi est un comportement observable de la part d'un être et qui cause des dommages à autrui. Qu’il s’agisse d'une personne ayant un problème de santé mentale, un alcoolique, un toxicomane, un pauvre, un riche, un tyran, un joueur de hockey, de baseball, un prêtre, etc la violence est la violence. Le lien entre la violence et la santé mentale est tout aussi réel que le lien entre le diabète et une fracture à la jambe. Qui plus est, la démonstration est faite entre les médicaments psychotropes et la violence.

Il me semble que l'article du début de ce forum est assez clair à ce sujet. De plus, si on substituait dans ce reportage le schizophrène par un noir un jaune ou un indien, pas sûr que les choses se seraient passez de la même façon au lendemain du reportage. Pour ce qui est de la statistique et bien il est clair que la majorité des criminels sont des hommes, la majorité des toxicomanes sont des hommes, la majorité des violeurs sont des hommes, etc. faudrait-t-il pour autant forcer un traitement médical à tous les hommes au cas où. Est-ce que cela fait de tous les hommes des criminels?

Pour moi, ce qui doit primer est l'expérience de la personne, quelle soit noire, jaune, avec ou pas un problème de santé mentale, etc. si son expérience de comportement est violente on doit la traitée comme tel avec tout ce que cela veut dire.

De faire un reportage ou on expose de façon aussi forte un lien entre la violence et la santé mentale demeure pour moi très douteux pour rester politiquement correct. Je le répète si cette émission avait été faite en reliant une race et la violence les poursuites auraient déboulées sur Radio-Canada le lendemain matin. Si on faisait le même lien entre le Big-Mac et la violence Radio-Canada devrait fermer ses portes. Mais là on sait bien, comme il s’agit d’une catégorie déjà au pilori, rien ne fut fait. Je nous trouve bien low profil face à cette propagande qui veut lier santé mentale et violence.

Des fois je me dis que j’ai hâte que l'on invente un sous-homme que nous pourrions accuser de tous les maux de la terre pour nous soulager et lui prescrire tous les mauvais traitements que l'on veut afin de se soulager. Mais j’en doute on n’aurait même pas été capable de faire un tel reportage sur la violence en lien avec les pitbulls sans créer un tollé de contestation.

À Sherbrooke la salle du conseil de Ville à déjà été remplie de protestants, car la Ville voulait réglementer la possession de pitbulls reconnus pour leur violence. On nous dit qu’un chien ce n’est pas violent, c’est un animal il ne peut pas être violent.

Alors est-ce que cette propagande envers les gens qui ont des problèmes de santé mentale est à ce point énorme que l'on en voit plus le contour?

Un peu de recul ….
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petit_papillion
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MessageSujet: Re: Émission Enjeux «Les délires meurtriers»   Mer 8 Nov - 9:09

bien d'accord avec toi...

Et c'est un fait que si on s'était attaqué à n'importe qui d'autres que les scizophrènes, tout le monde en aurait entendu parler et tout le monde aurait été outré et aurait été aux barriquades...

Je suis cette discussion depuis le début, mais personne n'a soulevé le point suivant, qui pourtant devrait en préoccuper plusieurs :
La personne qui est scizohprène, qui prend sa médication et qui fait des efforts pour redevenir autonome et qui a écouté cette émission, comment pensez-vous qu'elle se sent ? Elle s'est sûrement dit que son médcin avait raison de lui obliger à prendre sa médication et qu'on devrait l'enfermer parce qu'elle est peut-être dangereuse sans le savoir...

Certes Enjeux a dépeint une réalité que nous ne devons pas omettre malgré sa petitesse. Mais est-ce que la société est plus préoccupée par le nombre de récidiviste de l'alcool au volant, des récidiviste du viol ? Est-ce que Enejux a consacrée une de ses émissions à ce genre de personnes que l'on entend parler à tout les jours dans le bulletin de nouvelles sans jamais dire qu'ils sont dangereux et qu'il faut les obliger à arrêter leur dépendance et les enfermer pour le crime éventuel qu'il vont commettre ? Non, évidemment. Mais c'est ce que le psychiatre de Pinel et les proches suggéraient. Pour un alcoolique faire une telle chose, c'est innacceptable et c'est évident que l'on brime ses droits. Qu'en est-il des la personne avec un problème de santé mentale ? Pourquoi ce serait différent ? La société est beaucoup plus tolérante envers pleins d'autres problèmes (problème d'alcool, de jeu, etc.) qui engendrent beaucoup plus de conséquences graves que des problèmes de santé mentale, mais sans rien faire, sans rien dire.

Certains dirons que je suis trop drastique, pas assez nuancée dans mes propos, mais bon. Tous et chacun ont dit leur opinion, il est temps que j'ajoute la mienne à cette discussion.
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PUNKER
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MessageSujet: Re: Émission Enjeux «Les délires meurtriers»   Mer 8 Nov - 10:57

À vous qui décriez le caractère généraliste de l'émission Enjeux, je vous accorde raison. J'espère que cette fois-ci, j'aurai été assez succinct et clair dans ma position dès le départ.

Je vous donne raison de dire que l'émission n'apportait qu'une facette de la réalité et peut poser préjudice aux personnes diagnostiquées schizophrènes, entraînant par la bande la stigmatisation généralisée des personnes qui ne sont pas nécessairement violentes, c'est-à-dire la forte majorité. Je vous accorde le droit de protester, de proposer votre désaccord, votre colère, votre désapprobation et je vous donne raison.

Je vous donne le droit de décrier les caractères partial et préjudicieux pour l'ensemble des autres personnes de cette émission et nous nous devons de le faire, je suis entièrement d'accord.

Premièrement: Je ne crois pas que l'émission Enjeux puisse anéantir les gains majeurs des 15 ans de la défense des droits des personnes vivant ou ayant vécu un problème de santé mentale au Québec, malgré tout.

Deuxièmement: L'émission Enjeux présentait une facette, une réalité vécue par des personnes, sans présenter l'autre côté du miroir, je vous l'accorde entièrement, elle entraîne dans son sillage une désinformation, une perte de contact avec l'autre réalité existante et peut amener malheureusement le renforcement de préjugés à l'égard de l'ensemble des personnnes diagnostiquées schizophrène, je l'accorde.

Troisièmement: Je persiste à croire qu'il n'en demeure pas moins qu'elle dégage une réalité vécue par une minorité de personnes, certes, mais une réalité qui doit également nous préoccuper, n'empêche. Que fait-on avec ces personnes représentant un danger pour d'autres personnes, telle est ma question... ? Que doit-on faire avec celles-ci ?

Je vous demande maintenant d'admettre que les meurtres commis par une poignée de personnes vivant un problème de santé mentale est également une réalité troublante et préoccupante, malgré les caractères scandaleux et sensationnel de l'émission d'Enjeux, que nous devons décrier haut et fort, mais avec les bons arguments.

Et si persistez à minimaliser ces faits, si vous choisissez de demeurer au premier degré de votre analyse que je comprends, n'empêche et qui vous est très légitime, je vous l'accorde, je m'arrange pour obtenir un diagnostic de schizophrénie et je vais tuer quelqu'un de votre famille. Ensuite, j'exigerai de vous que vous défendiez mon droit de ne pas prendre ma médication, mon droit à la liberté de mouvance, mon droit à ma non-criminalité, mon droit de refuser le traitement que l'on veut m'imposer.

Pour ceux et celles qui voient dans ce propos une menace réelle, détrompez-vous, mon exemple n'est que théorique, bien sûr.

Je veux savoir comment défendre les droits d'une personne vivant un problème de santé mentale et qui représente un danger pour autrui. Que suggérez-vous comme action, jusqu'où doit s'exprimer notre préjugé favorable envers cette personne ? Et lorsque nous devons défendre les droits d'une personne ayant tué quelqu'un d'autre, que devons-nous revendiquer pour cette personne ? Devons-nous défendre le droit de cette personne de ne pas prendre sa médication, même si elle représente toujours un danger ? Devons-nous minimaliser le geste meurtrier de cette personne afin de mieux la défendre ? Si c'est le cas et si c'est la position du mouvement de défense de droits au Québec, vous n'aurez même pas besoin de me présenter la porte de sortie, je vous rends tout de suite mon tablier.

Cette réalité de violence existe et elle me trouble, c'est tout, et je cherche des pistes d'actions pour mieux aider ces personnes ayant commis un geste aussi grave que celui de tuer. afin de mieux défendre leurs droits sans pour autant minimaliser la portée de leur geste.

Peut-on passer aux pistes de solutions, maintenant qu'on a décrié haut et fort cette émission à juste titre ?
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petit_papillion
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MessageSujet: Re: Émission Enjeux «Les délires meurtriers»   Mer 8 Nov - 19:25

Je dois préciser une chose ici:

Je n'ai pas besoin "d'admettre" que ces situations sont préoccupantes et qu'il faut se pencher sur des pistes de solutions, j'étais et je suis encore en accord avec tout ce qui s'est dit sur ce sujet depuis le début.

Je crois que vous m'avez mal comprise : je ne mettais pas en doute toute la réflexion effectuée depuis le début de ce sujet, je mettais en lumière ce qui n'avait pas pas été soulevé auparavant. À mon sens, il est inutile de répéter ce qui a déjà été dit pour souligner que c'est pertinent. On appelle ça en bon français du radotage. Je suit ce sujet depuis le tout début et je ne m'étais pas proncée encore sur ce sujet parce que j'étais tout à fait en accord sur ce qui s'était dit. Je me suis donc prononcée sur ce qui ne l'avait pas été.

Alors s'il vous plaît, ne me dites pas que je n'adhère pas à ce qui a été soulevé auparavant et que mon analyse et mon opinion n'en est qu'à sa première ébauche. J'admet que je n'ai pas tout votre vécu et votre expérience, mais mon opinion a tout de même sa valeur.
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Hydrazine
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MessageSujet: Re: Émission Enjeux «Les délires meurtriers»   Mer 8 Nov - 20:18

Bonjours à tous et à toutes

Petit Papillon, personne ne critique ton point de vue ni même ton adhérence à certains points de vue qui ont été exprimés sur ce fil de discussion, en fait les questions soulevées par le post de Dendor sont multiples et concerne autant la qualité du militantisme de l'association AGIDD-SMQ incluant ses bénévoles que des questions de principes.

Concernant le militantisme: il est clair que personne n'a réagit comme il se devrait suite à cette émission, ceci sans doute au nom du grand principe de préjugé favorable, indiquant qu'il suffit d'un diagnostic en santé mentale pour être exonéré de responsabilités dans des questions criminelles graves, ceci comme nous le constatons à pour conséquences immédiate de jeter l'opprobre sur tous ceux qui bien que vivant ou ayant vécus des difficultés de santé mentale et s'étant toujours comportés de façon pacifique, peuvent avoir été l'objet de difficultés concernant le respect de leurs droits fondamentaux ce qui les autorises à faire appel à un organisme de défense de droit en santé mentale.

Bref, tant que les concepts de santé mentale et violence grave ne seront pas distincts dans l'esprit de certain le problème demeurera.

Concernant les questions de principes: celles-ci relèvent directement de la mission sociale de l'AGIDD-SMQ, est-ce que cette association dispose de suffisamment de discernement et de libre arbitre pour cristalliser un objectif d'insertion sociale des personnes vivant ou ayant vécues un problème de santé mentale ou sa mission est-elle plutôt de cautionner la violence en défendant tout azimut leurs auteurs sous prétexte qu'il peut s'agir de schizophrénie paranoïde en autant qu'un psychiatre disposant d'une accréditation suffisante le confirme.

En tant que membre de CA, j'aime autant le dire de suite, je m'oppose formellement à l'exercice du préjugé favorable à l'égard des personnes passible d'accusation d'homicide, fussent t'elle schizophrènes ou non, tout simplement parce que le droit à sécurité de la majorité surpasse le droit à liberté d'un seul.

Je crois que la présentation télévisée d'Enjeux soulève des questions importantes, et je ne pense pas que les journalistes les ont considérées pour ce quelles sont, ils se sont contentés de pelleter le reportage dans l'opinion publique sachant que le sujet était vendeur, ils nous appartient maintenant de discerner quels sont les enjeux et réagir selon notre conscience.

Hydrazine
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Cordialement vôtre
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Dernière édition par le Mer 8 Nov - 20:52, édité 1 fois
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Jean-Luc
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MessageSujet: Re: Émission Enjeux «Les délires meurtriers»   Mer 8 Nov - 20:47

Réagir selon notre conscience. J'aime le fait que les propos de ce forum prennent la direction d'un questionnement sur nos actions, à titre individuel, à titre de membres d'une association et, dans certains cas, en tant que co-responsables d'organisations qui portent une mission, une responsabilité sociale. Personnellement, j'ai des zones d'accord et des zones de réserves avec plusieurs idées exprimées, je n'ai pas la disponibilité pour toutes les commenter. Un bon exercice serait d'en tirer des questions à débattre et de demander l'avis de différents groupes avec lesquels nous sommes personnellement en contact. "Que pensez-vous de l'opinion suivante... ?" Demandons aussi à Hydrazine de mettre une question sondage sur ce Forum.

Certains d'entre nous mettront leurs culottes, porteront leur chapeau, d'autres regarderont le fil de discussion, certains ignoreront la discussion.
Ceci nous donne un aperçu du "mouvement" pour la promotion et le respect des droits en santé mentale.

Pour ma part, le questionnement sur nos actions et sur les manifestations de nos solidarités demeure une préoccupation.

Merci à Petit Papillon et aux autres membres qui s'impliquent dans cette discussion, même si ce n'est que pour quelques lignes. J'apprécie le fait que vous preniez la peine d'approfondir ces questions.

Jean-Luc
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PUNKER
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MessageSujet: Re: Émission Enjeux «Les délires meurtriers»   Mer 8 Nov - 21:00

Moi aussi je le crois, Hydrazine.

Quelqu'un a-t-il maintenant des pistes de solutions concernant ces personnes violentes ? Et si la loi n'est pas bien appliquée par le système, que peut-on proposer pour pallier à ce problème ?

Quelle est l'action favorable ou la proposition que nous pourrions amener en tant que défenseurs des droits de ces personnes ?

Et vous, dans vos groupes, comment réagissez-vous face à une personne présentant de la violence ? Maintenant que nous avons tous décriés ce reportage à juste titre, que pouvons-nous proposer ?

C'est bien d'exprimer son désaccord, son point de vue en lien avec un événement, en l'occurence ici l'émission Enjeux. Maintenant que nous avons tous dit un peu la même chose,

QUI A DES SOLUTIONS FACE AUX PERSONNES VIVANT UN PROBLÈME DE SANTÉ MENTALE ET QUI MANIFESTENT EN PLUS UN CARACTÈRE VIOLENT, PROFÈRENT DES MENACES DE MORT, JUSQU'À PARFOIS COMMETTRE UN MEURTRE ?

Je souhaite entendre autre chose que des récriminations sur un tel reportage; peut-on songer, en plus d'exiger un bilan de situation plus juste dans les médias, ce qui serait merveilleux, à de tels pistes de solutions constructives ? Que fait-on de cette réalité ?

J'aimerais avoir ces réponses car l'une de mes amies, en 2003, s'est fait battre sauvagement et menacer de se faire tuer par son ex-conjoint psychotique, criminel, voleur et détenteur d'une arme à feu et ça m'a troublé, j'étais désemparé par la situation et je ne savais trop que faire de plus sinon prier le Ciel de ne pas avoir à rechercher le corps sans vie de mon amie. Heureusement, le plus dramatique ne s'est pas produit, des ecchymoses sur son corps et à son âme et son automobile vandalisé l'a suffi. Alors, qu'est-ce que vous proposez comme pistes de solutions à de telles situations ?

Merci à l'avance pour vos pistes de solutions !
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MessageSujet: Re: Émission Enjeux «Les délires meurtriers»   Mer 8 Nov - 23:33

Bonjour à tous,
Souvent on ne distingue pas certaines réalités car on la prend dans sa globalité pour ne pas dire dans sa généralité.

Alors de demander que fait-on avec le schizophrène violent est tout aussi pertinent que de demander que fait t’on avec un diabétique violent ou un cancéreux violent, etc. il s’agit de deux choses distinctes. Alors on soigne le diabète et on traite le cancer puis on traite sa violence.

J’imagine que cela nous mène simplement au bon sens. Que fait ton avec un violent et bien on le traite comme une personne violente. Pars une demi-personne car elle a tel ou tel problématique. Le lion reconnu pour son agressivité et affamé en plus et bien peut importe l’état psychologique dans laquelle il se trouve, je ne m’enfermerai pas dans la cage avec lui sans protection.

Alors comme je ne suis pas un spécialiste des cancers, des diabètes, ou de la violence , je ne m’aventurerai pas trop a proposer des approches sur un sujet que je connais si peut.

Mais pour un schizophrène, tout comme un alcoolique, une personne soi disant saine d'esprit, ou autre, je ne suis pas pour les trainements cruels et inhumains, tout comme je ne suis pas pour le laisser aller qui brime la sécurité des autres.

Je connais le milieu de la violence, petit j’étais dans un milieu violent. Y a des signes que je reconnais, que je ressens. Lors d'une hospitalisation l’étage était plein de toutes sortes de personnes jeunes vieux, gentils, déplaisants, bougonneux, silencieux. Ce qui était commun et vous le savez plusieurs avaient leur niveau émotionnel passablement amoché et ils étaient tous vulnérables.

Mais un jour est arrivé sur l’étage un violent. Son corps dégageait la violence, il intimidait tout le monde, jeune, vieux, grand maman, maman, etc.

Et bien lui il avait pas sa place au coté de ces gens. Pas parce qu’il n’est pas une personne, pas parce qu’il faut le maltraité, l’isoler etc. Tout simplement parce le type de problème qu’était le sien n’avait pas sa place avec des gens dans un état émotifs vulnérables. S’il avait eu le SRAS on ne l’aurait pas mis sur le même étage à travers les autres. Tout comme on ne mettrait pas les gens avec de la grippe avec ceux qui subissent de la chimiothérapie et qu’ils ont leur système immunitaire affaissé.

Alors c’est comme si on avait une émission traitant de la prédominance des chinois dans la violence. Et qu’une fois que nous constatons que cela est un préjugé, et qui plus est, porte préjudice, on se demanderait bon et bien on fait quoi avec les chinois violents. Et bien, on les traite comme toutes personnes violentes en fonction de leur pattern, leur spécificité individuelle, en considérant la primauté de la personne avec un objecif clair premier protéger les autres.
Merci
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MessageSujet: Re: Émission Enjeux «Les délires meurtriers»   Jeu 9 Nov - 0:39

Merci pour ta piste de solution, Dendor. cheers

Voilà, une personne violente est une personne violente, point. Je te cite: " On les traite comme toute personne violente en fonction de leur pattern, leur spécifité individuelle, en considérant la primauté de la personne avec un objectif clair premier, protéger les autres."

Tout comme nous devons protéger les personnes qui entourent un individu atteint du SRAS, du clostridium difficile, de toute affection, en fait.

Voilà une amorce de réflexion qui me convient. Alors peu importe, protégeons les autres et pour ce qui est de la personne représentant un danger pour elle-même ou pour les autres, une loi existe pour ces situations bien particulières et c'est la loi P38.001.

Maintenant pourquoi certains individus pouvant représenter un danger pour les autres individus ne peuvent pas être stoppés avant d'aller jusqu'à commetre l'acte violent ? Déjà, la menace de mort est inacceptable en soi et pourtant, elle circule facilement et souvent parmi nous. Un jour, une personne en position de supériorité hiérarchique à mon travail m'a menacé de me tuer. Simplement comme ça, parce que j'avais enfreint bien malgré moi, par un hasard de circonstances, une règle de l'entreprise. Je ne l'ai pas dénoncé pour cette parole chargée de colère, ni à son supérieur ni à la police, je savais qu'il n'était pas suffisamment sérieux pour représenter une menace et je n'avais pas envie de perdre mon temps et mes énergies pour sa cause. Je l'ai nargué en lui répondant: "Eh bien, tues-moi, je ne crains pas la mort, allez, vas-y, je suis prêt". Et bien sûr, il n'a jamais attenté à ma vie. Il s'est plutôt arrangé bien habilement pour me faire congédier pour cause d'insubordination et... d'harcèlement sexuel. Se servir d'un tel argument fut très lâche de sa part puisque je ne l'avais jamais harcelé sexuellement. J'ai abandonné le combat, sans protester, et la vie s'est chargé de lui puisqu'il a été congédié à son tour, par le biais d'une plainte collective d'un groupe d'employés. Bien fait pour lui !

Par contre, lorsque je sais qu'une personne psychotique et ébranlé psychologiquement possède une arme et que je suis l'allié de son ex-femme, je ne suis pas sans craindre pour ma vie. J'ai alors pris le soin d'avertir ma mère que ma vie pouvait être en danger, simplement, et que s'il m'arrivait quelque chose, de ne pas s'en étonner, c'était possible même si il ne m'avait jamais menacé directement. Au contraire même, il a su être le seul à pouvoir identifier avec justesse mon vrai problème de santé mentale, soit un trouble de l'identité et je lui en serai toujours reconnaissant, il m'a permis de mieux me comprendre en me voyant tel que je suis.

Même si j'ai cru qu'il représentait une menace pour ma vie, que pouvais-je y faire ? Est-ce que la police aurait pu tenter quelque chose pour éviter une violence supplémentaire à celle qu'il avait déjà commise contre mon amie ? Et comme il s'est faufilé habilement à travers les mailles du système judiciaire tant de fois, mon geste aurait pu davantage justifier son besoin de m'éliminer. Alors je ne l'ai pas fait et je me suis préparé pour le pire, ce pire qui n'est jamais survenu, en fin de compte.

Quand doit-on agir et quand devons-nous attendre ? La réponse n'existe pas, en fait, toute faite à l'avance. Je crois que chaque situation mérite l'évaluation de notre jugement posé, calme et réfléchi et ce au mieux de notre jugement.

Mais ce n'est pas toujours facile de bien évaluer la dangerosité d'une personne et cela, nous ne pouvons qu'en convenir.
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MessageSujet: Re: Émission Enjeux «Les délires meurtriers»   Jeu 9 Nov - 0:57

Risque ÉMINENT ou ÉTAT DE FAIT. L'intéret individuelle de l'un fini la ou l'autre commence. Mais cela n'oppose pas l'intéret de l'un versus l'interet de l'autre Cela oppose l'interet de l'un versus l'integrité de l'autre. Il reste à déterminer qui est l'un et qui est l'autre.

Merci
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Hydrazine
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MessageSujet: Re: Émission Enjeux «Les délires meurtriers»   Jeu 9 Nov - 14:12

Bonjour à tous et à toutes

J'ai l'impression qu'en qualité d'homo urbanus modernus nous avons la fâcheuse habitude de perdre la perspective des choses fondamentales, ce qui a au moins l'avantage d'alimenter les discussions sur les forums.

À mon avis nous sommes à refaire le débat auquel s'est livré le vénérable Noé et sa famille en vue de créer le premier jardin zoologique flottant, et il s'avère que ce fut une réussite absolue car nous sommes encore la pour en parler.

Noé s'est sans doute dit que chaque espèce de bestiole devait être traitée pour ce qu'elle était, les prédateurs et les fauves en cage, les vipères les tarentules et les scorpions en aquarium, quant aux oiseaux il suffisait sans doute de séparer dans de grandes volières les rapaces des granivores, ensuite seulement, les enfants pourraient circuler librement et toute sécurité au travers des moutons, caresser la laine des lamas, s'amuser avec les chats et les chiens et monter les poneys question de passer le temps avant de toucher terre.

Question organisationnelle, je ne vois pas la nécessité de refaire l'histoire de la création, si certains s'interrogent toujours quant aux pistes de solutions j'aurais tendance à les inviter à faire confiance à la sagesse millénaire.

Finalement, au risque d'être taxé de réductionisme patent, pour les utopistes et ceux dont la conscience les travaille encore, je suggère de passer leurs prochaines vacances en immersion complète à Pinel ou dans un milieu carcéral à sécurité maximum. Une suggestion avant vos prochaines vacances, bardez vous de médailles de la Bonne-St-Anne et de scapulaires...

Ceci étant dit, je relève certaines questions soulevées par cet événement médiatique et ça n'a pas tellement à voir avec le comportement que je vais adopter en vertu des indications de ma conscience parce que je lui fait confiance, ça relève plutôt de l'impact sociologique de l'évennement et j'interroge la nature de la contre-réaction, (devrais-je dire la quasi absence de contre-réaction) à ce propos Dendor s'est déjà exprimé sur la question, mais je ne crois pas que le sujet soit épuisé bien au contraire.

Je me propose de revenir dans un autre post avec les questions précises qui m'interpellent, je vous invites à proposer aussi les vôtres, je crois qu'une telle démarche serait utile afin de poursuivre cette discussion, ou ouvrir d'autres sujets de discussions quelque part sur le Forum droits en santé mentale.

Concernant l'idée de Jean-Luc d'un sondage, je suis parfaitemant d'accord en autant que vous me promettez la main sur la Sainte Bible, d'invitez vos amis à s'enregistrer et participer au Forum afin de constituer un contingentement de voteurs.

Merci
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Cordialement vôtre
L'Administration du Forum


Dernière édition par le Jeu 9 Nov - 15:17, édité 2 fois
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PUNKER
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MessageSujet: Re: Émission Enjeux «Les délires meurtriers»   Jeu 9 Nov - 15:07

Je me demande qui perd le plus de vue la perspective des choses fondamentale, Hydrazine.

Perso, je vous donne l'autorisation de m'enfermer si je représente un réel danger pour les autres et ce avant que je commette l'irréparable, de préférence, quitte à ce que ce soit à Pinel. N'empêche que j'aurai des droits même si je suis enfermé contre mon gré et même si j'ai commis l'irréparable et par chance, je pourrai faire appel à un groupe de défense de droits pour les personnes dans ma situation qui, je souhaite, pourront m'aider. Je crois que tu t'éloignes toi-même ici, Hydrazine, des questions fondamentales. Pas nécessaire de remonter à Noé (si il a vraiment existé, soit dit en passant) pour savoir ce que nous devons faire avec des personnes dangereuses. Départager, tu connais ?

Peut-on exiger auprès des responsables de l'émission Enjeux un contre-reportage qui permettrait d'exposer la réalité sur les délires non-meurtriers, sur les personnes vivant un problème de santé mentale mais n'étant pas dangereuses ni pour elles-mêmes, ni pour autrui ? Peut-on exposer plus de reportages sur les abus de droits dans le domaine de la santé mentale ?

Peut-on démontrer que la médication n'est pas toujours la solution à tous les problèmes, peut-on faire en sorte de prouver que des personnes s'en sortent, que des personnes subissent toujours des mauvais traitements en psychiatrie, que le rôle de la défense de droits pour ces personnes est de décrier les abus de droits vécus entre quatre murs et parfois même, en dehors des murs, de décrier les préjugés que ce type d'émission répand par la bande en ne faisant pas état de l'étendue complète de la situation ?

En d'autres mots, maintenant que l'émission "Les délires meurtriers" a été questionnée et décriée à raison, peut-on avancer sur des pistes de solutions pour étayer l'autre réalité, pour réajuster le débat, pour démontrer à la société que ces exceptions ne confirment heureusement pas la règle ?

Es-tu en train d'affirmer, Hydrazine, de par ton post, que les personnes dangeureuses doivent être laissées en liberté parce que des instituts comme Pinel ne sont pas adéquats pour ces personnes ?Est-ce ça la solution ? Sinon, quelle est ta solution, que proposes-tu ?

Utopiste, moi ? Peut-être, je suis un rêveur de nature. Je rêve de justice et d'équité, et pas juste pour les personnes qui, comme moi, vivent ou ont vécu un problème de santé mentale, mais pour toute personne, SANS EXCEPTION, et également pour les personnes dangereuses pour elles-mêmes ou pour autrui car je crois que le mandat de la défense de droits en ce domaine doit correspondre à l'ensemble COMPLET de ces personnes.

Serais-tu accroché à tes propres stigmates, Hydrazine ? Je t'invite à t'en débarasser car ton point de vue ici ne me semble pas très épuré !
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Dendor
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MessageSujet: Re: Émission Enjeux «Les délires meurtriers»   Ven 17 Nov - 23:38

Encore une fois ce soir ils viennent d'associer violence et santé mentale. Il suffit que quelqu'un profère des menaces de violences pour qu'il soit considéré comme ayant un problème de santé mental? Ca sert bien quand même, ca évite de condamner quelqu'un et de l'enfermer avant qu'il n'ait commis des actes. Ca permet des arestation préventive à la Bush. C'est un crime ou pas de proférer des mennaces de mort?
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Émission Enjeux «Les délires meurtriers»

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